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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Les médias et réseaux de communication en ordre de bataille.

Une plateforme de communication en faveur de la Planification familiale réunissant les médias, les cellules de communication des ministères, la société civile, les ONG et les artistes, vient de voir le jour sous la houlette du Ministère de la Santé Publique et du Fonds des Nations Unies pour la Population.

Le but de la plateforme est de générer la demande en planification familiale. Cela consiste à garantir le prolongement, au niveau local, de l’information et des connaissances précises sur les méthodes modernes de planification familiale au moyen d’une coordination et d’une harmonisation efficaces des interventions. C’est à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités des médias et réseaux de communication sur la planification familiale et la promotion des méthodes contraceptives modernes, tenu du 16 au 19 octobre 2018 à Edéa, que les bases de cette task force de communication ont été posées. S’en sont suivis, deux autres rencontres à Mbalmayo et à Yaoundé, les 20- 21 et 27-28 novembre 2018 respectivement.

Pourquoi une plateforme de communication pour la planification familiale ?

Selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 2011, la mortalité maternelle est très élevée au Cameroun, soit 782 décès pour 100 000 femmes. La Planification Familiale est une intervention susceptible de contribuer à la réduction de cette mortalité de 30% pour atteindre les Objectifs de Développement Durable, en l’occurrence l’objectif N°3, moins de 70 décès pour 100 000 femmes d’ici à 2030. Robinson MBU, Directeur de la Santé Familiale au Ministère de la Santé Publique, justifie donc la mise sur pied de la plateforme de communication par la faible prévalence contraceptive qui est de 24% (EDS, 2011) et les besoins non satisfaits en Planification Familiale qui se chiffrent à 18% (Enquête à indicateurs multiples MICS, 2014) corollaires de la faible communication.

Ensuite, dans le cadre de « Family Planning 2020 », le Cameroun s’engage à : augmenter le taux de prévalence contraceptive de 24 à 30% ; à institutionaliser le renouvellement de certaines méthodes par les communautaires, notamment la pilule et l’injectable à date, afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale ; à amener au moins, 75% des familles à adopter les pratiques familiales essentielles ; à sensibiliser la communauté nationale à l’appropriation de la Planification Familiale…

L’apport du MINPROFF

C’est à ce niveau que le Ministère de la Santé Publique et celui de la Promotion de la Femme et de la Famille fédèrent leurs énergies. En effet, une des trois actions du programme 573 du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille relatif au développement de la famille et à la protection des droits de l’enfant, vise la mobilisation des communautés pour la santé et les pratiques familiales essentielles. Il s’agit en fait de renforcer la sensibilisation en faveur de la promotion des pratiques familiales essentielles dont la Planification Familiale.

La Planification Familiale est un ensemble de mesures et de moyens d’éducation, de prise en charge et de régulation de la fécondité, mis à la disposition des individus et des couples, afin de contribuer à réduire la mortalité et la morbidité maternelle, infantile et juvénile, les grossesses non désirées et les avortements provoqués, et assurer ainsi le bien-être de la famille. La Planification Familiale préconise à cet effet, le contrôle des naissances (faire le nombre d’enfants que l’on souhaite) et l’espacement des naissances, sans souci de taille.

Demeurée au niveau des formations sanitaires depuis les années quatre-vingt, la promotion de la Planification Familiale vise désormais les communautés afin de juguler les confusions, les mauvaises interprétations et les rumeurs néfastes sur les méthodes contraceptives modernes, en apportant la bonne information.

Rappel des méthodes de contraception en planification familiale.

           - Méthodes hormonales

Contraceptifs oraux combinés

Contraceptifs oraux progestatifs

Injectables

Implants

            - Méthodes de barrières

Condoms

Spermicides

Diaphragmes

Capes cervicales

            - Méthodes mécaniques

Dispositifs Intra- utérin (D.I.U)

           - Méthodes chirurgicales       

Ligature des trompes

Vasectomie

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Campagne « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles »

 

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La Campagne qui s’est déroulée cette année sous le thème : « Lutte contre les violences faites aux femmes : prêter une oreille attentive aux souffrances des survivantes », a connu son lancement le 27 novembre 2018 au Hilton hôtel. La campagne « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » est une initiative de l’Institut international pour le leadership des femmes (Women’s Global Leadership Institut), coordonnée par le Centre pour le leadership Global des femmes (Center for Women’s global Leadership). Elle a lieu tous les ans depuis 1991, du 25 novembre, Journée Internationale pour l’élimination à l’égard des femmes, au 10 décembre, Journée des Droits humains. C’est l’occasion de galvaniser, de dynamiser les actions qui visent à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles partout dans le monde.

