[:fr]

La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

[:]

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

[:fr]

La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

[:]

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Louves MINPROFF malgré les soubresauts de la pandémie du Corona virus, devra désormais assumer sa couronne à la Confédération Africaine de Football (CAF).

Pendant plusieurs années, le football féminin était classé parmi les branches sportives les moins connues au Cameroun. Mais quelques équipes, à l’instar de Louves Minproff,  se sont démarquées et ont hissé haut cette catégorie sportive. Il s’agit également de la femme révélée dans une autre dimension. Parmi des équipes telles que Amazones/Fap, Eclairs de Sa’a, Caïmans de Douala, Canon Sportif … par exemple, Louves Minproff a su grâce à sa technique et son endurance braver les obstacles. Entre les clichés et la nature elle-même relative ayant parfois trait aux maternités, il a fallu tenir bon. Aussi l’équipe encadrée sur le plan technique par Kpoumié Mvou Oudou, Peter Williams Saague, et Valentine Nguele, met-elle un accent particulier sur l’entraînement régulier : 5 à 6 jours/ 7 voire 7 jrs/7. Grâce à ces efforts consentis Louves Minproff a mené le peloton des championnats en raflant toutes les coupes d’année en année depuis une dizaine d’année: la coupe du Cameroun et la coupe de la femme. Malgré  l’interruption du championnat due à la pandémie de la Covid-19 en mars 2020, l’équipe étais a la tète du classement et a conservé son titre de championne du Cameroun au cours de la dernière saison. Elle compte tout de même quelques départs pour des clubs européens de Meyong Menene Charlène, Abena Ninon Thérèse, Zouwaratou Moussa, Dabda Claudia pour ne citer que celles-là, mais le Club compte aussi de nouvelles recrues.  Le nouveau rayonnement vient de la création  de la Ligue Africaine de Football (LAF) par la Confédération Africaine de Football (CAF) en 2020. En prenant effet dès 2021, la LAF confère  à « Louves MINPROFF » d’être de dignes représentantes du Cameroun dans cette prestigieuse compétition africaine. Elles sont  déjà en pleine préparation de la saison  2020-2021  qui  débutera sous réserve de l’évolution de la situation de la Covid-19, dès le 14 Novembre prochain.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Atelier Régional de formation des Pairs Educateurs à la culture de la paix, la lutte contre l’intolérance, le vivre ensemble et la  prévention de la Covid-19

C’est dans le cadre du partenariat entre le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité de sexe et l’Autonomisation des Femmes, Onu Femmes, qu’une formation a été initiée du 14 au 15 octobre 2020, en vue de renforcer la cohésion sociale au Cameroun et se protéger du coronavirus. L’initiative prise par la Délégation Régionale de la Promotion de la Femme et de la Famille pour l’Extrême Nord, portée par monsieur Mahamat Sali, a ainsi réuni des pairs éducateurs des arrondissements de Maroua I, II, III, Bogo et Gazawa, qui se sont dans un premier temps attelés à évaluer la situation sanitaire et socio-économique marquée par la pandémie de la Covid-19, et une cohésion sociale heurtée par des crises multiples. Par ailleurs, pour contribuer à l’épanouissement des populations, un plan d’action a été élaboré par chaque commune sur la base des travaux effectués (exposés) pendant ces deux jours. Les trois exposés ont de ce fait porté sur : les techniques et outils d’information, éducation et communication (IEC), la communication pour le changement (C4D) et le plaidoyer ; les manifestations du coronavirus et ses conséquences ; la culture de la paix, la lutte contre l’intolérance et le vivre ensemble.

Pour le premier exposé présenté par monsieur Soulaimanou Moussa, un plaidoyer fondé sur des faits concrets en constitue la résolution pour une meilleure mobilisation sociale, qui passe par un changement de comportement individuel et un changement social positif et mesurable. Le second exposé présenté par le Directeur du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Maroua, monsieur Paul Yewouabe a relevé la nécessité de continuer la sensibilisation sur le danger que représente le coronavirus, avec un accent mis sur le respect des mesures barrières. Quant au troisième présenté par le premier intervenant, si la consolidation de la paix reste une affaire de tous, le principe de tolérance en est le levier principal. Aussi fera-t-il remarquer que, face aux conflits et crises sociopolitiques, le meilleur recours est le dialogue, la concertation et la négociation. Tout comme les communautés ici, l’école prise comme spécificité est présentée à la base comme un espace de dialogue entre les membres de l’administration, enseignants et élèves. Il faut donc prévenir la violence au sein des établissements scolaires, renforcer et promouvoir la cohésion au sein des familles et des communautés, assurer le bien-être sanitaire des populations des communes, afin d’éradiquer ou tout au moins freiner l’évolution de la Covid-19, par la sensibilisation tout azimuts dans les lieux publics (marchés, mosquées…).

