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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Dans le cadre de la  mise en œuvre de sa stratégie  d’accompagnement du Gouvernement  du Cameroun à travers le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONUFEMMES)  a retenu le Cameroun  comme pays pilote  du développement du Programme Phare (PP) Making Every Woman and Girl Count (MEWGC)  avec pour principal objectif de fournir une assistance technique pour améliorer la production de statistiques sur le genre dans tous les domaines des ODD.

Pour ce faire, un cadre organisationnel du programme MEWGC au Cameroun a été mis en place par la création d’un Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun (CISGC) par  Décision   N°079/D/MINPROFF/SG/DEPC  du 02 mai 2019. A cet effet, le CISGC est un organe d’orientation stratégique et de supervision de l’appui au suivi-évaluation de la Politique Nationale Genre (PNG) à travers l’amélioration de la production et l’utilisation des statistiques de genre au Cameroun pour un meilleur suivi des ODD. A ce titre, il assure la coordination et le suivi des activités mises en œuvre par le gouvernement en matière de genre et statistiques ainsi que de prise en compte du genre dans la mise en œuvre des ODD et des autres cadres de planification internationaux, régionaux et nationaux.

            Pour le démarrage de ses activités,   la première session dudit comité s’est tenue le jeudi 25 juillet 2019 à l’Hôtel AZUR de Yaoundé en vue de l’appropriation   du programme MEWGC et  la validation du plan de travail 2019.

  1. OBJECTIF
  1. Objectif général

La rencontre avait pour principal objectif de valider le plan de travail 2019 du Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun.

  1. Objectifs spécifiques

De manière spécifique, il était question de :

  1. PRINCIPAUX RESULTATS ATTENDUS

L’approche méthodologique retenue pour la conduite des travaux était essentiellement participative. Ainsi, les travaux se sont déroulés en plénière au travers des échanges, les question/réponses, les discussions dirigées.

DEROULEMENT DES TRAVAUX

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour :

Mot de la représente Adjointe de ONU- FEMMES

Madame HIND JALAL, Représentante Adjointe d’ONU Femmes, a tenu à rappeler qu’en septembre 2015, les gouvernements se sont unis autour du Programme de développement durable à l'horizon 2030, avec 17 nouveaux objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles visant à éliminer la pauvreté, à combattre les inégalités et à promouvoir la prospérité d'ici 2030 tout en protégeant l'environnement. Elle a indiqué que l'agenda 2030 définit l'ODD 5 intitulé : « Réaliser l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles d'ici 2030 », ainsi que 37 objectifs liés au genre dans 10 autres ODD.

Seulement, fait-elle remarquer, 80% des indicateurs d'égalité de genre dans les objectifs de développement durable (ODD) manquent de données. Afin de rendre visibles les progrès réalisés pour l’atteinte des ODD, elle a relevé qu’ONU Femmes voudrait s’assurer que les données statistiques en genre sont disponibles, accessibles, analysées et utilisées pour éclairer l’élaboration des politiques, faire le plaidoyer, renforcer l’appropriation de l’égalité des sexes et promouvoir l’autonomisation des femmes.

Madame la Représentante Adjointe a ainsi fait savoir qu’en 2017 le programme Making  Every Women and Girls Count (MEWGC) a été mis en place et le 20 juin 2019 un  séminaire-atelier du Comité Technique opérationnel a eu lieu et a eu pour livrable le plan de travail 2019 qui devra être validé au cours de cette 1ère session du CISGC. Elle s’est félicitée de cette session qui marque une avancée notoire dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme. Ce comité en effet, dont le but est de veiller à ce que le Comité Technique s’aligne aux orientations politiques nationales en l’occurrence celles de la PNG. Elle a conclu son propos en annonçant le nouveau logo du programme MEWGC qui est désormais « Women  count ».

Mot introductif du Président du Comité Interministériel

Monsieur Moussa AOUDOU, Président du Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun (CISGC), a après les civilités d’usage, exprimé sa profonde gratitude à ONU femmes Cameroun pour l’appui technique et financier constamment apporté à la promotion de l’égalité de sexes et l’autonomisation des femmes et qui pour le même élan, a rendu possible cette importante rencontre. Il a ensuite remercié tous les responsables des administrations publiques/parapubliques et du SNU présents, qui ont bien voulu y prendre part.