Pour le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, madame ABENA ONDOA née OBAMA Marie-Thérèse, « ces 16 jours sont juste une intensification des activités qui se passent au quotidien ». Il s’agit de prévenir et de sensibiliser les populations en général et les victimes en particulier. Les violences faites aux femmes persistent malgré la mobilisation. D’après la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies, Madame Allegra BAIOCHI, les chiffres parlent beaucoup. On note que plus de 55% de femmes au Cameroun ont subi des violences diverses.

Parmi les causes, on relève l’ignorance des hommes et des garçons qui cherchent généralement à justifier et à légitimer leurs actes. Situation encore plus aggravée par les crises sociopolitiques. L’objectif de la campagne 2018 était donc de « combattre le silence » et d’amener les victimes à s’exprimer et à dénoncer leurs bourreaux. Il était également question de leur faire comprendre qu’il existe une justice capable de réprimer ces délits.  D’où le slogan « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et les filles ». Et comme pour les autres années, la couleur orange est un élément clé de la lutte pour attirer l’attention de tous.

 

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SIGNATURE DE LA CONVENTION MINPROFF-MIFED :  une étape majeure dans le processus d’implémentation de la Stratégie Nationale de la Finance Inclusive au Cameroun.

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     L’autonomisation des femmes compte parmi les défis majeurs du Cameroun pour parvenir à un véritable développement durable. A cet effet, le Gouvernement du Cameroun, en collaboration avec tous les acteurs du secteur, a élaboré un Document de stratégie nationale de la finance inclusive adoptée en 2013, dans le but de réduire la pauvreté de manière significative et durable à travers une offre de services financiers et bancaires de base à faible coût pour des consommateurs en difficulté et exclus des services financiers classiques, telles que les femmes et les jeunes, leur permettant l’amélioration de l’accès aux services financiers car, au Cameroun, plus de 92 % des femmes camerounaises œuvrent dans le secteur informel. Elles ont par conséquent besoin d’un accompagnement spécifique.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Promotion du Genre et Accélération de l’Autonomisation Economique des Femmes le long du projet routier Batchenga-Ntui-Yoko-Lena » exécuté dans le cadre du Programme d’appui au secteur des transports, Phase 1 « aménagement de la route Batchenga – Ntui – Yoko – Lena », il est prévu la mise en place d’une ligne de financement des activités génératrices des revenus des femmes le long de ce tronçon routier. C’est ainsi qu’une étude portant sur l’identification et l’analyse des Établissements de Micro Finance et autres initiatives de financement local des activités des femmes dans la zone de déploiement du Projet routier, a été réalisée et a permis d’identifier le Réseau des Caisses Villageoises d’Épargne et de Crédit Autogérées (CVECA) du Réseau A3C/MIFED comme la principale structure de financement intervenant dans cette zone, susceptible d’être partenaire du Projet dans le cadre du financement des activités des femmes, dans les localités situées sur l’axe routier Batchenga-Ntui-Yoko-Lena.

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Un Manuel de Procédures de gestionde ce fonds a été élaboré et validé par les parties prenantes que sont ONUFemmes qui assure l’assistance technique de ce projet, le MINPROFF et d’autres partenaires impliqués dans le processus, le 22 décembre 2017. Le 19 juillet 2018, une Convention de Partenariat a été signée entre le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et la Microfinance et Développement (MIFED) représentant le réseau des caisses villageoises. Cette convention devra régir le fonctionnement du fonds d’appui aux AGR des femmes.

          Cette convention de partenariat a pour objet de définir les conditions et les modalités de collaboration entre le MINPROFF et la MIFED en vue de la conduite des opérations de fourniture des services liés au financement des activités génératrices de revenus des entrepreneures situés le long du corridor routier Batchenga – Ntui – Yoko – Lena.Il s’agit concrètement :

          Pour le MINPROFF :

          Pour MIFED

          La mise en place d’une ligne de refinancement de 100 000 000 FCFA apportera un changement positif sur les conditions de vie des opératrices économiques du corridor routier Batchenga – Ntui – Yoko – Lena et sur la rentabilité des activités des femmes de cette zone. Cette ligne de crédit permettra un réel accès des femmes vivant en zone rurale au crédit à travers un accompagnement de proximité.

