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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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35eme  édition de la Journée Internationale de la Femme au Cameroun

 

Thème : « Promotion de l’égalité et protection des droits de la femme à l’horizon 2020 : dresser le bilan des actions menées, fixer un nouveau cap ».

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La journée de la femme africaine a été instituée le 31 juillet 1962 comme journée panafricaine des femmes à Dar Es salam, en Tanzanie. Elle traduit le courage et l’engagement des femmes aux cotés de leurs dirigeants pour la libération du Continent du joug colonial et l’émancipation de la femme africaine.

Le thème adopté cette année: « Décennie de la Femme africaine, l’heure du bilan, responsabilité partagée » couvre la période de 2010-2020. Au cours de laquelle, les Etats Africains se sont engagés à mettre en place des politiques conséquentes et soutenues destinées à améliorer la situation des femmes et des filles dans des domaines critiques tels que l’éducation, la santé, l’économie, l’emploi, la protection de l’environnement…etc. la 57ème édition de la Journée de la Femme Africaine (JIFA) puisqu’il s’agit d’elle s’est célébrée le 31 juillet 2019 à Kousséri dans la Région de l’extrême nord, département du Logone et Chari.

 

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Le jeudi 1er août 2019, à Ebolowa, deux experts des Services Centraux du Ministère et un Rapporteur, ont pris part à l’atelier régional pilote d’élaboration des indicateurs communaux de suivi de la prise en compte du genre dans les interventions locales de développement, qui a eu lieu au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille d’Ebolowa . Cet atelier d’une journée a été organisé par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille avec l’ONG CUSO International. Y ont pris part les secrétaires généraux, les adjoints-maires et les conseillers municipaux des communes des départements de la Mvila et de la Vallée du Ntem dans la Région du Sud.

La prise en compte de la dimension genre dans les politiques étant un impératif des temps modernes pour toutes les organisations de développement, elle s’appuie sur des outils dont notre pays s’est doté notamment la Politique Nationale Genre et son plan d’actions multisectoriel de mise en œuvre. Cet  atelier de renforcement des capacités s’est inscrit dans la logique de continuité des actions de promotion de la représentativité des femmes au niveau des interventions en faveur du développement local ce qui a  permis une bonne appropriation de la notion d’indicateurs  de suivi de la prise en compte du genre dans les interventions  locales de développement ; une bonne maitrise de  la formulation des indicateurs de suivi de la prise  en compte du genre pour l’obtention  de résultats concrets et réalistes  et des  recommandations pertinentes pour les prochaines étapes.

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Au cours d’une réunion d’échanges multisectorielle le 18 juillet 2019 au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, Madame la Représentante de Women in Alternative Action (WAA) a indiqué que la WAA Cameroun, en collaboration avec Amplify Change, et bénéficiant du soutien du MINPROFF et d’autres parties prenantes, planifie dans le cadre du projet « Améliorer la réponse juridique et socioculturelle au mariage d’enfants au Cameroun» des actions afin de garantir que les jeunes filles et les organisations de la société civile et d' autres défenseurs puissent avoir une législation en place qui protégera la jeune fille contre le mariage d’enfants .

En relevant le retard du Cameroun du point de vue de la législation spécifique de ce fléau, elle a souligné que l'adoption d'une loi permet au gouvernement de clarifier sa position en la matière. Aussi a-t-elle ajouté qu’une réunion de consultation à l’attention d’un bon nombre de parties prenantes afin de recueillir des commentaires et de valider les éléments clés et le mandat du consultant chargé de la rédiger, est de toute première importance. Elle a enfin attiré l’attention des participants sur la liste des points clés justifiant la pertinence d’une loi spécifique sur le mariage d’enfants.

Les échanges qui ont abordé la nécessité ou non d’une loi spécifique pour mettre fin au mariage d’enfants. Tous les contours de la question du mariage d’enfants, ont porté essentiellement sur :

A l’issue de la rencontre, eu égard à la richesse et à la pertinence des arguments soutenus, les participants se sont accordés sur la nécessité d’une loi spécifique pour le mariage d’enfants. Les principales résolutions qui s’en sont suivies étaient les suivantes :

En termes de recommandations formulées, l’on retient qu’il faut :

Le projet ayant été jugé pertinent, la poursuite du processus est vivement encouragée, a-t-elle conclu.

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Le jeudi 18 juillet 2019, dès 14 heures 15 minutes, dans la salle de conférences du Ministère, Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a présidé la cérémonie d’ouverture de la réunion d’échanges sur l’opportunité d’une loi sur les mariages d’enfants.