Monsieur le président du CISGC, reprenant les engagements du Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, qui a placé la promotion de la femme au centre de son septennat des grandes opportunités, a indiqué que pour atteindre cet objectif, il est question de créer des conditions qui garantissent un épanouissement optimal de la femme camerounaise et une pleine participation de celle-ci à la lutte contre la pauvreté et au développement du pays. Par ailleurs, la famille étant le socle de la société, l’épanouissement de chacun de ses membres passe par une évaluation juste des actions entreprises dans ce sens. C’est dans cette optique que le gouvernement camerounais en collaboration avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), le secteur privé et les Organisation de la Société Civile, met en œuvre des actions qui permettent aux femmes de faire face avec plus d’efficacité aux problèmes économiques et sociaux auxquelles elles sont confrontées. Aussi importe-il de disposer des données statistiques sur le genre, afin d’établir une bonne situation de référence en la matière au Cameroun ; ce qui permettra, à terme d’évaluer les avancées par rapport aux politiques genres énoncées dans le DSCE et les ODD.

Ayant également précisé que le Cameroun est un pays de niveau 2 où la production  et l’utilisation des données statistiques sensibles au genre est irrégulière, il a fait état de ce que le pays a été retenu comme pays pilote dans le cadre du développement du Programme phare « Making Every Woman and Girl Count» (MEWGC) d’ONU Femmes, avec pour principal objectif de fournir une assistance technique pour améliorer la production de statistiques sur le genre dans tous les domaines des ODD.  Ledit programme appui le MINPROFF dans la mise en place d’un Système d’informations Statistiques (SIS) efficace. Et, c’est dans ce cadre que le Comité dont la première session s’est tenue ce 25 juillet 2019 a été créé.

Ce Comité est un organe d’orientation stratégique et de l’appui au suivi/évaluation de la Politique Nationale Genre(PNG) à travers la production et l’utilisation des statistiques de genre au Cameroun pour un meilleur suivi des ODD. Cet organe assure la coordination et le suivi des activités mises en œuvre par le gouvernement en matière de genre et statistiques. Aussi a-t-il conclu son propos en prescrivant efficacité et sérieux pour arrêter le plan de travail 2019.

Présentation du programme Making Every Woman and girl Count (MEWGC)

 La présentation du programme MEWGC par Paulette BEAT SONGUE, Coordinatrice de programme gouvernance,  était articulée autour de la Justification du programme; du Problème à résoudre et de la solution proposée ; des Objectifs du Programme MEWGC ;  des  Résultats attendus ; du  Processus de sélection des pays ; des Etapes à franchir ; de la Phase préparatoire du programme MEWGC en 2018 ; des Objectifs et résultats de MEWGC au Cameroun  et des Activités menées dans le cadre du Programme MEWGC en 2019 .

L’on retient  en substance qu’une évaluation nationale en “Statistiques de genre” a été réalisée en 2018 pour permettre d’avoir un document de projet pour le Cameroun et mobiliser les ressources nécessaires. Un document de projet “MEWGC” du Cameroun, a été élaboré sur la base de l’information collectée à cette 1ère  étape.  Ledit document a été validé lors d’un atelier national sur le genre et les ODD avec diverses parties    prenantes et un appui a été apporté à l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en place du Système d’ Information Stastistique du MINPROFF relatif aux questions d’égalité de genre.

          L’objectif général du programme MEWGC est de: « Rendre les statistiques de genre et les statistiques désagrégées disponibles, accessibles et les analyser pour éclairer l'élaboration des politiques, le plaidoyer et la redevabilité en vue d'assurer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. » Les résultats attendus sont les suivants :

          Les Activités du programme MEWGC du Cameroun  réalisées en 2019 sont les suivants :

Les échanges et commentaires enregistrés  ont porté sur :

Adoption et Validation du plan de travail 2019

Le plan de travail 2019, présenté par Monsieur MATIP Alain, Chef de la Division des Etudes, de la Planification et de la Coopération du MINPROFF, par ailleurs Secrétaire du CISGC, a déroulé les activités déjà menées et celles qui devront être menées au cours de l’exercice par le MINPROFF, l’INS, le BUCREP et  ONU Femmes. A l’issue de cette présentation, les observations ci-après ont été relevées :

          Le PTA 2019 du programme MEWGC a par la suite été validé à l’unanimité .

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Développement de l’Elevage (PRODEL), le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) a organisé du 13 au 15 juin 2019, le lancement de remises des actifs productifs aux personnes/ménages vulnérables issus des communautés pauvres et/ou affectées par les crises sociopolitiques et religieuses, notamment dans les Régions du Nord et de l’Extrême-Nord.

