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Mise en avant

4eme journée africaine de la décentralisation et de la gouvernance locale

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L’approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s’est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j’ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L’évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d’information, de formation et de sensibilisation organisées à l’intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c’est là, me semble-t-il, l’objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s’agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Louves Minproff vs Girafes des Impôts

C’est sur un score de 14 buts à 0 que l’équipe du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a de nouveau confirmé son titre de championne .

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Une fois de plus, Louves MINPROFF a eu le dessus sur son adversaire du jour, Girafes Impôts. C’était le 12 novembre 2020 au stade annexe du « Club MUNDI », dans le cadre du championnat de gala organisé par la Mutuelle de la Direction Générale des Impôts en vue de l’inauguration de son nouveau Complexe sportif.

Louves Minproff imprime son envol

Louves MINPROFF malgré les soubresauts de la pandémie du Corona virus, devra désormais assumer sa couronne à la Confédération Africaine de Football (CAF).

Pendant plusieurs années, le football féminin était classé parmi les branches sportives les moins connues au Cameroun. Mais quelques équipes, à l’instar de Louves Minproff,  se sont démarquées et ont hissé haut cette catégorie sportive. Il s’agit également de la femme révélée dans une autre dimension. Parmi des équipes telles que Amazones/Fap, Eclairs de Sa’a, Caïmans de Douala, Canon Sportif … par exemple, Louves Minproff a su grâce à sa technique et son endurance braver les obstacles. Entre les clichés et la nature elle-même relative ayant parfois trait aux maternités, il a fallu tenir bon. Aussi l’équipe encadrée sur le plan technique par Kpoumié Mvou Oudou, Peter Williams Saague, et Valentine Nguele, met-elle un accent particulier sur l’entraînement régulier : 5 à 6 jours/ 7 voire 7 jrs/7. Grâce à ces efforts consentis Louves Minproff a mené le peloton des championnats en raflant toutes les coupes d’année en année depuis une dizaine d’année: la coupe du Cameroun et la coupe de la femme. Malgré  l’interruption du championnat due à la pandémie de la Covid-19 en mars 2020, l’équipe étais a la tète du classement et a conservé son titre de championne du Cameroun au cours de la dernière saison. Elle compte tout de même quelques départs pour des clubs européens de Meyong Menene Charlène, Abena Ninon Thérèse, Zouwaratou Moussa, Dabda Claudia pour ne citer que celles-là, mais le Club compte aussi de nouvelles recrues.  Le nouveau rayonnement vient de la création  de la Ligue Africaine de Football (LAF) par la Confédération Africaine de Football (CAF) en 2020. En prenant effet dès 2021, la LAF confère  à « Louves MINPROFF » d’être de dignes représentantes du Cameroun dans cette prestigieuse compétition africaine. Elles sont  déjà en pleine préparation de la saison  2020-2021  qui  débutera sous réserve de l’évolution de la situation de la Covid-19, dès le 14 Novembre prochain.

Formation des Pairs Educateurs

Atelier Régional de formation des Pairs Educateurs à la culture de la paix, la lutte contre l’intolérance, le vivre ensemble et la  prévention de la Covid-19

C’est dans le cadre du partenariat entre le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité de sexe et l’Autonomisation des Femmes, Onu Femmes, qu’une formation a été initiée du 14 au 15 octobre 2020, en vue de renforcer la cohésion sociale au Cameroun et se protéger du coronavirus. L’initiative prise par la Délégation Régionale de la Promotion de la Femme et de la Famille pour l’Extrême Nord, portée par monsieur Mahamat Sali, a ainsi réuni des pairs éducateurs des arrondissements de Maroua I, II, III, Bogo et Gazawa, qui se sont dans un premier temps attelés à évaluer la situation sanitaire et socio-économique marquée par la pandémie de la Covid-19, et une cohésion sociale heurtée par des crises multiples. Par ailleurs, pour contribuer à l’épanouissement des populations, un plan d’action a été élaboré par chaque commune sur la base des travaux effectués (exposés) pendant ces deux jours. Les trois exposés ont de ce fait porté sur : les techniques et outils d’information, éducation et communication (IEC), la communication pour le changement (C4D) et le plaidoyer ; les manifestations du coronavirus et ses conséquences ; la culture de la paix, la lutte contre l’intolérance et le vivre ensemble.

Pour le premier exposé présenté par monsieur Soulaimanou Moussa, un plaidoyer fondé sur des faits concrets en constitue la résolution pour une meilleure mobilisation sociale, qui passe par un changement de comportement individuel et un changement social positif et mesurable. Le second exposé présenté par le Directeur du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Maroua, monsieur Paul Yewouabe a relevé la nécessité de continuer la sensibilisation sur le danger que représente le coronavirus, avec un accent mis sur le respect des mesures barrières. Quant au troisième présenté par le premier intervenant, si la consolidation de la paix reste une affaire de tous, le principe de tolérance en est le levier principal. Aussi fera-t-il remarquer que, face aux conflits et crises sociopolitiques, le meilleur recours est le dialogue, la concertation et la négociation. Tout comme les communautés ici, l’école prise comme spécificité est présentée à la base comme un espace de dialogue entre les membres de l’administration, enseignants et élèves. Il faut donc prévenir la violence au sein des établissements scolaires, renforcer et promouvoir la cohésion au sein des familles et des communautés, assurer le bien-être sanitaire des populations des communes, afin d’éradiquer ou tout au moins freiner l’évolution de la Covid-19, par la sensibilisation tout azimuts dans les lieux publics (marchés, mosquées…).

