Formation des Pairs Educateurs

Atelier Régional de formation des Pairs Educateurs à la culture de la paix, la lutte contre l’intolérance, le vivre ensemble et la  prévention de la Covid-19

C’est dans le cadre du partenariat entre le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité de sexe et l’Autonomisation des Femmes, Onu Femmes, qu’une formation a été initiée du 14 au 15 octobre 2020, en vue de renforcer la cohésion sociale au Cameroun et se protéger du coronavirus. L’initiative prise par la Délégation Régionale de la Promotion de la Femme et de la Famille pour l’Extrême Nord, portée par monsieur Mahamat Sali, a ainsi réuni des pairs éducateurs des arrondissements de Maroua I, II, III, Bogo et Gazawa, qui se sont dans un premier temps attelés à évaluer la situation sanitaire et socio-économique marquée par la pandémie de la Covid-19, et une cohésion sociale heurtée par des crises multiples. Par ailleurs, pour contribuer à l’épanouissement des populations, un plan d’action a été élaboré par chaque commune sur la base des travaux effectués (exposés) pendant ces deux jours. Les trois exposés ont de ce fait porté sur : les techniques et outils d’information, éducation et communication (IEC), la communication pour le changement (C4D) et le plaidoyer ; les manifestations du coronavirus et ses conséquences ; la culture de la paix, la lutte contre l’intolérance et le vivre ensemble.

Pour le premier exposé présenté par monsieur Soulaimanou Moussa, un plaidoyer fondé sur des faits concrets en constitue la résolution pour une meilleure mobilisation sociale, qui passe par un changement de comportement individuel et un changement social positif et mesurable. Le second exposé présenté par le Directeur du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Maroua, monsieur Paul Yewouabe a relevé la nécessité de continuer la sensibilisation sur le danger que représente le coronavirus, avec un accent mis sur le respect des mesures barrières. Quant au troisième présenté par le premier intervenant, si la consolidation de la paix reste une affaire de tous, le principe de tolérance en est le levier principal. Aussi fera-t-il remarquer que, face aux conflits et crises sociopolitiques, le meilleur recours est le dialogue, la concertation et la négociation. Tout comme les communautés ici, l’école prise comme spécificité est présentée à la base comme un espace de dialogue entre les membres de l’administration, enseignants et élèves. Il faut donc prévenir la violence au sein des établissements scolaires, renforcer et promouvoir la cohésion au sein des familles et des communautés, assurer le bien-être sanitaire des populations des communes, afin d’éradiquer ou tout au moins freiner l’évolution de la Covid-19, par la sensibilisation tout azimuts dans les lieux publics (marchés, mosquées…).

Cependant, bien que beaucoup reste encore à faire, l’on peut noter avec grande satisfaction le travail déjà effectué sur le terrain. Au sein des communes 90 %des ménages sont sensibilisés sur la culture de la paix au travers des causeries éducatives et autres formations ; 3000 familles sont édifiées sur la lutte contre l’intolérance afin de promouvoir le dialogue au sein des communautés ; 5000 familles sont sensibilisées sur la cohésion sociale et le vivre ensemble au travers du théâtre, le forum, les causeries éducatives et la sensibilisation de masse. L’appel souvent lancé par le MINPROFF  de se soutenir a trouvé satisfaction car les participants ont relevé  la nécessité d’impliquer plusieurs acteurs dont les ambassadeurs de paix, les pairs éducateurs, les chefs d’établissements, les APEE, les leaders traditionnels et religieux.