     En effet, la secte Boko haram a commis de nombreuses exactions engendrant des pertes humaines et matérielles dans la partie septentrionale du Cameroun. Ces conflits ont entrainé une extrême pauvreté dans cette zone du Pays. C’est ainsi que le MINEPIA, à Travers le PRODEL a mis sur pied des stratégies permettant d’améliorer la résilience des communautés pauvres et affectées par la crise qui sévit dans les deux Régions ci-dessus mentionnées. Ce Projet dont le budget total est de 60 milliards , cible environ 120 000 ménages d’éleveurs, notamment les groupes vulnérables dont la majorité est constituée des femmes, des jeunes et d’autres personnes à risque, les services publics et privés d’appui à l’élevage et les prestataires des services intervenant dans les chaînes de valeurs d’élevage (bovin-lait, bovin-viande, petits ruminants, porcs volailles et miel).

     Soixante sept (67) communes comptant chacun 100 ménages sont concernées, pour un total de 6 700 ménages pauvres environ qui bénéficieront de cet appui du Gouvernement pendant la durée du Projet.

      Sous la conduite de Monsieur le Ministre de l’Elevage, des pêches et des industries Animales, ces descentes ont connu la participation effective de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), de Monsieur le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord, du Coordonateur National du PRODEL et ses collaborateurs, des Autorités Administratives et Religieuses, les invités spéciaux et les populations des communes concernées.

PRODEL1

 

 

Concernant ladite phase de lancement, 07 communes  de la Région de l’Extrême-Nord ont été visitées pendant la période du 13 au 15 juin 2019, à savoir : Maroua /Salak, Kolofata, Tokombéré, Meri, Kaélé, Dziguilao et Kar Hay. Sept cent (700) ménages au total à raison de 100 ménages par commune ont bénéficié chacun de 10 têtes de petits ruminants (moutons et chèvres). Il était question au cours de ce processus de procéder à la remise de 1000 petits ruminants par commune. Le lancement s’est poursuivi dans deux communes de la Région du Nord du 17 au 18 juin 2019 à savoir Garoua  et Figuil.

PRODEL

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Le mardi 30 avril 2019, s’est tenu, au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille de Nkolndongo, l’atelier de collecte et de traitement des données statistiques et désagrégées en vue de la production de la 4ème édition du Palmarès Genre.

Cet atelier était organisé par  le MINPROFF en partenariat avec ONU-FEMMES et l’UNESCO.

Y prenaient part, outre les responsables et personnes ressources  du MINPROFF, les Points Focaux Genre des administrations publiques, para publiques, les Organisations de la Société Civile et les Partenaires Techniques et Financiers.

Trois (03) temps forts ont meublé cette activité, à savoir :

 PHASE PROTOCOLAIRE

 Cette phase était axée sur quatre (04) points :

 Elle s’est faite en version française et le refrain a été repris en anglais ;

Après les civilités d’usage à l’endroit des participants, Monsieur le Représentant de la Présidente de la Commission Nationale de l’UNESCO a salué la participation massive des  Points Focaux Genre des dministrations et a tenu à exprimer sa gratitude au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille pour avoir accepté d’assurer le leadership de cette activité pour la mise en œuvre du genre dans les Etats membres de l’UNESCO.

Il s’agit d’un document qui fait le tour du monde et qui est placé dans les bibliothèques les plus prestigieuses.

Tout en encourageant cette initiative, il a énoncé que l’UNESCO reste disposé à accompagner le MINPROFF dans la mise en œuvre de l’initiative 50/50.

 Prenant la parole, Monsieur MOUSSA AOUDOU, Secrétaire Général du MINPROFF a, après avoir souhaité la bienvenue à toutes les parties prenantes à cette activité, signifié la gratitude de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille à l’endroit d’ONU FEMMES pour l’accompagnement dans la mise en œuvre de cet atelier et, à l’endroit  de Madame le Ministre de l'Education de Base, Présidente de la Commission Nationale Camerounaise pour l'UNESCO, qui n’a ménagé aucun effort en faveur de la production de la 4e édition du Palmarès Genre,  dont le processus est lancé à partir de ce jour.

Le présent atelier a-t-il continué, offre aussi l'occasion de dresser le bilan actuel   de mise en œuvre des ODD au Cameroun, en liaison avec la prise en compte du genre dans les diverses administrations publiques et para publiques.

Il a clôs son propos en invitant les participants à apporter leurs différentes  contributions pour la production d’un document qui renseigne suffisamment sur les avancées en matière de prise en compte de l’approche genre au Cameroun. C’est sur note d’espoir que Monsieur le Secrétaire Général du MINPROFF,  a solennellement déclaré ouvert, l’atelier de collecte et de traitement des données statistiques et désagrégées en vue de la production de la 4ème édition du Palmarès Genre.

