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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Une initiative conjointe du MINPROFF et de l'UNFPA, pour la sensibilisation et la protection contre la Covid-19

 

C'est à la faveur d’un atelier de deux jours tenu du 22 au 23 septembre 2020, que le projet a été lancé par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et le Fonds des Nations Unis pour la Population (UNFPA). Les responsables des deux institutions, Madame Abena Onda née Obama Marie Thérèse, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille et Madame Siti Batoul Oussein, Représentante Résidente de l'UNFPA, se sont accordées sur le fait que les femmes Bayam Sellam sont les plus exposées à la Covid-19, du fait de leur activité qui les obligent au contact quasi permanent avec les autres revendeuses et leur clientèle. Bien que la promiscuité et les intempéries ne favorisant pas toujours le port du masque et le respect strict des mesures barrières, le projet mis en place vise à les sensibiliser et à les outiller sur le danger que représente la pandémie du coronavirus.  Un autre aspect relevé a été l’urgente nécessité de se sentir responsable de sa propre santé et de celle des autres, en appliquant les mesures barrières rappelées à tous par le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Ce projet de sensibilisation des femmes Bayam Sellam cible essentiellement les revendeuses des villes de Yaoundé et Douala. Un projet qui vise non seulement leur protection face aux risques de contamination à la Covid-19, mais aussi la promotion de l’accès aux services de la planification familiale, de la santé sexuelle et reproductive, ainsi que de la lutte contre les violences basées sur le genre. Pour Madame Marie Mbala Biloa, présidente de l’association des Bayam Sellam du Cameroun (ASBY), la Covid-19 est un monstre invisible, un ennemi qui a ruiné le petit fonds de commerce de plusieurs centaines de milliers de femmes sur les 3 millions de membres qu’elle compte sur l’ensemble du territoire national. Aussi, après avoir remercié le MINPROFF et l'UNFPA, a-t-elle souhaité que d’autres initiatives de soutien à l’endroit des Bayam Sellam soient de nouveau effectuées.

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C’est dans la matinée du 17 septembre 2020, aux alentours de 08 heures que débuta au bâtiment annexe du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), la cérémonie de rétrocession du matériel de production des masques lavable de fabrication artisanale et du savon au profit des Centres de promotions de la Femme et de la Famille (CPFF) dans les villes de MBALMAYO , POUMA , EDEA et KRIBI.

Présent à cette cérémonie, étaient Son Excellence M. Richard Bale, Haut-Commissaire du Canada au Cameroun, M. le Représentant de CUSO INTERNATIONAL, AWOUNKEU François,  le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Mme. Marie Thérèse ABENA ONDOA accompagnée de sa suite.

Ladite cérémonie s’est ouverte avec un mot  du partenaire CUSO INTERNATIONAL, suivie du propos de circonstance de Monsieur le Haut-Commissaire du Canada au Cameroun et d’une allocution de Madame la Ministre, qui s’est étendue notamment  sur le fait de la contribution sociale des femmes suivant les effets néfastes de la pandémie  COVID-19, tout en exprimant sa profonde gratitude pour l’initiative entamée par ses partenaires pour la remise de ce matériel. Ce matériel est constitué de: 12 machines de production des masques (industriel et manuel), 03 machines à coudre, 04 kits de production des masques contenant des tissus homologués et du matériel de couture pour une production de départ de 200 masques par CPFF, 04 kits de production de savon liquide pour une production moyenne de 10 litres de savon et avec un don de contenance choisie selon les préférences de chaque CPFF. Il faut dire que, l’activité de ce jour, participe à la stratégie du Gouvernement pour la transformation des CPFF en véritables incubateurs pour l’économie des familles à travers le renforcement de leur savoir-faire et savoir-être et partant, une participation plus perceptibles au développement des communautés.

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On   Saturday, the 29th of August 2020, the Junior Parliamentarians of Cameroon for the United Nations took an Oath of Service at the Yaoundé
Congres Center. There were more than 200 in number. These young Cameroon come from all the 10 regions of Cameroon, is made up of
Diplomats, Deputies, Ambassadors and Junior Senators. The main objective of the association is to popularize and promote the
implementation of the 17 Sustainable Development Goals.
On the area of gender equality, it is very important highlighting here that according to the Executive Bureau 2020-2021, there 102 female
Junior Parliamentarians out of a total of 217. In detail, there are 26 female Junior Senators out of 63, 92 female parliamentarians out of
44, 05 Diplomats out 05, 15 Ambassadors out 45 and 12 Miss United Nations who are all female.

During this oath taking ceremony, the representative of the Ministry of Women’s Empowerment and the Family, Mrs KENDEMEH Vivian Joy, Sub
Director for the Promotion of Gender, made an elaborate presentations of the Sustainable Development Goal number 5 which is on Gender
Equality SDG 5. The objective of the presentation was to increase the understanding of the Junior parliamentarians on the SDG 5 and the
structures of inequality and the relative position of men and women in the society, raise their awareness of gender issues and lastly show
the link between gender equality and women’s empowerment.

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Le ministère de la promotion de la femme et de la famille a organisé une cérémonie de dénonciation des atrocités subies par les femmes dans les régions en crise camerounaise.