Saluant la précieuse contribution de la société civile dans la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de protection de l’enfant, qui est à l’origine du projet objet de la présente rencontre, Madame le Ministre s’est dite satisfaite du partenariat pour la promotion de l’égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes et des filles. Elle a indiqué que ce phénomène se nourrit entre autres des pesanteurs socioculturelles sexistes au sein des communautés où la pratique a cours. Il cause en effet, de sérieux dégâts sur la santé, altère le potentiel des victimes, hypothèque leur épanouissement et leur capacité à participer.

En évoquant les statistiques y afférentes qui démontrent à suffisance que les mariages des adolescentes sont une violation grave des droits fondamentaux de cette catégorie, Madame le Ministre a rappelé la volonté politique du gouvernement, traduite par la mise en œuvre les cadres et agendas mondiaux, régionaux et sous régionaux portés sur le développement durable, avec un point d’honneur sur la protection des filles, qui a motivé la signature d’une déclaration conjointe du conseil des droits de l’homme en 2014 appelant à l’adoption d’une résolution sur le mariage d’enfants.      Dans le sens de son alignement aux textes internationaux et autres conventions sur la protection des droits des enfants, le Cameroun a lancé en novembre 2016 la campagne nationale portée par l’Union Africaine pour mettre fin aux mariages d’enfants et dispose d’un plan d’action, bien que de l’environnement socio politique en proie aux crises diverses ne soit pas toujours favorables à sa mise en œuvre satisfaisante. D’importantes mesures ont été prises dont le réaménagement du Code pénal à la faveur des dispositions réprimant les mariages d’enfants, et encourageant au renforcement de l’éducation des filles. Au rang des actions en cours, la sensibilisation des communautés sur le fléau ; plusieurs ateliers d’orientation des leaders traditionnels et religieux, des parlementaires, des jeunes et adolescents, et plaidoyer via les médias pour le respect des droits des filles. Elle a en outre évoqué le suivi des indicateurs régionaux et nationaux sur la question, des rencontres régionales se sont multipliées dont la plus récente du 16 au 19 juin 2019 à Dakar, qui a été l’occasion pour les pays de la sous-région de partager et de capitaliser des expériences et bonnes pratiques de lutte notées dans les pays, d’inciter les Etats à créer un cadre juridique légal favorable à l’élimination de ces pratiques néfastes.

  A la fin de son propos, elle a précisé qu’en vue de mettre en œuvre cette recommandation, la présente séance de travail trouve sa pertinence dans la nécessité pour le gouvernement en collaboration avec la WAA et les autres partenaires en présence, d’apprécier l’opportunité d’une loi spécifique pour mettre fin à ce phénomène.

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Dans le cadre de la  mise en œuvre de sa stratégie  d’accompagnement du Gouvernement  du Cameroun à travers le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONUFEMMES)  a retenu le Cameroun  comme pays pilote  du développement du Programme Phare (PP) Making Every Woman and Girl Count (MEWGC)  avec pour principal objectif de fournir une assistance technique pour améliorer la production de statistiques sur le genre dans tous les domaines des ODD.

Pour ce faire, un cadre organisationnel du programme MEWGC au Cameroun a été mis en place par la création d’un Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun (CISGC) par  Décision   N°079/D/MINPROFF/SG/DEPC  du 02 mai 2019. A cet effet, le CISGC est un organe d’orientation stratégique et de supervision de l’appui au suivi-évaluation de la Politique Nationale Genre (PNG) à travers l’amélioration de la production et l’utilisation des statistiques de genre au Cameroun pour un meilleur suivi des ODD. A ce titre, il assure la coordination et le suivi des activités mises en œuvre par le gouvernement en matière de genre et statistiques ainsi que de prise en compte du genre dans la mise en œuvre des ODD et des autres cadres de planification internationaux, régionaux et nationaux.

            Pour le démarrage de ses activités,   la première session dudit comité s’est tenue le jeudi 25 juillet 2019 à l’Hôtel AZUR de Yaoundé en vue de l’appropriation   du programme MEWGC et  la validation du plan de travail 2019.

  1. OBJECTIF
  1. Objectif général

La rencontre avait pour principal objectif de valider le plan de travail 2019 du Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun.

  1. Objectifs spécifiques

De manière spécifique, il était question de :

  1. PRINCIPAUX RESULTATS ATTENDUS

L’approche méthodologique retenue pour la conduite des travaux était essentiellement participative. Ainsi, les travaux se sont déroulés en plénière au travers des échanges, les question/réponses, les discussions dirigées.