Le MINPROFF avait préalablement conçu un draft zéro relatif aux contributions des structures partenaires sur les données statistiques et désagrégées en vue de la production du Palmarès Genre. Il s’est agit de manière concrète, pour chaque Point Focal Genre, de renseigner le tableau, de corriger, de confirmer, d’amender, ou de compléter les informations contenues dans le draft zéro du document sus-évoqué.

          Au terme de l’atelier, Monsieur Calice ABESSOLO ASSEKO, Directeur de la Promotion Sociale de la Femme  a, au nom de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille  et sur instruction de Monsieur le Secrétaire Général,  remercié tous les partenaires pour leurs contributions tout au long de l’atelier.

         Les remerciements ont également été adressés à la Commission Nationale Camerounaise pour l’UNESCO pour les actions visibles de collaboration fructueuse en vue de la production du Palmarès Genre au Cameroun.

         Monsieur le Directeur a également invité tous les acteurs impliqués dans la production dudit document, à  savoir les Points Focaux Genre des structures partenaires, à se rapprocher de la direction dont il a la charge à toutes fins utiles, ou pour complément d’informations susceptibles d’enrichir davantage le document.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Du 23 au 24 Avril 2019, s’est tenu, à l’Hôtel les Destinés à Ebolowa, l’atelier d’élaboration du Rapport Pays de mise en œuvre de la déclaration et du Programme  d’Actions de Beijing, 25ans après leur adoption.

Cet atelier était organisé par  le MINPROFF en partenariat avec ONU-FEMMES.

Y prenaient part, outre les responsables et personnes ressources  du MINPROFF, les Points Focaux Genres des Administrations publiques, para publiques, les Organisations de la Société Civile, les Partenaires Techniques et Financiers et la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés.

Quatre(04) temps forts ont meublé cette activité, à savoir :

 PHASE PROTOCOLAIRE

 Cette phase était axée sur trois points :

 

 Elle s’est faite en version française et le refrain repris en anglais ;

Après les civilités d’usage à l’endroit des participants, Monsieur NGORO Joseph, Responsable des programmes  à ONU-FEMMES, a au nom de l’Entité qu’il représente, salué la présence massive des participants à cet atelier et a tenu à exprimer sa gratitude à Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille pour avoir accepté d’assurer le leadership de cette activité. Il a continué son propos en remerciant Monsieur le Secrétaire Général, qui, malgré son emploi de temps chargé, a bien voulu présider cette importante cérémonie d’ouverture relative à l’atelier sus-évoqué ; ainsi que les Administrations partenaires et les OSC présentes.

Il a terminé son intervention en souhaitant que les contributions des uns et des autres soient fructueuses en vue d’aboutir à des résultats probants.

Prenant la parole, Monsieur MOUSSA AOUDOU, Secrétaire Général du MINPROFF, a après avoir souhaité la bienvenue à tous les participants à cette activité, signifié la gratitude de Madame le Ministre à l’endroit d’ONU-FEMMES pour l’appui multiforme qu’elle n’a cessé d’apporter au Gouvernement dans le cadre de la promotion de l’égalité de sexes et de leur autonomisation.

Le présent atelier, a-t-il continué, est en parfaite adéquation avec la célébration du 25ème anniversaire de la 4ème Conférence mondiale sur les femmes et l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing qui aura lieu en 2020, ainsi que les 05 années du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Au terme de cette rencontre a-t-il noté, il est attendu la production d’un document qui renseigne suffisamment sur les mesures prises par notre pays en conformité avec les 12 domaines critiques, présentant des statistiques désagrégées par sexe ou secteur.

Monsieur le Secrétaire Général, tout en saluant la présence de toutes les parties prenantes à ce rendez-vous du donner  et du recevoir, a  sollicité une fois de plus, l’appui multiforme d’ONU-Femmes pour les prochaines étapes en vue de la production d’un document final.

 Il a clôt son propos en invitant les participants à mettre leur compétence à contribution pour la production d’un document digne de la grandeur du Cameroun. C’est sur note d’espoir que Monsieur le Secrétaire Général du MINPROFF,  a solennellement déclaré ouvert,  l’atelier d’élaboration du Rapport Pays de mise en œuvre de la déclaration et du programme  d’actions de Beijing, 25 ans après leur adoption.

Cette  communication a encore été faite par Monsieur NGORO Joseph.

De prime abord, il a axé sa présentation sur la démarche méthodologique relative à la rédaction et  à la production du Rapport Pays.

 Il sera question d’évaluer les progrès réalisés dans tous les domaines depuis le programme d’actions de Beijing en 1995 jusqu’à nos jours, en cohésion avec les 12 points critiques  et l’ODD 5. Les présents travaux devraient aboutir à la rédaction d’un document final qui sera soumis à l’appréciation des instances internationales Supérieures. Pour ce faire, notre rapport va alimenter le rapport  régional et un atelier de validation et de présentation officielle du Rapport Pays est en cours de préparation.