Cependant, bien que beaucoup reste encore à faire, l’on peut noter avec grande satisfaction le travail déjà effectué sur le terrain. Au sein des communes 90 %des ménages sont sensibilisés sur la culture de la paix au travers des causeries éducatives et autres formations ; 3000 familles sont édifiées sur la lutte contre l’intolérance afin de promouvoir le dialogue au sein des communautés ; 5000 familles sont sensibilisées sur la cohésion sociale et le vivre ensemble au travers du théâtre, le forum, les causeries éducatives et la sensibilisation de masse. L’appel souvent lancé par le MINPROFF  de se soutenir a trouvé satisfaction car les participants ont relevé  la nécessité d’impliquer plusieurs acteurs dont les ambassadeurs de paix, les pairs éducateurs, les chefs d’établissements, les APEE, les leaders traditionnels et religieux.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

« Quelles opportunités pour l’autonomisation des femmes et des filles vivant en milieu rural en période de crise sanitaire due au Coronavirus »

Délocalisée cette année 2020 dans le département du Nyong et So’o et dans la localité de Ngat-Bane précisément, la Journée Mondiale de la Femme Rurale s’est célébrée le 15 octobre sous le signe de la sensibilisation pour la lutte contre la Covid-19, et l’engagement des femmes à s’autogérer au travers de l’entrepreneuriat.

L’année précédente à Endom et cette année à Ngat-Bane, le label reste le même : sortir la femme de la dépendance et de la précarité, d’où le thème évocateur ci-dessus. Aussi, les femmes du Nyong et So’o, organisées en réseaux d’associations et en Groupes Intercommunautaires (GIC), accompagnées des élites de la région, se sont-elles investies pour présenter leur savoir-faire, et exprimer leurs doléances au gouvernement ici représenté par la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Les réalisations des femmes et des filles à Mbalmayo, Avebe et Mengueme ont marqué les esprits. Une usine de production et de transformation du manioc, production d’amidon de manioc destiné aux industries alimentaire, pharmaceutique, textile… regroupant plusieurs associations partenaires, encourage l’initiative féminine dans le domaine de l’agro-pastoral. Il s’agit de l’Organisation pour le Développement des Femmes (ODEFCOM) et des Communautés-Société Coopérative de Producteurs de Manioc (SCOOPMAN-COOPCA). Les produits issus des champs, en l’occurrence le manioc (à Mbalmayo), et d’autres cultures telles que du plantain, des avocatiers, des papayers, des légumes… (à Avebe et à Mengueme) constituent l’essentiel de la survie des familles, et de l’économie de la zone, avec une marge écoulée dans la Sous-région. D’autres pôles d’exploitation existent dans la zone avec l’appui du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille qui, à travers sa Délégation et d’autres administrations, soutiennent les femmes par la sensibilisation et d’autres formations. Le contexte étant marqué par la Covid-19, les femmes ont été formées dans la fabrication du savon, du gel hydro alcoolique, du javel, la confection des masques etc… Au travers des causeries éducatives, elles ont encore été sensibilisées sur la dangerosité du fléau, et la nécessité de respecter les mesures barrières tel qu’instruit par le Chef de l’Etat, son excellence Paul Biya. Aussi, les femmes ont-elles, à travers une foire-exposition, présenté les produits de leurs plantations et d’autres issus des formations reçues. Ce qui dénote leur volonté ardente à s’autonomiser.