DEROULEMENT DES TRAVAUX

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour :

Mot de la représente Adjointe de ONU- FEMMES

Madame HIND JALAL, Représentante Adjointe d’ONU Femmes, a tenu à rappeler qu’en septembre 2015, les gouvernements se sont unis autour du Programme de développement durable à l'horizon 2030, avec 17 nouveaux objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles visant à éliminer la pauvreté, à combattre les inégalités et à promouvoir la prospérité d'ici 2030 tout en protégeant l'environnement. Elle a indiqué que l'agenda 2030 définit l'ODD 5 intitulé : « Réaliser l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles d'ici 2030 », ainsi que 37 objectifs liés au genre dans 10 autres ODD.

Seulement, fait-elle remarquer, 80% des indicateurs d'égalité de genre dans les objectifs de développement durable (ODD) manquent de données. Afin de rendre visibles les progrès réalisés pour l’atteinte des ODD, elle a relevé qu’ONU Femmes voudrait s’assurer que les données statistiques en genre sont disponibles, accessibles, analysées et utilisées pour éclairer l’élaboration des politiques, faire le plaidoyer, renforcer l’appropriation de l’égalité des sexes et promouvoir l’autonomisation des femmes.

Madame la Représentante Adjointe a ainsi fait savoir qu’en 2017 le programme Making  Every Women and Girls Count (MEWGC) a été mis en place et le 20 juin 2019 un  séminaire-atelier du Comité Technique opérationnel a eu lieu et a eu pour livrable le plan de travail 2019 qui devra être validé au cours de cette 1ère session du CISGC. Elle s’est félicitée de cette session qui marque une avancée notoire dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme. Ce comité en effet, dont le but est de veiller à ce que le Comité Technique s’aligne aux orientations politiques nationales en l’occurrence celles de la PNG. Elle a conclu son propos en annonçant le nouveau logo du programme MEWGC qui est désormais « Women  count ».

Mot introductif du Président du Comité Interministériel

Monsieur Moussa AOUDOU, Président du Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun (CISGC), a après les civilités d’usage, exprimé sa profonde gratitude à ONU femmes Cameroun pour l’appui technique et financier constamment apporté à la promotion de l’égalité de sexes et l’autonomisation des femmes et qui pour le même élan, a rendu possible cette importante rencontre. Il a ensuite remercié tous les responsables des administrations publiques/parapubliques et du SNU présents, qui ont bien voulu y prendre part.

Monsieur le président du CISGC, reprenant les engagements du Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, qui a placé la promotion de la femme au centre de son septennat des grandes opportunités, a indiqué que pour atteindre cet objectif, il est question de créer des conditions qui garantissent un épanouissement optimal de la femme camerounaise et une pleine participation de celle-ci à la lutte contre la pauvreté et au développement du pays. Par ailleurs, la famille étant le socle de la société, l’épanouissement de chacun de ses membres passe par une évaluation juste des actions entreprises dans ce sens. C’est dans cette optique que le gouvernement camerounais en collaboration avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), le secteur privé et les Organisation de la Société Civile, met en œuvre des actions qui permettent aux femmes de faire face avec plus d’efficacité aux problèmes économiques et sociaux auxquelles elles sont confrontées. Aussi importe-il de disposer des données statistiques sur le genre, afin d’établir une bonne situation de référence en la matière au Cameroun ; ce qui permettra, à terme d’évaluer les avancées par rapport aux politiques genres énoncées dans le DSCE et les ODD.

Ayant également précisé que le Cameroun est un pays de niveau 2 où la production  et l’utilisation des données statistiques sensibles au genre est irrégulière, il a fait état de ce que le pays a été retenu comme pays pilote dans le cadre du développement du Programme phare « Making Every Woman and Girl Count» (MEWGC) d’ONU Femmes, avec pour principal objectif de fournir une assistance technique pour améliorer la production de statistiques sur le genre dans tous les domaines des ODD.  Ledit programme appui le MINPROFF dans la mise en place d’un Système d’informations Statistiques (SIS) efficace. Et, c’est dans ce cadre que le Comité dont la première session s’est tenue ce 25 juillet 2019 a été créé.

Ce Comité est un organe d’orientation stratégique et de l’appui au suivi/évaluation de la Politique Nationale Genre(PNG) à travers la production et l’utilisation des statistiques de genre au Cameroun pour un meilleur suivi des ODD. Cet organe assure la coordination et le suivi des activités mises en œuvre par le gouvernement en matière de genre et statistiques. Aussi a-t-il conclu son propos en prescrivant efficacité et sérieux pour arrêter le plan de travail 2019.