Ledit rapport portera sur quatre (04) sections à savoir :

Il a également fait mention des 12 domaines critiques que sont :

TRAVAUX DE GROUPE ET RESTITUTION

 Nous pouvons noter que cinq (05) groupes ont été formés en fonction des quatre sections sus-évoquées.

Les échanges ont porté sur les réponses aux questions par section, soumis aux différents groupes de travail. Il s’agissait concrètement de renseigner le document en tenant compte de tous les secteurs d’activités.

Ainsi, après deux jours intenses de travail en atelier, la restitution des travaux s’est faite en plénière. L’équipe des rapporteurs a intégré tous les amendements, les ajouts  et les modifications apportés au draft 0 du document soumis à l’attention de tous.

     Sous la présidence de Monsieur ABESSOLO ASSEKO Calice, Représentant de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille et du Représentant d’ONU-Femmes, la cérémonie de clôture s’est articulée autour du mot du Représentant Résident d’ONU-Femmes et du discours de clôture du représentant de Madame le MINPROFF.

 Monsieur le représentant du Représentant Résident d’ONU-FEMMES  a une fois de plus, salué le leadership de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille dans la conduite de ce dossier. Il a ensuite remercié tous les  acteurs pour leur implication et leurs contributions en vue du  bon déroulement des  travaux.

Tout en les félicitant  pour leur assiduité, Monsieur Joseph NGORO a apprécié la qualité du travail produit par les participants et  de ce fait, il pense que le Cameroun aura un document de qualité au terme du processus de validation.

Il a terminé sa prise de parole en soulignant la nécessité d’éditer le document sus-évoqué en vue de le vulgariser auprès des partenaires aux fins de rendre plus visibles, les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la plateforme d’actions de Beijing, 25ans après leur adoption.

          Au terme de l’atelier, Monsieur Calice ABESSOLO ASSEKO, Directeur de la Promotion Sociale de la Femme  a, au nom de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille  et sur instruction de Monsieur le Secrétaire Général,  remercié tous les partenaires pour leurs contributions tout au long de cette atelier.

         Les remerciements ont également été adressés à ONU-FEMMES pour les actions visibles de collaboration fructueuse qui se multiplient sur le terrain dans l’intérêt des femmes et des filles au Cameroun.

         Il s’agissait de produire les éléments constitutifs  du Rapport Pays en rapport avec l’agenda 2030. Pour ce faire, le document a certes été parcouru à 75%, mais beaucoup reste à faire, il faudra y apporter des compléments d’informations et le parfaire pour qu’il soit fin prêt en temps opportun.

         Monsieur le Directeur a également invité tous les acteurs impliqués dans la production dudit document, à se rapprocher de la direction dont il a la charge à toutes fin utiles, ou pour complément d’informations susceptibles d’enrichir davantage le document.

         Conscient  de l’importance d’améliorer la qualité du document sus-cité bien qu’apprécié par ONU-FEMMES, l’orateur a une fois de plus, relevé la nécessité de bien consolider le draft 0, de traduire le draft1 en version anglaise, de l’éditer et de le vulgariser, avec le souhait de l’appui de l’Entité Onusienne.

Enfin, Monsieur le Directeur a souhaité un bon retour aux participants dans leurs localités respectives et a déclaré clôt, les travaux de l’atelier d’élaboration du Rapport Pays de mise en œuvre de la déclaration et du programme  d’actions de Beijing, 25 ans après leur adoption.

         L’activité a pris fin à 15h30mn.

                                             Fait à Ebolowa, le 24 avril 2019

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Le mardi, 16 Avril 2019, s’est tenue, dans la salle des Actes de l’hôtel de ville de Yaoundé, la cérémonie conjointe de restitution des travaux de la CSW 63 et de lancement officiel du processus d’élaboration du rapport national de mise en œuvre du programme et de la plateforme d’action de Beijing 25 ans après leur adoption.

Cette cérémonie a été organisée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, en collaboration avec ONU-Femmes. Elle avait pour objectif de restituer les travaux de la 63ème Session de la Commission des Nations Unies sur la Condition de la Femme (CSW 63), tenue à New York, du 11 au 22 mars 2019.

 La présence des membres du Gouvernement, les Représentant du Corps diplomatique, des administrations publiques et parapubliques, des leaders d’ONG, de la Société Civile, des points focaux genre et des Responsables du MINPROFF a réhaussé cet évènement.