Madame Rosalie Atangana, présidente de la CAFEM (Concertation des Associations des Femmes), s’exprimant au nom de toutes les femmes, a présenté leurs doléances qui portaient sur l’amélioration de leurs conditions de vie et l’aide à l’entrepreneuriat. Y faisant suite, la MINPROFF a donné la réponse du gouvernement qui se veut progressive mais pérenne. A cet effet, Madame Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse, qu’accompagnaient les responsables et les représentants du Ministère des Affaires Sociales (MINAS), du Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA), le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT), l’IRAD, ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour les Populations (UNFPA), le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC)…, a procédé à la remise du matériel agricole aux groupes de femmes. Ces dernières ont entre autres  reçu : des moulins à écraser, des mini-poulaillers, des brouettes, des machettes, des houes, des pelleteuses, des intrants agricoles, des sacs de riz…  Les femmes du Nyong et So’o ont ainsi saisi l’occasion pour dire « merci » aux autorités présentes et au gouvernement entier. Par la bouche de la matriarche madame veuve Okala Ndi (92ans) et à travers un poème encensant la femme, les femmes ont émis le souhait de revoir le MINPROFF et tous ses partenaires à Ngat aux prochaines occasions.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

« Crises humanitaires et défis de protection de la fille »

C’est sous ce thème qu’ont porté le bilan et la réflexion sur la situation de la fille au Cameroun le 11 octobre 2020. Dans  son rapport sur la situation de l’enfant à travers le monde en 2018, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) indique que 132 millions de filles âgées de 6 à 17 ans sont encore privées d’école ; 63% des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes ; 1 fille sur 4 ne va pas à l’école dans les pays en développement ; 64 millions de filles sont astreintes au travail forcé ; 12 millions de filles sont mariées de force chaque année avant l’âge de 18 ans, soit près de 33 000 filles par jour ; près de 120 millions de filles (soit 1 fille sur 10 de moins de 20 ans) ont été confrontées à la violence sexuelle. Quant aux organisations de défense des droits de la fille en particulier, elles pensent qu’au Cameroun, les violences sur les enfants connaissent une forte recrudescence. L’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF) estime à 90%, les violences subies par les filles dans le cercle familial, amical ou par des proches.

Ce constat amer justifie l’institution de cette journée qui amène à porter le 11 octobre de chaque année, un regard critique sur les abus et discriminations subies par les filles. En effet, le 19 décembre 2011 l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la Résolution 66/170 institue la Journée Internationale de la Fille le 11 octobre. Il s’agit de reconnaître les droits des filles en dénonçant les discriminations et atrocités auxquelles elles font face. Pris en exemple, de nombreuses familles sont victimes des exactions de la secte Boko Haram dans l’Extrême-Nord, laquelle secte utilise les filles comme des bombes humaines (kamikazes). Nombreuses sont également les filles  victimes de la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où elles sont privées d’éducation. De plus, la pandémie du corona virus est venue aggraver la situation, avec la fermeture des écoles et autres lieux de cultes et de divertissement. Ce qui a donné lieu à un autre type d’abus et de trafic, des violences sexuelles et des grossesses indésirées, au point où l’on parle même de « bébés Covid-19 ». Aussi, promouvoir leur autonomisation et le respect de leurs droits humains passe-t-il par des formations et surtout la sensibilisation des familles, des communautés et des filles elles-mêmes en matière de santé (hygiène menstruelle, lutte contre le VIH Sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles…).

Dans un discours du 12 octobre 2020, marquant l’engagement du gouvernement camerounais en faveur de l’épanouissement de la fille, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, madame Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse relève que les phases de développement de l’enfant indiquent clairement que l’adolescence est la période la plus délicate et critique dans la vie de la fille en particulier. Compte tenu de sa vulnérabilité, il apparaît nécessaire et urgent de porter une attention soutenue pour un devenir responsable et productif dans la chaîne de développement du pays. L’agenda 2030 des Nations Unies prescrit à travers l’objectif de Développement Durable N°5 de parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles. L’autonomisation des adolescentes constitue la clé pour rompre le cycle de discrimination et de toute violence subie par elles. Ceci appelle donc l’implication de tous, le soutien et l’engagement constant des parents, des tuteurs, des autorités et responsables traditionnels et religieux, des familles, des éducateurs, sans omettre  des garçons et des hommes. Il s’agit de revisiter les façons  de faire et d’être en vue de l’amélioration de la situation des filles, futures épouses mères et agents de développement.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Une initiative conjointe du MINPROFF et de l'UNFPA, pour la sensibilisation et la protection contre la Covid-19

 

