Coronavirus: Ensemble, avec civisme, courage et responsabilité, barrons la voie à la propagation du coronavirus. Suivons scrupuleusement les prescriptions du Gouvernement et de l'OMS. Paul Biya Disponible sur notre site, le Communiqué relatif aux très hautes instructions de Monsieur le Président de la République sur les modalités d'application des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus au Cameroun

LUTTE CONTRE LA PROPAGATION DU COVID-19 : LE MINPROFF S'OUTILLE

LUTTE CONTRE LA PROPAGATION DU COVID-19 : LE MINPROFF S'OUTILLE

LUTTE CONTRE LA PROPAGATION DU COVID-19 : LE MINPROFF S’OUTILLE

Dans le cadre de la riposte du Gouvernement  à la propagation du COVID-19 dans la ville de Douala, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille y a organisé, le vendredi 3 avril 2020, avec l’appui financier de l’UNICEF, une session de formation à l’intention des pairs-éducateurs religieux des différentes confessions religieuses de ladite ville. Cette formation avait pour objectif de donner aux pairs-éducateurs, des informations nécessaires sur le COVID-19 en vue d’une saine sensibilisation au sein de leurs familles et communautés respectives.

La délégation des facilitateurs partie de Yaoundé était composée ainsi qu’il suit

Pour les administrations publiques :

  • le MINPROFF ;
  • le MINSANTE.

Représentants des confessions religieuses

  • le Président National de l’ADEC ;
  • la Conférence Episcopale Nationale ;
  • le Conseil Supérieur Islamique.

La formation a ciblé cinquante pairs éducateurs du milieu religieux, répartis en deux groupes dans le but de respecter la distanciation sociale prescrite par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ainsi, le premier groupe a été entretenu de 9heures à 13h, et le deuxième, de 14h à 17 heures.

Après la phase protocolaire d’ouverture des travaux, deux importants exposés ont été développés à l’intention des participants. Dans un premier temps, le Dr NGO TONYE en service à la Direction de la Promotion  Santé au MINSANTE a exposé sur : Generalités sur le COVID-19. L’intervenante a entretenu les participants sur :

  • l’origine du COVID-19 ;
  • la nature du virus ;
  • les modes de contamination ;
  • les notions de ‘’mise en quarantaine’’ et ‘’confinement’’ ;
  • la gestion du stress, de la peur et de la panique ;
  • l’encadrement des enfants pendant le confinement ;
  • la stigmatisation des victimes du COVID-19 et même du personnel de santé ;
  • les mesures prises par le gouvernement pour barrer la voie à la propagation du virus.

Le deuxième exposé, développé par Madame ISSOLA Andrée Gaëlle, Communicatrice en service à la Direction de la Promotion de la Santé au MINSANTE  a porté sur la communication de risque.

L’objectif de cette communication était d’amener les participants à abandonner certaines pratiques et changer de comportements. Elle visait également à convaincre les citoyens qui doutent encore de l’existence de la pandémie. Pour ce faire, l’oratrice est revenue sur les outils préalables de la communication que sont : l’émetteur, le destinataire, le code, le message.

Pa la suite, il fallait répondre à la question ‘’pourquoi communiquer ?’’. Il faut communiquer pour donner la bonne information et rassurer le public accroché beaucoup plus sur les réseaux sociaux qui diffusent des messages apocalyptiques et non vérifiés, toute chose qui en rajoute à la psychose qui meurtrit la population. C’est la raison pour laquelle, a-t-elle poursuivi, le Chef de l’Etat a instruit qu’un point de la situation soit fait chaque jour à 18heures  par les responsables en charge de la santé publique. Ce point vise à communiquer sur l’évolution de la situation et sur les mesures de riposte du Gouvernement.

Les qualités d’une bonne communication ont également été évoquées. Il s’agit de la transparence et de la pro activité afin de barrer la voie à la désinformation. Il a été recommandé aux pairs-éducateurs de ne relayer que l’information officielle mise à disposition par les pouvoirs publics.

L’intervenante a, exemple à l’appui, expliqué  aux pairs-éducateurs comment aborder la question au sein des communautés, comment amener les familles qui cachent leurs malades à les référer vers les formations sanitaires ainsi que les risques liés à cette pratique tant pour les familles que pour la victime dont le corps, en cas de décès, ne sera pas remis à la famille pour l’organisation des obsèques conformément à nos us et coutumes. Cette mise au point a permis de dissiper le débat qui a cours au sein des communautés qui disent n’avoir pas encore vu un seul corps d’une victime du COVID-19, d’où leur doute sur l’existence réelle de la maladie.

La deuxième partie de la communication était axée sur l’engagement communautaire. C’est le processus par lequel les acteurs communautaires construisent un mécanisme d’intervention face à un défi. A ce propos, les participants ont été invités à combattre la rumeur. Pour ce faire, il faut vite communiquer. Mais si la rumeur venait à prendre l’avance sur la bonne information, il convient de vite la dissiper en utilisant le même canal par lequel elle a été distillée.

Après les communications en plénières, les  participants ont eu l’occasion, dans le cadre des échanges de poser toutes  leurs question. Elles ont porté entre autres sur ont porté entre autres sur :

  • l’utilisation des masques : tous les maques ne protègent pas contre le virus car n’étant pas équipés de technologie filtrante. D’autres sont même dangereux pour la santé ;
  • l’utilisation des gangs dont le maniement requiert beaucoup de délicatesse ;
  • l’usage des thermo-flash : toute température élevée n’est pas synonyme de COVID-19 ;
  • la guerre des chiffres entre les médias classiques et les réseaux sociaux ;
  • les qualités d’un gel hydroalcoolique ;
  • la lutte contre la psychose.

A l’issue des travaux, les participants ont  proposé :

  • d’accélérer la sensibilisation à travers les radios communautaires ;
  • d’étendre ces sessions de formation des pairs éducateurs à d’autres départements de la Région ;
  • d’apporter des appuis logistiques de prévention aux différentes congrégations (bonbonnes, chlore, savon…) ;
  • délivrer des certificats de participation aux pairs éducateurs et leur produire des badges qui leur serviront de’’ laissez-passer’’ au sein des communautés dans le cadre de leurs descentes de sensibilisation ;
  • renforcer le dialogue interreligieux.

Il convient d’indiquer que des sessions similaires ont également été organisées à Yaoundé et à Bafoussam.

 

MINPROFF

Close