Quatre temps forts ont meublé cette activité à savoir :

  1. LA PRESENTATION DE LA CSW

Elle a été faite par Monsieur NGORO Joseph, Spécialiste de Programmes à ONU-Femmes. L’orateur a tout d’abord défini la Commission de la Condition de la Femme (CSW). L’on retient que, c’est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes.

Cette Commission joue un rôle important dans la promotion des droits des femmes. En effet, elle examine les réalités vécues par les femmes dans le monde entier et contribue à l'établissement des normes mondiales relatives à l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes.

Poursuivant son propos, il a fait savoir que la CSW joue un rôle essentiel en réunissant des Gouvernements, des entités des Nations Unies, des ONG et d'autres Organisations internationales et régionales pour promouvoir les droits des femmes et l'égalité des sexes.

Parlant de la CSW 63, le Spécialiste de Programme à ONU-Femmes a tenu à informer l’assistance qu’elle s’est tenue au siège des Nations Unies à New York du 11 au 22 mars 2019. Elle a vu la participation d’environ 3000 personnalités, représentants les 45 Etats membres de l’ONU. Y prenaient également part, les observateurs, les Organisations internationales et régionales les leaders de la Société Civile et les associations féminines. Cette CSW 63 avait pour thème prioritaire : « Les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et les infrastructures durables au service de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles », et pour thème d’évaluation « Autonomisation des femmes et lien avec le développement durable ».

Monsieur NGORO Joseph, a clos son intervention, en précisant que la participation du Cameroun à la CSW 63, a été un très grand succès dans l’ensemble, ceci grâce à une bonne préparation de l’activité et à l’appui de la mission permanente des Nations Unies. Il a relevé pour se féliciter, la solidarité au sein de la délégation camerounaise. Au terme de cette présentation, parole a été donnée à Madame la Représentante Adjointe du Bureau ONU-Femmes Cameroun.

  1. MOT DE MADAME LA REPRESENTANTE ADJOINTE DU BUREAU ONU-FEMMES CAMEROUN

Madame HIND JALAL, Représentante Adjointe du Bureau ONU-Femmes au Cameroun a pris la parole, au nom de Monsieur ADAMA MOUSSA, Représentant Résident ONU Femmes au Cameroun, à l’occasion de la double cérémonie  de restitution des travaux de la 63éme session de la Commission des Nations Unies sur la Condition de la Femme et le lancement officiel de l’examen approfondi national de la mise en œuvre du Programme et de la plateforme d’Actions de Beijing, 25 ans après leur adoption.

Dans son propos introductif, elle a exprimé toute sa gratitude à l’endroit du Gouvernement du Cameroun pour l’organisation de cette cérémonie. Elle a salué l’implication des administrations publiques, des organisations intergouvernementales, des agences du Système des Nations Unies, de la Société civile, et du secteur privé.

Pour la Représentante Adjointe, cette initiative offre l’occasion à tous les partenaires intervenant dans le domaine du genre, de s’approprier le Rapport du Cameroun et surtout les orientations de la communauté internationale dans le chemin de mise en œuvre de la plateforme d’actions de Beijing.

Poursuivant son allocution, elle a rappelé que le thème prioritaire de cette CSW 63 a été une excellente occasion pour aborder de manière intégrée les synergies entre les infrastructures durables et les services publics pour améliorer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans le monde. Madame la Représentatrice a félicité le Gouvernement du Cameroun à travers Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille pour le pari tenu et la participation honorable du Cameroun à cette édition.

Madame HIND JALAL, a promis de continuer à soutenir les efforts du Gouvernement afin de lui permettre de traduire en des actions concrètes, les engagements internationaux en faveur des femmes et filles et de garantir ainsi un développement inclusif et durable.

Pour clore son intervention, la Représentante Adjointe a formulé quelques recommandations qui pourraient améliorer la participation du Cameroun aux prochaines sessions de la Commission de la Condition de la Femme. L’on retient notamment que le Cameroun doit :

A la fin de l’intervention de Madame la Représentante Adjointe du Bureau ONU-Femmes Cameroun, parole a été donnée à Madame KENDEMEH Vivian Joy, Chef de Service de la Vulgarisation du Genre au MINPROFF. Sa présentation sous forme de projection-photos a consisté à présenter à l’assistance les images des différentes activités menées lors de la CSW 63 par la délégation camerounaise.

Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, après les civilités d’usage à l’endroit des membres du Gouvernement présents, des Représentants du Corps diplomatiques, des Partenaires Techniques et Financiers, des autorités administratives, politiques, traditionnelles et religieuses ainsi que des leaders d’associations, des Représentants des Organisations de la Société Civile, a souhaité la bienvenue à tous les invités dans la somptueuse salle des Actes de l’hôtel de ville de Yaoundé.