Cependant, bien que beaucoup reste encore à faire, l’on peut noter avec grande satisfaction le travail déjà effectué sur le terrain. Au sein des communes 90 %des ménages sont sensibilisés sur la culture de la paix au travers des causeries éducatives et autres formations ; 3000 familles sont édifiées sur la lutte contre l’intolérance afin de promouvoir le dialogue au sein des communautés ; 5000 familles sont sensibilisées sur la cohésion sociale et le vivre ensemble au travers du théâtre, le forum, les causeries éducatives et la sensibilisation de masse. L’appel souvent lancé par le MINPROFF  de se soutenir a trouvé satisfaction car les participants ont relevé  la nécessité d’impliquer plusieurs acteurs dont les ambassadeurs de paix, les pairs éducateurs, les chefs d’établissements, les APEE, les leaders traditionnels et religieux.

XXVème Edition de la JMFR

« Quelles opportunités pour l’autonomisation des femmes et des filles vivant en milieu rural en période de crise sanitaire due au Coronavirus »

Délocalisée cette année 2020 dans le département du Nyong et So’o et dans la localité de Ngat-Bane précisément, la Journée Mondiale de la Femme Rurale s’est célébrée le 15 octobre sous le signe de la sensibilisation pour la lutte contre la Covid-19, et l’engagement des femmes à s’autogérer au travers de l’entrepreneuriat.

L’année précédente à Endom et cette année à Ngat-Bane, le label reste le même : sortir la femme de la dépendance et de la précarité, d’où le thème évocateur ci-dessus. Aussi, les femmes du Nyong et So’o, organisées en réseaux d’associations et en Groupes Intercommunautaires (GIC), accompagnées des élites de la région, se sont-elles investies pour présenter leur savoir-faire, et exprimer leurs doléances au gouvernement ici représenté par la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Les réalisations des femmes et des filles à Mbalmayo, Avebe et Mengueme ont marqué les esprits. Une usine de production et de transformation du manioc, production d’amidon de manioc destiné aux industries alimentaire, pharmaceutique, textile… regroupant plusieurs associations partenaires, encourage l’initiative féminine dans le domaine de l’agro-pastoral. Il s’agit de l’Organisation pour le Développement des Femmes (ODEFCOM) et des Communautés-Société Coopérative de Producteurs de Manioc (SCOOPMAN-COOPCA). Les produits issus des champs, en l’occurrence le manioc (à Mbalmayo), et d’autres cultures telles que du plantain, des avocatiers, des papayers, des légumes… (à Avebe et à Mengueme) constituent l’essentiel de la survie des familles, et de l’économie de la zone, avec une marge écoulée dans la Sous-région. D’autres pôles d’exploitation existent dans la zone avec l’appui du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille qui, à travers sa Délégation et d’autres administrations, soutiennent les femmes par la sensibilisation et d’autres formations. Le contexte étant marqué par la Covid-19, les femmes ont été formées dans la fabrication du savon, du gel hydro alcoolique, du javel, la confection des masques etc… Au travers des causeries éducatives, elles ont encore été sensibilisées sur la dangerosité du fléau, et la nécessité de respecter les mesures barrières tel qu’instruit par le Chef de l’Etat, son excellence Paul Biya. Aussi, les femmes ont-elles, à travers une foire-exposition, présenté les produits de leurs plantations et d’autres issus des formations reçues. Ce qui dénote leur volonté ardente à s’autonomiser.

Madame Rosalie Atangana, présidente de la CAFEM (Concertation des Associations des Femmes), s’exprimant au nom de toutes les femmes, a présenté leurs doléances qui portaient sur l’amélioration de leurs conditions de vie et l’aide à l’entrepreneuriat. Y faisant suite, la MINPROFF a donné la réponse du gouvernement qui se veut progressive mais pérenne. A cet effet, Madame Abena Ondoa née Obama Marie Thérèse, qu’accompagnaient les responsables et les représentants du Ministère des Affaires Sociales (MINAS), du Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA), le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT), l’IRAD, ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour les Populations (UNFPA), le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC)…, a procédé à la remise du matériel agricole aux groupes de femmes. Ces dernières ont entre autres  reçu : des moulins à écraser, des mini-poulaillers, des brouettes, des machettes, des houes, des pelleteuses, des intrants agricoles, des sacs de riz…  Les femmes du Nyong et So’o ont ainsi saisi l’occasion pour dire « merci » aux autorités présentes et au gouvernement entier. Par la bouche de la matriarche madame veuve Okala Ndi (92ans) et à travers un poème encensant la femme, les femmes ont émis le souhait de revoir le MINPROFF et tous ses partenaires à Ngat aux prochaines occasions.