06 février, Journée Mondiale Tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines ***** 35eme édition de la Journée Internationale de la Femme, Thème: "Promotion de l'égalité et protection des droits de la femme à l'horizon 2020: dresser le bilan des actions menées, fixer un nouveau cap" **** 35th edition of the international women's day in Cameroon, Theme: "Promoting gender and protecting women'srights by 2020: taking stock of actions undertaken, setting a new course".

AMELIORER LA REPONSE JURIDIQUE ET SOCIOCULTURELLE AUX MARIAGES D'ENFANTS AU CAMEROUN

AMELIORER LA REPONSE JURIDIQUE ET SOCIOCULTURELLE AUX MARIAGES D'ENFANTS AU CAMEROUN

AMELIORER LA REPONSE JURIDIQUE ET SOCIOCULTURELLE AUX MARIAGES D’ENFANTS AU CAMEROUN

Au cours d’une réunion d’échanges multisectorielle le 18 juillet 2019 au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, Madame la Représentante de Women in Alternative Action (WAA) a indiqué que la WAA Cameroun, en collaboration avec Amplify Change, et bénéficiant du soutien du MINPROFF et d’autres parties prenantes, planifie dans le cadre du projet « Améliorer la réponse juridique et socioculturelle au mariage d’enfants au Cameroun» des actions afin de garantir que les jeunes filles et les organisations de la société civile et d' autres défenseurs puissent avoir une législation en place qui protégera la jeune fille contre le mariage d’enfants .

En relevant le retard du Cameroun du point de vue de la législation spécifique de ce fléau, elle a souligné que l'adoption d'une loi permet au gouvernement de clarifier sa position en la matière. Aussi a-t-elle ajouté qu’une réunion de consultation à l’attention d’un bon nombre de parties prenantes afin de recueillir des commentaires et de valider les éléments clés et le mandat du consultant chargé de la rédiger, est de toute première importance. Elle a enfin attiré l’attention des participants sur la liste des points clés justifiant la pertinence d’une loi spécifique sur le mariage d’enfants.

Les échanges qui ont abordé la nécessité ou non d’une loi spécifique pour mettre fin au mariage d’enfants. Tous les contours de la question du mariage d’enfants, ont porté essentiellement sur :

  • L’importance d’élaborer des lois multiformes sur le plan global pour adresser plusieurs thématiques différentes telles que les VBG et les ME ;
  • L’élaboration d’une loi sur la protection de l’enfant d’une manière général engloberait toutes les thématiques y relatives dans la perspective d’un code civil unique reprenant les préoccupations du code de la famille ;
  • L’intérêt de préciser l’exposé des motifs pour plus de clarté dans le libellé de la loi reste de mise afin d’éviter toute ambiguïté en cas de loi spécifique sur le mariage d’enfants ;
  • La non disponibilité du code des personnes et de la famille, ne permet pas d’adresser les pratiques néfastes à l’épanouissement de la jeune fille encore moins d’éviter la prolifération des VBG et des mariages d’enfants.

A l’issue de la rencontre, eu égard à la richesse et à la pertinence des arguments soutenus, les participants se sont accordés sur la nécessité d’une loi spécifique pour le mariage d’enfants. Les principales résolutions qui s’en sont suivies étaient les suivantes :

  • Repérer le service responsable de la production code de la Famille au MINJUSTICE ;
  • Susciter le débat à l’Assemblée Nationale sur la situation du Code de la famille ;
  • Interroger le Code Pénal actuel en son article 356 quant au problème institutionnel d’accompagnement des lois.

En termes de recommandations formulées, l’on retient qu’il faut :

  • bien définir le cahier des charges du consultant pour assurer la spécificité de la loi attendue;
  • arrêter un agenda du processus d’élaboration de la loi ;
  • répertorier les textes et dispositions existant en la matière ;
  • Suivre le travail du Consultant pour en garantir la pertinence.

Le projet ayant été jugé pertinent, la poursuite du processus est vivement encouragée, a-t-elle conclu.

MINPROFF

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