Tout en rappelant le thème de cette 63ème édition qui s’est tenue à New York du 11 au 22 mars 2019, Madame le Ministre a fait savoir que la Commission  des Nations Unies sur la Condition de la Femme est l’organe intergouvernementale de référence chargée de la promotion de l’égalité des sexes, de l’autonomisation des femmes et du suivi évaluation des politiques et initiatives relatives à la mise en œuvre, par les Etats  membres des Nations Unies et la société civile, du programme et de la plateforme d’action de Beijing.

L’oratrice a profité de cette occasion pour féliciter tous les membres ayant constitué la délégation camerounaise à ses travaux. Elle a Poursuivi son propos, en  précisant  l’objectif de la présente cérémonie, qui est de partager avec l’ensemble des parties prenantes, les conclusions majeures auxquelles ces assisses ont abouti. Cette démarche permettra d’engager une réflexion approfondie sur les actions à mettre en route, pour mieux adresser les points de préoccupation identifiés par la Commission.

Par ailleurs, Madame le Ministre a évoqué les phases du déroulement de ces travaux. Il s’est agi tout d’abord de :

Pour clore son discours, l’intervenante a énoncé quelques recommandations qui engagent les Etats et les parties prenantes. Il s’agit entre autres de :

Au terme du discours de Madame le Ministre, une photo de famille est venue immortaliser cette première phase de la cérémonie.

  1. TRAVAUX DE GROUPES

Après la phase protocolaire, les participants ont été répartis en groupes de travail, avec pour mandat de déterminer les activités à mettre en œuvre afin de préparer la prochaine participation du Cameroun à la CSW 64.

Sous la coordination de Monsieur le Directeur de la Promotion Sociale de la Femme, qu’accompagnait Monsieur NGORO Joseph, les participants  ont proposé des projets d’activités susceptibles d’être menées. A l’issue de cet exercice, les activités ont été retenues, ainsi que les responsables et les différentes parties prenantes.

Cet exercice permettra d’élaborer une  esquisse de feuille de route et de rendre compte à Madame le Ministre. A la fin des travaux, Monsieur le modérateur a remercié les participants pour leurs différentes contributions. En outre, il a rappelé aux participants qu’une réunion de concertation, en vue de l’élaboration du rapport national de mise en œuvre du programme et de la plateforme d’action de Beijing, 25 ans après leur adoption se tiendra le jeudi 18 avril 2019, dans la salle de Conférences du MINPROFF à 10 heures. Les travaux ont pris fin à 15 Heures 30 minutes.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

      Dans le cadre des activités marquant la célébration de la 47ème  édition de la  Fête Nationale du Cameroun, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a pris part à la 3ème édition du « Village de l’unité et de l’intégration nationale », organisée  à cette occasion par le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC) du 13 au 20 mai 2019, au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé. L’objectif principal de cet évènement était de promouvoir le vivre ensemble harmonieux, en vue de la mise en exergue des fondements historiques et des potentialités nécessaires à la construction d’un Cameroun uni dans sa diversité, fort, prospère et émergent.

      Sous la supervision générale de Monsieur le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, la cérémonie d’ouverture officielle et solennelle du « Village de l’unité et de l’intégration nationale » s’est tenue dans la matinée du  jeudi 16 mai 2019. Elle a connu la participation effective de plusieurs membres du Gouvernement (MINPMEESA, MINEFOP, MINADER, MINEPIA), des représentants des autres administrations (MINPROFF, MINESEC, MINCOMMERCE etc...),  ainsi que celle des Organisations de la Société Civile.

      Le nœud de l’activité a été la coupure du ruban symbolique par le MINJEC suivie de la visite des  stands et les échanges avec les exposants. Par la suite, Monsieur le Ministre accompagné de ses invités spéciaux a fait le tour des stands d’exposition des produits artisanaux et des denrées alimentaires issues de toutes les cultures camerounaises, des produits de santé naturels dont les coûts étaient accessibles à toutes les couches sociales. On pouvait également voir entre autres partenaires, Orange Cameroun, Nextel, les structures parapubliques et privées, chaque secteur venant montrer son savoir – faire. Cette phase a permis à ces hautes personnalités de passer en revue les activités, les produits, les projets et les programmes gouvernementaux ou non gouvernementaux.

