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Violences Basées sur le Genre : Regards croisés des Institutions pour mettre fin au massacre.

C’est sous l’initiative du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et la Représentation d’ONU-Femme que l’Hôtel Djeuga Palace de Yaoundé a abrité le vendredi, 24 novembre 2017, la cérémonie de lancement de la 11e édition de la campagne mondiale « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » au Cameroun. Campagne se déroulant du 25 novembre au 10 décembre de chaque année.

« Ne laisser personne pour compte, mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles » tel est le thème qui a connu l’adhésion de plusieurs Institutions,  Organismes nationaux et internationaux. On citerait au détail le MINPROFF, des membres du Gouvernement, du corps diplomatique, le Représentant et des Responsables d’ONU-Femmes, des Organismes de la Société civile et des membres de mouvements associatifs. Outre cette adhésion on remarque que la question du genre et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans l’atteinte des objectifs de Développement Durable, restent actuelles. Chaque objectif sur le total des 17 prescrits, a une cible précise, avec pour leitmotiv : « chaque individu a le droit de vivre, sans discrimination aucune, indépendamment de ses convictions religieuses, de race, de sexe, de statut…». Implication est donc ici faite de toutes les couches sociales incluant des minorités, des populations autochtones, les femmes réfugiées et les handicapées.

VBGCependant, selon le spécialiste des programmes d’ONU-Femmes, monsieur Joseph BONAPARK NGORO, certains des facteurs augmentant le risque de subir les VBG, sont relatifs à l’âge, au niveau d’instruction, à la pauvreté ? De plus, on a pu noter que les VBG augmentent le taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile, ainsi que le taux de prévalence du VIH/SIDA chez les femmes et les filles. C’est d’ailleurs à cet effet qu’on trouve ici la justification des actions entreprises par le système des Nations Unies tant sur le plan stratégique que celui opérationnel. Le premier fait référence à la mise sur pied des programmes conjoints en matière de promotion et de protection de la femme, de la famille et des droits de l’enfant ; la création d’un groupe de travail sur les VBG ; l’élaboration de plusieurs plaidoyers, dont celui de l’adoption d’un code de la famille ; l’élaboration du 1er plan d’action national des Résolutions 1325.

Or l’appui du système des Nations Unies au Gouvernement dans la prise en charge holistique des VBG,  et en matière psycho-juridique, a permis plusieurs avancées sur le plan opérationnel. La création des call-center ouverts aux victimes des VBG ; des espaces de cohésion sociale de la femme, des Gender-desk ; la mise en œuvre des actions de vulgarisation des instruments juridiques du code pénal, et d’un système de collecte de données sur les VBG. Pour atteindre des résultats probants sur le terrain et pour plus de visibilité, on convient avec les opérationnels qu’il y’a effectivement nécessité de renforcement du mécanisme de coordination des interventions des différents acteurs du processus de lutte contre les VBG d’un côté, et de la prévention en mettant fin à l’impunité des auteurs de VBG. La situation apparait d’autant plus alarmante du regard de l’état des lieux des types de violences que subissent les femmes dans notre société, telles que déroutés dans le discours de la cérémonie d’ouverture du MINPROFF, Madame Marie Thérèse ABENA ONDOA.

D’après les statistiques de la 5ème enquête de démographie et de santé, publiées par l’Institut National de la Statistique en 2014, il ressort que l’analyse des conséquences met en évidence les blessures, les infirmités la perte de l’estime de soi et de la dignité humaine. De plus la scolarisation et la socialisation des enfants en pâtissent également avec un impact important relatif à des troubles de la personnalité. Face à cette situation de désarroi, le Gouvernement camerounais sous l’impulsion du Chef de l’Etat, a entrepris des actions visant à lutter contre ces « incivilités ». Le but est ici de bâtir une société respectueuse des valeurs humaines fondamentales. La tâche bien que ardue, reste dans les compétences du MINPROFF, avec une participation active de ses services déconcentrés, des Unités Techniques Spécialisées des autres administrations, Organismes de la Société Civile et les Partenaires au développement.

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