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Participation politique des femmes

LEADERSHIP FEMININ ET PARTICIPATION POLITIQUE DES FEMMES

Le leadership féminin peut se définir comme étant la capacité d’une femme à mener ou conduire d’autres femmes ou des organisations de femmes dans le but d’atteindre certains objectifs. Une femme leader c’est une femme capable de guider, d’influencer et d’inspirer d’autres femmes.

 Pour ce qui est de la participation politique des femmes, elle peut se définir comme étant l’implication de celles-ci à la prise de décision dans toutes les sphères de la vie publique. Au Cameroun, les règles fondamentaux de tous les citoyens sont respectés. Cependant, le taux de participation des femmes à la vie politique reste très restreint. En effet, la faible participation des femmes à la vie politique reste un problème préoccupant pour les pouvoirs publiques et le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille.

 Les femmes malgré leurs compétences, leur implication et le poids démographique qu’elles représentent peinent à occuper les postes de responsabilité et de décision au sein des partis politiques. Elles sont réduites à des postes dits mineures et leur rôle se limite à haranguer les foules lors des rassemblements et des meeting.

Les causes de cette faible implication des femmes découlent du fait que les femmes militantes des partis politiques ne maitrisent pas leurs droits politiques.

Les droits politiques sont des droits qui permettent à l’individu, en dehors de la famille, de participer à l’exercice du pouvoir en tant que citoyen à part entière. Il s’agit du :

  • droit de voter ;
  • droit d’être candidat (e) ou électeur/électrice ;
  • droit de créer, d’adhérer librement à un parti politique et d’être membre d’un parti politique ;
  • droit d’avoir une nationalité ;
  • droit de participer aux affaires publiques ;
  • droit d’accéder, de se maintenir et d’être promu à la fonction publique.
  1. Droit de voter

Le droit de voter des femmes dans notre pays est reconnu par la constitution camerounaise et par le code électoral.

  1. 2. Droit d’être candidat (e) ou électeur/électrice

Le président de la République a signé une décision pour contraindre les partis politiques à réserver un quota de 30% aux candidatures féminines. Selon le code électoral les femmes ont le droit d’être électrice.

 Cette disposition a permis d’obtenir aux dernières élections sénatoriales du 25 mars 2018, dans notre pays, les résultats ci-après :

- 22 femmes élus sur 70 élus ;

- 4 femmes nommées par le Président de la République sur les 30.

  1. Droit de créer, d’adhérer librement à un parti politique et d’être membre d’un parti politique

Au Cameroun, les femmes sont de plus en plus nombreuses à être élus présidentes des partis politiques, lors des dernières élections présidentielles, plusieurs femmes ont été désignées candidates par leurs partis politiques. Les femmes militent en qualité et en quantité au sein des partis politiques. et cela se matérialisent à travers l’acquittement des droits d’adhésion et le paiement des cartes de membres.

  1. Droit d’avoir une nationalité

Le droit à la nationalité fait partie des droits civils liés à la vie professionnelle de l’individu en ce qui concerne sa famille et ses biens. Ce droit implique la participation effective des femmes à toutes les étapes de la mise en œuvre des grands projets de construction de la nation.

  1. Droit de participer aux affaires publiques

Le Gouvernement du Cameroun à travers le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille promeut la participation des femmes aux affaires publiques. En effet, dans son souci de permettre à la gente féminine de s’approprier la science politique, le MINPROFF, en collaboration avec les partenaires aux développement, a élaboré en 2012, un Manuel de formation politique des femmes.

Ce manuel de formation politique constitue un véritable outil didactique et méthodologique destiné à apporter des informations pratiques sur les différents aspects et processus du jeu politique, il avait pour objectif de fournir suffisamment d’outils aux femmes, à l’effet pour elles d’envisager avec efficacité des projets politiques et accroitre leur participation aux futures échéances électorales dans notre pays.

En outre en 2017, dix sessions de café-genre ont été organisée sur l’ensemble du territoire camerounais. Ce concept visaient à recueillir les entraves à la participation politique des femmes et suggérer des propositions de solutions.

 Toutes ces actions ont pour objectifs de permettre aux femmes camerounaises de contribuer chacune dans son domaine de compétence à la construction, au développement et à l’émergence du pays à l’horizon 2035. Cet accompagnement des pouvoirs publics a permis que l’on retrouve les femmes à des niveaux stratégiques de prise de décision et ceci dans le domaine politique, social, culturel et économique.

  1. Droit d’accéder, de se maintenir et d’être promu à la fonction publique

Le droit d’accéder, de se maintenir et d’être promu à la fonction publique, affirme la volonté de respecter la dignité et la liberté réservée à tous les individus à participer à l’élaboration des choix politiques, à la vie publique et aux fonctionnement des institutions de la République. Ces droits constituent les principes de justice sociale prônée par le Président de la République. Cette volonté politique permet à toutes les femmes camerounaises d’exercer leurs droits citoyens sans discrimination de sexe.

Il faut relever que les avancées significatives en matière de promotion des femmes aux postes de responsabilité sont significatives. Confère troisième édition palmarès genre 2017.

Toutefois, ces chiffres sont perfectibles et l’objectif poursuivi est d’atteindre les normes internationales à savoir la parité selon l’initiative 50/50 d’ONU-Femmes. Les obstacles à l’atteinte de cet objectif restent les facteurs socio culturels, les préjugés, le regard désobligeant des hommes, les pesanteurs traditionnelles, le tribalisme, les peaux de banane, les barrières psychologiques, le manque de moyen, l’insuffisance de formation et d’information politique des femmes, le masochisme de certains hommes, le manque de solidarité entre les femmes.

Ces entraves empêchent les femmes de s’épanouir sur le plan politique, de profiter pleinement des actions et des mesures institutionnelles prises par le Gouvernement. Ces obstacles réduisent considérablement les capacités et potentialités des femmes à jouer pleinement le rôle d’acteurs majeurs de la  scène politique et publique nationale.

Dans la perspective d’inverser la tendance, le Gouvernement a entrepris, dans l’exercice de ses missions régaliennes, un travail de renforcement des capacités politiques des femmes dont le but est d’élever la conscience politique de cette catégorie sociale et de lui donner les outils dont elle a besoin pour participer, avec les mêmes chances de succès que les hommes, à la vie politique et à la prise des décisions.

Nous pouvons dire pour conclure que, les femmes doivent prendre leur destin en main. Elles doivent être innovantes, créatives, solidaires et courageuses. Elles doivent cesser de jouer les accompagnatrices, les second rôles et proposer les projets novateurs, révolutionnaires et constructifs.

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