      Les activités du  « Village de l’unité et de l’intégration nationale » ont débuté  le 13 mai  2019 et se sont poursuivies  jusqu’au  20 mai 2019 par l’animation des différents stands visités par plusieurs marcheurs issus des 07 Arrondissements du Mfoundi. A cette occasion, des activités socio-culturelles de sensibilisation, de formation et de loisir,  ont été organisées en faveur de toutes les couches de la société. Il s’agissait entre autres :

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Cet espace a été une occasion idoine pour  le MINPROFF, de présenter au grand        public les missions qui lui sont assignées à travers une gamme de documents notamment,            la plaquette des programmes et projets gouvernementaux, la PNG, le Plan d’Action           Multisectoriel de mise en œuvre de la Politique Nationale Genre au Cameroun, le   Manuel de Formation Politique des Femmes Camerounaises, le Guide de Prise en Charge         Intégrée des  Violences Basées sur le Genre, le Guide d’Education Prénuptiale,           Matrimoniale et Familiale, des dépliants portant sur l’engagement préventif du mariage,     entrepreneuriat féminin, la cartographie des CPFF, les prospectus des différents CPFF,       les missions des CPFF, la Résolution 1325, le Protocole de MAPUTO, etc…

Outre ces présentations,  les 03 stands mis à la disposition du MINPROFF par le MINJEC  ont été animés par les apprenantes des CPFF de Yaoundé 4, 5, 6 et 7 et par  leurs encadreurs, sous la supervision des Directeurs desdits  CPFF, de Madame  le Délégué Départemental du Mfoundi et de certains responsables de la Direction de la Promotion Economique de la Femme (DPEF).

A travers une participation active, les différents CPFF ont présenté leur savoir  - faire et leur savoir- être. Les produits exposés relevaient des filières de formation notamment : la décoration, l’esthétique, la coiffure, la teinture, l’industrie d’habillement, l’artisanat, la restauration, la transformation des produits agroalimentaires (produits bio made in Cameroon), le montage et la gestion des projets.

Les visiteurs ont particulièrement apprécié  les produits naturels locaux exposés par nos CPFF, notamment, la fève de cacao et ses dérivés, la poudre de gingembre sucrée et non sucrée.  A cet effet, il a été recommandé de mettre en place dans chaque CPFF une vitrine comportant les différents échantillons des produits bio made in Cameroon, pour l’information du grand public.

Il convient aussi de relever que les apprenantes du CPFF de Yaoundé 6 ont participé aux  jeux culturels qui se sont  déroulés les 14 et 15 mai 2019 dans l’enceinte du village et ont remporté plusieurs prix. Aussi, le MINPROFF a été gratifié par le MINJEC d’une Attestation de participation à ce grand Salon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

L’hôtel Futuris de Douala a abrité, du 02 au 04 avril 2019, un atelier de formation sur la gestion des cas pour le personnel du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et ses partenaires des Régions de l’Ouest et du Littoral, travaillant dans le domaine des violences basées sur le genre. Ledit atelier était organisé par le MINPROFF (dont une équipe des services centraux conduite par Madame MOTO Francisca, Sous-directeur de la Promotion du Genre, prenait également part aux travaux), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Cette activité a été justifiée par le constat d’une adhésion insuffisante aux principes directeurs, y compris les principes de gestion de cas selon lesquels le survivant est l’acteur principal et le respect de ses souhaits doit lui garantir plus de pouvoir. Aussi, l’objectif principal de l’atelier était-il de renforcer l’action sur le terrain en matière de prévention et de réponse multisectorielle à la Violence Basée sur le Genre dans les situations d’urgence et d’élargir l’équipe de professionnels en VBG.

Au terme de la phase protocolaire de cette session de formation, plusieurs présentations ont pris le relais du déroulement des travaux sur des thématiques telles que les pratiques culturelles néfastes ; les principes directeurs et le référencement ; les modèles de programmes VBG dans la gestion de cas ; les procédures de gestion des cas ; la gestion de cas et les violences conjugales ; la gestion de cas et le support spécifique aux enfants survivants et enfin, la coordination et la supervision de la gestion de cas axée sur les survivants.

Chacune des thématiques présentées a débouché sur des échanges qui ont permis de dissiper les zones d’ombre découlant des préoccupations des participants.

Il est à noter que les cas pratiques dont la restitution se faisait en plénière, ont également accompagné les présentations sus-évoquées. L’assistance a eu droit à la projection d’une vidéo sur le viol des femmes en République Démocratique du Congo, dans le cadre du conflit qui y règne. Afin d’asseoir les notions de gestion de cas et de référencement, les participants se sont prêtés à un jeu de rôle.

En outre, en vue de produire la cartographie des services pour la prise en charge holistique des violences basées sur le genre, les participants ont été invités à renseigner par Départements, le tableau du recueil des informations sur les fournisseurs de services des Régions de l’Ouest et du Littoral.

L’essentiel de la cérémonie de clôture a porté sur la formulation des recommandations au rang desquelles :