Mardi 1er septembre 2020, esplanade arrière de l’hôtel de Ville de Yaoundé, plus de 500 personnes ont répondu présent à ce rendez-vous. Un mardi différent des autres, mardi noir, couleur du deuil. Le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille et d’autres femmes membres du gouvernement, du parlement et des Secrétaires Généraux ont,  à travers cette cérémonie, dénoncé les atrocités dans les régions en crise,  la perte de ces femmes, celles qui payent le plus lourd tribut dans les conflits. « Transformées en kamikazes, elles sont parfois utilisées pour semer la mort, la terreur. Elles sont enlevées, séquestrées, violées, forcées au mariage. Pire encore, elles sont enterrées vivantes, brulées vives, dénudées, torturées et humiliées, ligotées et écartelées, mutilées et égorgées comme des bêtes de somme », déclare la Ministre ABENA ONDOA née OBAMA Marie Thérèse. La couleur noire abhorrée par tous dans le vestimentaire, reflète toute la symbolique de la douleur, de la tristesse et des larmes de toutes les familles touchées. Pendant presque deux heures, il a été question de recueillement en l’honneur des femmes camerounaises victimes de ces atrocités. Celles qui sont mortes dans le silence et aussi celles qui ont connu une mort relayée par les réseaux sociaux à savoir Florence AYAFOR en 2019, et plus récemment MBAH Treasor à Bamenda et Comfort TUMASAM à Muyuka. L’honorable MONJOWA LIFAKA Emilia, ensuite Msgr Jean Paul ONDOUA, ont parlé de la femme, de son importance dans la vie et dans la religion et surtout la nécessité pour tous de la respecter. Cela était accompagné de chants, de prières. « Pourquoi les filles, les enfants, les femmes ? Celles par qui tout humain vient au monde, la mère de l’humanité, celles qui portent et protègent la vie. Tuer une mère est un sacrilège, une abomination pour nos sociétés. Ensemble disons stop aux atrocités perpétrées sur ce que le Cameroun a de plus cher, les femmes et les enfants », dit la MINPROFF. Cette déclaration a été remise à la Représentante du Premier Ministre.

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le CPFF de Mokolo en partenariat avec Plan international et le HCR

en studio à la radio communautaire Écho des montagnes pour relever l'impact

de la pandémie sur l'économie des familles et proposition des astuces à la communauté pour s'en sortir

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Le thème retenu au Cameroun en 2020 est : « Femmes africaines et les défis liés à la pandémie du Corona virus ». Cette journée a été marquée par une cérémonie à double-portée : la déclaration le jeudi 30 Juillet 2020, de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, madame ABENA ONDOA née OBAMA Marie Thérèse et la remise des appuis divers aux femmes porteuses des Activités Génératrices de Revenus (AGR) dont le quotidien a été fragilisé par la pandémie du Corona virus, aux déplacées internes ainsi qu’aux femmes ressortissantes de la Sous - région d’Afrique Centrale.

Les points de réflexion autour desquels ont été menés les activités de la JFA ont porté sur: la résilience des femmes et des filles en général et notamment en milieu rural face aux conséquences socioéconomiques de la Covid-19, le renforcement de leur pouvoir économique, la promotion de l’entrepreneuriat féminin, le renforcement de leur accès à la formation , aux technologies de l’information et de la communication, et à l’économie numérique ; le renforcement du système de protection et d’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant en santé de reproduction et lutte contre le VIH-Sida. Sur le plan politique, la Minproff dans sa déclaration fait remarquer que beaucoup reste encore à faire, malgré les avancées non négligeables réalisées avec 11 femmes ministres, 26 femmes aux Sénat, 61 femmes à l’Assemblée Nationale et 37 femmes dans les Exécutifs communaux.

Un accent a par ailleurs été mis sur la réalité de continuer de combattre la Covid-19 qui fait toujours d’énormes ravages au sein des familles. L’impérieuse nécessité du respect des mesures barrières s’applique d’après la Minproff, autant à la femme qu’à tous. Il s’agit donc du « lavage des mains, du port obligatoire d’un masque de protection, du respect de la distanciation sociale, de la proscription des rassemblements et de la poignée de main, de tousser dans le pli du coude ou dans un mouchoir et d’appeler le 1510 en cas d’aggravation des symptômes ».

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C’est dans le cadre de la riposte contre la pandémie du coronavirus, que se situe l’audience accordée le jeudi 23 Juillet 2020 par la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille à ses partenaires ONU-Femmes et UNICEF.

A cet effet, Madame HIND JALAL, Représentante d’ONU-Femmes et Monsieur Jacques BOYER, Représentant de UNICEF, se sont accordés pour la réalisation d’un projet datant du 05 Juin 2020 pour la production de 30 000 masques, confectionnés par des couturières du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille de Yaoundé 6. La fierté exprimée tant par les deux organismes que le MINPROFF, de voir ce projet réalisé a été matérialisée le jeudi 23 Juillet 2020, par la remise officielle desdits masques à Madame ABENA ONDOA née OBAMA Marie-Thérèse, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille pour une redistribution aux populations vulnérables.  Le projet a été d’autant plus porteur du fait qu’un business model a été développé avec KmerPad Association, partenaire d’exécution pour un transfert réel de technologie à l’endroit des cibles. Cette initiative a également permis à certaines femmes de bénéficier d’une expertise en termes de renforcement de capacités, et de pouvoir en tirer des dividendes.