C'est à la faveur d’un atelier de deux jours tenu du 22 au 23 septembre 2020, que le projet a été lancé par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et le Fonds des Nations Unis pour la Population (UNFPA). Les responsables des deux institutions, Madame Abena Onda née Obama Marie Thérèse, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille et Madame Siti Batoul Oussein, Représentante Résidente de l'UNFPA, se sont accordées sur le fait que les femmes Bayam Sellam sont les plus exposées à la Covid-19, du fait de leur activité qui les obligent au contact quasi permanent avec les autres revendeuses et leur clientèle. Bien que la promiscuité et les intempéries ne favorisant pas toujours le port du masque et le respect strict des mesures barrières, le projet mis en place vise à les sensibiliser et à les outiller sur le danger que représente la pandémie du coronavirus.  Un autre aspect relevé a été l’urgente nécessité de se sentir responsable de sa propre santé et de celle des autres, en appliquant les mesures barrières rappelées à tous par le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Ce projet de sensibilisation des femmes Bayam Sellam cible essentiellement les revendeuses des villes de Yaoundé et Douala. Un projet qui vise non seulement leur protection face aux risques de contamination à la Covid-19, mais aussi la promotion de l’accès aux services de la planification familiale, de la santé sexuelle et reproductive, ainsi que de la lutte contre les violences basées sur le genre. Pour Madame Marie Mbala Biloa, présidente de l’association des Bayam Sellam du Cameroun (ASBY), la Covid-19 est un monstre invisible, un ennemi qui a ruiné le petit fonds de commerce de plusieurs centaines de milliers de femmes sur les 3 millions de membres qu’elle compte sur l’ensemble du territoire national. Aussi, après avoir remercié le MINPROFF et l'UNFPA, a-t-elle souhaité que d’autres initiatives de soutien à l’endroit des Bayam Sellam soient de nouveau effectuées.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

C’est dans la matinée du 17 septembre 2020, aux alentours de 08 heures que débuta au bâtiment annexe du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), la cérémonie de rétrocession du matériel de production des masques lavable de fabrication artisanale et du savon au profit des Centres de promotions de la Femme et de la Famille (CPFF) dans les villes de MBALMAYO , POUMA , EDEA et KRIBI.

Présent à cette cérémonie, étaient Son Excellence M. Richard Bale, Haut-Commissaire du Canada au Cameroun, M. le Représentant de CUSO INTERNATIONAL, AWOUNKEU François,  le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Mme. Marie Thérèse ABENA ONDOA accompagnée de sa suite.

Ladite cérémonie s’est ouverte avec un mot  du partenaire CUSO INTERNATIONAL, suivie du propos de circonstance de Monsieur le Haut-Commissaire du Canada au Cameroun et d’une allocution de Madame la Ministre, qui s’est étendue notamment  sur le fait de la contribution sociale des femmes suivant les effets néfastes de la pandémie  COVID-19, tout en exprimant sa profonde gratitude pour l’initiative entamée par ses partenaires pour la remise de ce matériel. Ce matériel est constitué de: 12 machines de production des masques (industriel et manuel), 03 machines à coudre, 04 kits de production des masques contenant des tissus homologués et du matériel de couture pour une production de départ de 200 masques par CPFF, 04 kits de production de savon liquide pour une production moyenne de 10 litres de savon et avec un don de contenance choisie selon les préférences de chaque CPFF. Il faut dire que, l’activité de ce jour, participe à la stratégie du Gouvernement pour la transformation des CPFF en véritables incubateurs pour l’économie des familles à travers le renforcement de leur savoir-faire et savoir-être et partant, une participation plus perceptibles au développement des communautés.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

On   Saturday, the 29th of August 2020, the Junior Parliamentarians of Cameroon for the United Nations took an Oath of Service at the Yaoundé
Congres Center. There were more than 200 in number. These young Cameroon come from all the 10 regions of Cameroon, is made up of
Diplomats, Deputies, Ambassadors and Junior Senators. The main objective of the association is to popularize and promote the
implementation of the 17 Sustainable Development Goals.
On the area of gender equality, it is very important highlighting here that according to the Executive Bureau 2020-2021, there 102 female
Junior Parliamentarians out of a total of 217. In detail, there are 26 female Junior Senators out of 63, 92 female parliamentarians out of
44, 05 Diplomats out 05, 15 Ambassadors out 45 and 12 Miss United Nations who are all female.

During this oath taking ceremony, the representative of the Ministry of Women’s Empowerment and the Family, Mrs KENDEMEH Vivian Joy, Sub
Director for the Promotion of Gender, made an elaborate presentations of the Sustainable Development Goal number 5 which is on Gender
Equality SDG 5. The objective of the presentation was to increase the understanding of the Junior parliamentarians on the SDG 5 and the
structures of inequality and the relative position of men and women in the society, raise their awareness of gender issues and lastly show
the link between gender equality and women’s empowerment.