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The Minister of Women’s Empowerment and the Family, ABENA ONDOA née OBAMA Marie Thérèse recently granted an audience to the outgoing Japanese Ambassador to Cameroon, Kunia OKAMURA. In the course of their discussions the diplomat made it clear that in his three years mission in Cameroon, the cooperation ties between the two nations through the Ministry of Women’s Empowerment and the Family were fruitful, with priorities to soothe women’s, children’s and families’ conditions. Japan gouverment has been a partner indeed to MINPROFF in its quest specially, in assuring gender welfare in order to empower women, children as well as refugees and displaced persons. He revealed to the minister to always count on the Japanese multi-purpose assistance in carrying out her future projects. All projects financed here in Cameroon, must be gender-sensitive projects. Cooperation will be insensified in security, humanitarian, food assistance to victims and internal displaced persons who are mostly women and children. First beneficiaries of the PAM food support project.  « Supporting women and children in distress is top priority »   he added.

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On her part, MINPROFF lauded the constant Japanese multi-purpose support to the gouverment, and her Ministry. She went further by downstream projects realised in 2016/2017 thanks to Japan’s largesse : the funding of the launching ceremonies of IWD, a Study  on Gender Based Violence, the Revision of the National GBV Strategy and National FGM Action Plan, an Elaboration of the 1325 Resolution of the Security Council «Peace, Women and Security and its related connexes, capacity-builing training sessions of 1000 Magistrates and Police Officers, creation of shelters, homes, cohesion settlements, capacity building training sessions in Japan for MINPROFF’s staff…On a pleasant note, Madam Minister saluted the Japanese government relentless support in carrying out future activities in empowering women and children  through education and mobilisation of families. The important personalities bidfarwell after a family photograph in front of the conference hall of the ministry.

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En dominant Éclair de Sa’a 5 buts à 0 en finale de la Coupe du Cameroun vendredi 09 novembre 2018 au Stade Militaire de Yaoundé, Louves minproff a franchi la dernière marche de la saison et se hisse ainsi au sommet du football féminin.

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          Le doublé Championnat/Coupe est l’objectif que s’est fixé l’encadrement de l’équipe du Ministère de la Promotion de la Femme et de la famille. Cet objectif a été atteint le 09 novembre 2018 au Stade Militaire. C’était à l’occasion de la finale de la coupe de Cameroun de football féminin. Les Louves ont étrillé Eclair de Sa’a sur un score sans appel de 5 buts à 0.

          Il a fallu 7 minutes aux Louves pour trouver la faille et ouvrir le score par l’intermédiaire de Glawdys EWODO AKOGO. Trois minutes plus tard, elle sale l’addition. Louves 2 et Eclair 0. Augustine NGO MBACK BATOUM signe la troisième réalisation à la 26ème minute tandis que Vanessa KIOMOGNE DJOMO plie complètement la partie à la 37ème. A la pause l’écart est de quatre buts.

          La seconde période est moins prolifique, parce que consacrée au beau jeu. « Il fallait faire le jeu, présenter un beau visage du foot féminin en général.Etant donné le score, le but était atteint. Revenir sur quatre buts avec les Louves est très difficile », se félicite la Capitaine Jacqueline JosianeNSIM. Pourtant, à l’ultime minute du temps règlementaire, Ariane Bebey BEYENE AKONO scelle définitivement le sort des filles de Sa’a en inscrivant un 5ème but pour les Louves. Pour la Capitaine, cette victoire n’a rien de surprenant. « Avant le match,nous étions à la fois sereines, concentrées et déterminées.Sereines parce que nous avions déjà éliminé FAP en ½ finales. Concentrées parce que six de nos titulaires sont parties défendre les couleurs nationales : trois avec les moins de 17 ans en Uruguay et trois avec les séniors à la CAN au Ghana. La détermination c’était compte tenu de la défaite de l’année dernière qui est restée au travers de nos gorges comme un arrière-goût amer ».

          Louves MINPROFF assure ainsi le doublé après avoir remporté le championnat émaillé de quelques litiges. C’est après plusieurs recours auprès de l’instance faîtière du football national (FECAFOOT), qu’elle a eu gain de cause et a été sacrée championne de la saison.

          Et la Capitaine Jacqueline Josiane NSIM de conclure : « Ce trophée et le championnat sont le résultat du travail abattu dès l’entame de la saison qui s’achève ainsi en beauté ».

