Journée de la Femme Africaine

I -HISTORIQUE DE LA JOURNEE DE LA FEMME AFRICAINE

Depuis le Congrès de la Fédération Démocratique Internationale des Femmes (FDIFE), tenu à Vienne (Autriche) en mai 1958, les femmes africaines ont ressenti le besoin de s’unir pour créer une organisation continentale qui pourrait valablement les représenter lors des rencontres internationales des femmes. C’est dans ce cadre qu’un comité préparatoire de cette Association Panafricaine fut convoqué à Bamako, du 8 au 10 juin 1962, pour définir les stratégies d’approche et les modalités de constitution de l’Union des Femmes d’Afrique. Ce comité a regroupé des femmes de dix pays : Angola, Cameroun, Dahomey (actuel Bénin), Ghana, Guinée Portugaise, Kenya, Mali, Nigeria, Tunisie et Tanzanie. Il y fut décidé de donner à l’Association le nom de  Conférence des Femmes Africaines et de tenir une Assemblée Générale Constitutive à Dar-es-Salam (ex-Tanganyika), du 27 au 31 juillet 1962.

         Le 31 juillet 1962, des femmes des quatre horizons du continent africain se sont réunies pour la première fois et ont créé la première Organisation de Femmes à Dar-es-Salam, dénommée « la Conférence des Femmes Africaines (CFA) ». Douze ans plus tard, les femmes se sont à nouveau réunies pour mettre sur pied une organisation beaucoup plus représentative : l’Organisation Panafricaine des Femmes (OPF). A l’occasion du 1er Congrès de cette structure, tenu à Dakar (Sénégal) en 1974, la date du 31 juillet  fut consacrée Journée de la Femme Africaine, décision entérinée  par la suite par l’Union Africaine.

Au départ, cette structure avait pour objectifs de permettre aux femmes africaines d’échanger et d’agir ensemble pour accélérer leur émancipation, promouvoir l’unité des Etats Africains et établir des liens avec les femmes du reste du monde pour le progrès, la justice et la paix. Ces objectifs ont dès lors évolué en tenant compte des indépendances africaines, de l’avènement de la démocratie et de la Décennie de la Femme Africaine, pour intégrer les aspects liés à la sensibilisation, à l’éducation, au respect des droits de la femme, à l’amélioration de sa situation et à la lutte contre la pauvreté.

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