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Conférence Mondiale de Haut Niveau sur l’interdiction universelle des châtiments corporels

Conférence Mondiale de Haut Niveau sur l’interdiction universelle des châtiments corporels

Conférence Mondiale de Haut Niveau sur l’interdiction universelle des châtiments corporels

La 3ème Conférence Mondiale de Haut Niveau sur l’interdiction universelle des châtiments corporels, s’est tenue du 31 mai au 1er juin 2018 à Attard, République de Malte.

IMG-20180531-WA0034 Les travaux ont été ouverts et clôturés par Son Excellence  Marie Louise COLEIRO PRECA, Présidente de la République de Malte, en présence de Madame  Marta SANTOS PAIS,  Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies chargée de la question de violence à l’égard des enfants, et Madame Virginia GAMBA, Représentante Spéciale  chargée de la problématique des  enfants impliqués dans les conflits armés.

L’objectif de cette conférence qui a rassemblé plus de 100 experts de différentes organisations et pays du monde entier était de mobiliser la communauté des pays membres des Nations Unies, à la réalisation de l’agenda 2030 et ses Objectifs du Développement Durable (ODD). La rencontre de Malte s’est adossée sur l’ODD n°16.2 à savoir, mettre une terme à toute forme de violence à l’égard des enfants.

Cette conférence est la troisième d’une série dont la première édition s’est tenue en Suède en 2014 et la deuxième en Autriche en 2016. Au menu des travaux, des discours liminaires, des débats et des tables rondes avec la participation d’éminents experts dans le domaine. Les participants ont eu l’opportunité de partager leurs points de vue et de rencontrer d’autres parties prenantes engagées dans l’interdiction universelle des châtiments corporels. En effet, les différentes études commanditées par les Nations Unies sur la question révèlent que les sévices corporels ne constituent aucunement un bon moyen d’éduquer un enfant. Tout au contraire, en plus de violer ses droits, ils développent en lui frustrations et rancœurs et promeuvent la culture de la violence.

Le Cameroun a été représenté aux travaux par Monsieur MOUSSA AOUDOU, Secrétaire Général du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, Chef de la Délégation et Monsieur NYEBEL Jean Baptiste, Sous-Directeur de la Promotion et de la Protection des Droits de l’Enfant dans le même département ministériel.

Dans le cadre de sa communication, le Chef de la délégation camerounaise s’est appuyé sur la Loi n° 98/004 du 14 avril 1998 d'orientation de l'éducation au Cameroun qui, en son article 35, interdit les sévices corporels en ces termes : « l'intégrité physique et morale des élèves est garantie dans le système éducatif. Sont de ce fait proscrits : les sévices corporels et toutes autres formes de violence, les discriminations de toute nature, la vente, la distribution et la consommation des boissons alcooliques, du tabac et de la drogue ».

La principale recommandation formulée à l’issue des travaux est d’accélérer  la mobilisation et la sensibilisation au sein des communautés autour de la question. En effet, les dispositions légales bien qu’importantes pour ce vaste chantier ne suffisent pas, les habitudes et mentalités étant solidement orientées vers l’éducation assistée par la violence. Il convient dès lors de travailler en vue  du changement des mentalités pour l’atteinte des ODD et la promotion d’un monde sans violence .

MINPROFF

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