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L’esplanade de l’hôtel de ville de Pouma a servi de cadre, le jeudi 20 septembre 2018, à la cérémonie de réception des travaux de réhabilitation du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de cette localité. Ladite cérémonie a été présidée par Madame Ongola martine, Directeur de la Promotion Economique de la Femme (DPEF) et Représentante personnelle de Madame ABENA ONDOA née OBAMA Marie Thérèse, Ministre de la Promotion de la famille. Deux temps forts ont ponctué cette cérémonie : la phase protocolaire et la visite du nouvel édifice.

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Trois discours ont ponctué la première phase, celui  de M. SOMAN François, Maire de Commune de Pouma qui a remercié le Gouvernement pour la mise en œuvre effective de la décentralisation ainsi que l’Association des Femmes et Filles Bikok (AFFEBIK) dont l’une des membres est initiatrice de ce vaste chantier ayant démarré le 05 avril 2018. De l’avis du Maire, cette action est la preuve de l’engagement de l’élite Bikok en général et des femmes en particulier, d’agir en faveur de l’épanouissement de la jeune fille camerounaise.

Ensuite, est intervenu le Représentant de la Fondation NSIA qui a présenté sa structure et les 34 projets déjà réalisés sur l’ensemble du réseau des filiales du groupe pour la promotion de l’éducation des enfants et des jeunes filles en Afrique.

Pour clôturer cette phase, Madame le MINPROFF dans son propos a remercié la Fondation NSIA pour le choix du CPFF de Pouma, un choix qui selon elle, va contribuer à l’amélioration de la qualité de l’offre de formation et l’accroissement du nombre de jeunes filles et femmes formées en vue de les rendre économiquement autonomes dans la zone.

Il convient de rappeler que le CPFF rénové a été construit et rétrocédé le 16 décembre 1985 au gouvernement par l’AFFEBIK. Après plus trente années de bons et loyaux services en faveur de la jeune fille Bikok, il fallait redonner à cet édifice une cure de jeunesse afin qu’il continue de jouer son rôle d’accompagnement des femmes er des jeunes filles de manière efficace.

 

Le CPFF de Pouma est bâti sur une superficie de 320m2 et comprend une grande salle et  trois  ateliers spécialisés pour:

Ce bâtiment comprend également deux bureaux un  pour le Directeur, un second un pour les Chefs d’Unité et quatre latrines modernes genre sensible.

En plus des travaux de rénovation, la Fondation NSIA a fait un don en matériel didactique constitué de :

 

Par ailleurs, la Fondation NSIA a offert des bourses de formation  à quinze jeunes filles issues de familles démunies. Au terme du processus de formation, elles pourront bénéficier du financement de leurs projets d’insertion professionnelle.

Voilà une fois de plus, un exemple réussi de partenariat public/privé pour l’autonomisation économique de la femme et de la jeune fille camerounaise.

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Dans le cadre de la promotion et de la protection de la petite enfance (EPPE) au Cameroun, le Ministère de l’Education de Base (MINEDUB) en collaboration avec le Bureau International de l’Education a organisé du 02 au 04 Mai 2018 dans la salle de la Commission Nationale pour l’UNESCO, un atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’encadrement de la petite enfance.

Cette session de formation qui s’inscrit dans le prolongement de celles de 2016 et 2017 avait pour objectifs de :

L’enfant est au centre de toutes les préoccupations et stratégies éducatives. Mais, il fait l’objet dans notre pays d’un morcellement dû au fait qu’il reçoit l’apport de plusieurs administrations publiques, associations et société civile dans son développement intégral.  De ce fait, les actions de ces différents acteurs doivent être coordonnées et non isolées pour un meilleur impact sur l’enfant.

Les Experts du Bureau International de l’Education, Facilitateurs de l’atelier été démontré que grâce à l’EPPE, l’on arrive aux résultats suivants :

Au regard de cette plus-value, les experts recommandent aux pouvoirs publics d’investir courageusement dans la petite enfance, le retour sur investissement étant assuré. Bien plus, l’agenda 2030 le recommande.

Au cours de la formation, il a beaucoup été question du développement des structures l’encadrement de la petite enfance que sont notamment les crèches et haltes garderies dont la gestion a été confiée au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille par décret N° 2017/0039/PM du 19 Jan 2017.

Au terme de l’atelier, les recommandations ci-après ont été formulées :