Coronavirus: Ensemble, avec civisme, courage et responsabilité, barrons la voie à la propagation du coronavirus. Suivons scrupuleusement les prescriptions du Gouvernement et de l'OMS. Paul Biya Disponible sur notre site, le Communiqué relatif aux très hautes instructions de Monsieur le Président de la République sur les modalités d'application des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus au Cameroun

Journée Internationale de la Fille

La Journée internationale de la Fille (JIFILLE) est célébrée chaque année le 11 octobre. Instituée en décembre 2011 par l’Organisation des Nations Unies (ONU), la JIFILLE est le résultat d’un long plaidoyer mené par l’ONG Plan International. Les principaux objectifs de cette journée sont de promouvoir l’autonomisation des filles et la réalisation de leurs droits humains.

Il s’agit pour ce faire, de lutter contre les discriminations à elles faites à travers le monde, sur les plans de l’éducation et du travail, de la santé de reproduction et de toutes autres pratiques culturelles néfastes à leur épanouissement. Ainsi, le 11 octobre de chaque année donne l’occasion de mobiliser la communauté internationale sur les violences dont sont victimes les filles alors qu’elles sont des acteurs incontournables de la réduction de la pauvreté et le développement d’un pays.

Les filles dans le monde et en particulier dans les pays en développement, continuent d’être discriminées injustement en raison de leur sexe. Elles sont privées d’éducation parce qu’elles naissent «filles ». Les chiffres compilés en 2018 par l’OMS et l’UNICEF sur la situation de la fille à travers le monde sont préoccupants :
- 132 millions de filles âgées de 6 à 17 ans sont encore privées d’école ;
- 63 % des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes ;
- 1 fille sur 4 ne va pas à l’école dans les pays en développement ;
- 64 millions de filles sont astreintes au travail forcé ;
- 12 millions de filles sont mariées de force chaque année avant l’âge de 18 ans, soit près de 33 000 filles par jour ;
- Près de 120 millions de filles, (soit 1 fille sur 10 de moins de 20 ans), ont été confrontées à la violence sexuelle.

A travers le monde, les filles sont confrontées à une double discrimination du fait de leur âge et de leur sexe. Elles font face à des défis tels que la pauvreté, le mariage précoce et forcé ainsi que des obstacles à l’éducation et aux possibilités de gagner leur vie. Ces défis exigent une attention particulière et urgente. En faisant des progrès dans ces domaines, les filles auront des outils pour se créer une meilleure vie et sortir des pays entiers du sillon de la pauvreté.

Le mariage précoce et forcé fait partie des problèmes faisant particulièrement obstacle au progrès des filles. Les données à ce sujet sont préoccupantes : dans les pays en développement, une fille sur trois se marie avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. C’est en Afrique subsaharienne que le taux de mariage d’enfants reste le plus élevé.

Dans cette partie du monde, quatre filles sur dix se marient avant l’âge de 18 ans et une fille sur huit est mariée ou vit maritalement avant l’âge de 15 ans.
Au Cameroun, Selon la MICS 2014:
- Une fille sur dix est mariée avant l’âge de 15 ans (11%);
- Une fille sur trois est mariée avant l’âge de 18 ans (36%).

Les statistiques sur la pratique de mariage d’enfants (de jeunes filles notamment) se présentent comme suit :
- Adamaoua (57,7%)
- Centre (sans Yaoundé 26 % ; Yaoundé 13,8%)
- Est (47,8%)
- Extrême-Nord (58%)
- Littoral (sans Douala 21,7% ; Douala 15,3%)
- Nord (60,1%)
- Nord-ouest (31,2%)
- Ouest (30,2%)
- Sud (31,8%)
- Sud-ouest (22,8%)

POURQUOI UNE JOURNEE DEDIEE A LA FILLE?

Parce qu’il existe une Journée internationale de la Femme le 8 mars . Parce la promotion des droits des femmes adultes commence par la promotion des droits des filles. En effet, déscolarisation, excisions, mariages forcés, grossesses précoces, esclavage, trafic, exploitation… sont autant de violations des droits de l’enfant subies par des millions de filles dans le monde et qui constituent de nombreux freins à leur éducation et leur émancipation. Pourtant, les rapports des institutions internationales le montrent, investir dans le potentiel d’une fille constitue un levier d’émancipation qui permet le développement de toute sa communauté, de son pays et lui permet d’accéder à l’indépendance financière afin de briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté.

Close