Coopération Cameroun-UNICEF:

Coopération Cameroun-UNICEF:

Coopération Cameroun-UNICEF:

Au cours d’une audience à lui accordée par Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, le 28 juillet 2021, Jacques BOYER Représentant de l’entité Onusienne en charge de la défense des droits de l’enfant, arrivé en fin de séjour au Cameroun, a salué l’excellente qualité de la coopération entre l’UNICEF et le MINPROFF.

L’audience courte, sobre et riche d’émotions a permis de passer en revue les principaux axes d’intervention de l’UNICEF aux côtés du MINPROFF dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’enfant durant 3 ans et huit mois qu’aura mis le Représentant de nationalité française en terre camerounaise.

  1. Le mariage d’enfants

Grace à l’accompagnement de l’UNICEF, le Cameroun s’est doté d’un Plan d’Action National Multisectoriel Budgétisé pour mettre fin au mariage d’enfants. Notre pays devient ainsi l’un des rares pays en Afrique à disposer de cet important outil de planification et de monitoring des actions de lutte contre cette pratique pour la période 2020-2024. Cette échéance correspond également à la fin de la seconde phase de la Campagne de l’Union Africaine pour mettre fin au Mariage d’enfants dans le continent.

  • L’enregistrement des naissances

Avec l’appui financier de l’UNICEF, de nombreux leaders communautaires (Chefs traditionnels, religieux, relais communautaires) des Régions les plus affectés par le phénomène d’enfants vivant sans acte de naissance selon la MICS 2014, ont été formés sur l’importance de l’enregistrement des naissances. Il s’agit des Régions de l’Est, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua. Ces formations et sensibilisations n’ont pas tardé à porter des fruits avec la mise en œuvre effective de la décentralisation. Des initiatives locales d’enrôlement des enfants à l’état civil ont vu le jour dans les communes de Bétaré-Oya et Ngoura dans le Département du Lom-et-Djerem, Région de l’Est, pour ne citer que celles-là.

  • Le développement du Programme de Parentalité Positive

Les répercussions de la crise centrafricaine dans les Régions de l’Est et de l’Adamaoua, les exactions de la secte Boko Haram dans la Région de l’Extrême-nord ainsi que l’enlisement de la crise sociopolitique dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont aggravé la vulnérabilité des femmes et des enfants dans notre pays. Ces différentes crises ont entrainé la désorganisation du tissu social, exacerbant les violations des droits de l’homme, les phénomènes tels que la consommation abusive de l’alcool, des drogues et des stupéfiants, la colère et les violences de toutes sortes, les fugues, les mariages d’enfants, etc.

Par ailleurs, la crise sanitaire actuelle liée au COVID-19 a contribué à augmenter les cas de violences domestiques et autres abus, en particulier envers les femmes et les enfants, accentuant ainsi leur vulnérabilité.

Il s’est donc avéré important pour ramener l’harmonie au sein des familles et garantir le plein épanouissement des enfants ainsi que la pleine jouissance par ceux-ci, de leurs droits ; de renforcer les capacités des  parents ainsi que des futurs parents sur la pratique d’une parentalité positive qui met plus spécifiquement un accent sur la bonne gestion par les parents, des situations difficiles auxquelles ils sont souvent confrontés dans l’éducation de leurs enfants. 

 C’est ce qui a justifié l’élaboration avec l’appui de l’UNICEF, du Programme de Parentalité Positive destiné à mieux accompagner les parents dans l’encadrement de leurs enfants. L’implémentation du Programme a commencé dans l’arrondissement de Garoua-Boulaï (Région de l’Est) et va s’étendre dans l’ensemble du territoire national.

  • Lutte contre la propagation du COVID-19

Dans le cadre de la riposte du Gouvernement contre la propagation du COVID-19, le MINPROFF a organisé, avec l’appui financier de l’UNICEF, plusieurs sessions de formation des pairs éducateurs religieux, issus des principales confessions religieuses de notre pays (catholiques , Protestants, Musulmans) à travers le  territoire national. Les responsables de terrain du MINPROFF et des leaders d’associations féminines ont également bénéficié des formations sur l’encadrement des enfants en situation d’urgence, y compris les urgences sanitaires comme la COVID-19.

Les Centres de Promotion de la Femme et de la Famille dotés d’Unités de couture ont bénéficié de facilités en vue de la production des masques au profit des personnels et des familles nécessiteuses dans la limite de leur capacité de production.

  • L’élaboration et la soumission des Rapports Périodiques aux Organes de Traités. 

Au moment où le ‘’Rep’’  arrivé en fin de séjour quitte la Cameroun, notre pays  a en chantier, le Rapport Initial du Protocole Facultatif à la CDE concernant l’implication des enfants dans les conflits armés, l’élaboration du Rapport unique valant 6ème et 7ème Rapports Périodiques de mise en œuvre de la Convention relative aux Droits de l’enfant au Cameroun, ainsi que l’élaboration du Rapport de mise en œuvre de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, le pendant africain de la CDE.

Jacques BOYER quitte le Cameroun qu’il connait bien pour y avoir passé une quinzaine d’années en qualité de Chef de Section, avant sa nomination en 2018 comme Représentant de l’UNICEF. Il servira désormais au Tchad sous la même casquette.

En souhaitant un bon séjour au Tchad et plein succès dans la suite de sa carrière, Marie-Thérèse ABENA ONDOA a promis au diplomate que le Cameroun va consolider les acquis et continuer à œuvrer pour l’intérêt supérieur de l’enfant.

MINPROFF

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