Encadrement de la petite enfance

Encadrement de la petite enfance

Encadrement de la petite enfance

Les Crèches et haltes garderies rejoignent la famille

Un décret du Premier Ministre, Chef du Gouvernement signé le 19 janvier 2017 fixant les modalités d’ouverture, d’organisation et de fonctionnement des crèches et haltes-garderies place ces institutions de soutien à la famille sous la tutelle du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Rares hier, les crèches et autres haltes-garderies, structures d’encadrement de la petite enfance foisonnent dans les différentes villes du Cameroun notamment dans les agglomérations urbaines. Il est difficile de faire un kilomètre sans apercevoir une plaque indiquant ces ‘’aide-mamans’’. Le contexte s’y prête. Dans l’optique de faire face aux charges multiples et sans cesse croissantes au sein des familles, les deux parents sont obligés d’aller chercher les moyens de subsistance et de survie de la famille. Pour ce faire, ils sortent tous de leur domicile le matin pour n’y retourner que le soir. Que deviennent alors les nouveau-nés  et les enfants qui n’ont pas encore l’âge scolaire ? Les parents sont généralement partagés entre le recrutement de baby- Sitter (Nounou) et le recours aux services des crèches et haltes garderies.

La première proposition semble de moins en moins envisageable au regard de la moralité de plus en plus douteuse de ces filles et femmes censées garder les bébés dans les domiciles. Beaucoup de récriminations à leur actif. Violences physiques, sexuelles et autres pires formes de maltraitance ainsi que des crimes leur sont reprochés. D’autres  n’hésitent pas à se servir dans les congélateurs de leurs employeurs. Pour enfoncer définitivement le clou, Facebook, Twitter et Whatsapp sont arrivés et retiennent davantage l’attention des  nounous au détriment des adorables petits incapables qui leur sont confiés. Face à cette triste réalité, les crèches et haltes garderies se positionnent comme le meilleur palliatif à  ce que l’on pourrait appeler à juste titre, la crise de nounous.

Le problème c’est que le tableau ici est tout aussi sombre. Ces structures se créent et fonctionnent pour la plupart, en marge de la réglementation. Les hommes d’affaires y ont trouvé un bon filon. Investir moins et gagner gros, tel semble être le credo  inavoué de la quasi-totalité des promoteurs des crèches et haltes garderies au Cameroun. Un cadre qui ne respecte aucune norme en matière des structures d’encadrement des tous petits.  Une même pièce de quelques mètres carrés sert à la fois d’espace de jeux, de dortoir et de restaurant. La salubrité des toilettes ou ce qui en fait office n’est pas toujours de nature à rassurer. L’effectif et la qualité des personnes qui y travaillent ne répondant toujours pas aux normes reprises. Les spécialistes comme les puéricultrices, les infirmières et autres sont rares sinon absents. C’est dans ce contexte pour le moins déplorable qu’est intervenu le décret N°2017/0039/PM du 19 janvier 2017 fixant les modalités d’ouverture, d’organisation et de fonctionnement des crèches et haltes-garderies. Ce texte place ces structures sous la tutelle du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille conformément aux dispositions de l’article 27 (in fine) du décret n° 2012/638 du 21 décembre 2012 portant organisation de ce département ministériel.

C’est la preuve s’il en était encore besoin, que les pouvoirs publics restent regardants sur l’encadrement réservé à ces tout-petits qui sont, selon la lumineuse terminologie du Président de la République lui-même, « un don de Dieu ». Le MINPROFF travaille ainsi en étroite collaboration avec les promoteurs des crèches et haltes garderies à travers le territoire national.

Les dossiers complets de demande d’ouverture sont déposés auprès des délégations régionales de la promotion de le Femme et de la Famille territorialement compétentes. Ils seront « obligatoirement » complétés par une enquête de moralité et la visite des locaux. C’est après ces étapes que l’arrêté d’ouverture et de fonctionnement  pourrait être délivré.

Le texte prévoit une échelle de sanction allant de la fermeture provisoire à la fermeture définitive de l’établissement en cas de non respect des prescriptions du décret du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Pour l’heure, le MINPROFF en est à la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des nouveaux promoteurs de crèches et haltes garderies. Quant aux détenteurs d’accord de principe d’ouverture, ils disposent d’un an pour compter de la date de signature du décret pour se conformer.

MINPROFF

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