Présentation du programme Making Every Woman and girl Count (MEWGC)

 La présentation du programme MEWGC par Paulette BEAT SONGUE, Coordinatrice de programme gouvernance,  était articulée autour de la Justification du programme; du Problème à résoudre et de la solution proposée ; des Objectifs du Programme MEWGC ;  des  Résultats attendus ; du  Processus de sélection des pays ; des Etapes à franchir ; de la Phase préparatoire du programme MEWGC en 2018 ; des Objectifs et résultats de MEWGC au Cameroun  et des Activités menées dans le cadre du Programme MEWGC en 2019 .

L’on retient  en substance qu’une évaluation nationale en “Statistiques de genre” a été réalisée en 2018 pour permettre d’avoir un document de projet pour le Cameroun et mobiliser les ressources nécessaires. Un document de projet “MEWGC” du Cameroun, a été élaboré sur la base de l’information collectée à cette 1ère  étape.  Ledit document a été validé lors d’un atelier national sur le genre et les ODD avec diverses parties    prenantes et un appui a été apporté à l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en place du Système d’ Information Stastistique du MINPROFF relatif aux questions d’égalité de genre.

          L’objectif général du programme MEWGC est de: « Rendre les statistiques de genre et les statistiques désagrégées disponibles, accessibles et les analyser pour éclairer l'élaboration des politiques, le plaidoyer et la redevabilité en vue d'assurer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. » Les résultats attendus sont les suivants :

          Les Activités du programme MEWGC du Cameroun  réalisées en 2019 sont les suivants :

Les échanges et commentaires enregistrés  ont porté sur :

Adoption et Validation du plan de travail 2019

Le plan de travail 2019, présenté par Monsieur MATIP Alain, Chef de la Division des Etudes, de la Planification et de la Coopération du MINPROFF, par ailleurs Secrétaire du CISGC, a déroulé les activités déjà menées et celles qui devront être menées au cours de l’exercice par le MINPROFF, l’INS, le BUCREP et  ONU Femmes. A l’issue de cette présentation, les observations ci-après ont été relevées :

          Le PTA 2019 du programme MEWGC a par la suite été validé à l’unanimité .

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Développement de l’Elevage (PRODEL), le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) a organisé du 13 au 15 juin 2019, le lancement de remises des actifs productifs aux personnes/ménages vulnérables issus des communautés pauvres et/ou affectées par les crises sociopolitiques et religieuses, notamment dans les Régions du Nord et de l’Extrême-Nord.

     En effet, la secte Boko haram a commis de nombreuses exactions engendrant des pertes humaines et matérielles dans la partie septentrionale du Cameroun. Ces conflits ont entrainé une extrême pauvreté dans cette zone du Pays. C’est ainsi que le MINEPIA, à Travers le PRODEL a mis sur pied des stratégies permettant d’améliorer la résilience des communautés pauvres et affectées par la crise qui sévit dans les deux Régions ci-dessus mentionnées. Ce Projet dont le budget total est de 60 milliards , cible environ 120 000 ménages d’éleveurs, notamment les groupes vulnérables dont la majorité est constituée des femmes, des jeunes et d’autres personnes à risque, les services publics et privés d’appui à l’élevage et les prestataires des services intervenant dans les chaînes de valeurs d’élevage (bovin-lait, bovin-viande, petits ruminants, porcs volailles et miel).

     Soixante sept (67) communes comptant chacun 100 ménages sont concernées, pour un total de 6 700 ménages pauvres environ qui bénéficieront de cet appui du Gouvernement pendant la durée du Projet.

      Sous la conduite de Monsieur le Ministre de l’Elevage, des pêches et des industries Animales, ces descentes ont connu la participation effective de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), de Monsieur le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord, du Coordonateur National du PRODEL et ses collaborateurs, des Autorités Administratives et Religieuses, les invités spéciaux et les populations des communes concernées.

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Concernant ladite phase de lancement, 07 communes  de la Région de l’Extrême-Nord ont été visitées pendant la période du 13 au 15 juin 2019, à savoir : Maroua /Salak, Kolofata, Tokombéré, Meri, Kaélé, Dziguilao et Kar Hay. Sept cent (700) ménages au total à raison de 100 ménages par commune ont bénéficié chacun de 10 têtes de petits ruminants (moutons et chèvres). Il était question au cours de ce processus de procéder à la remise de 1000 petits ruminants par commune. Le lancement s’est poursuivi dans deux communes de la Région du Nord du 17 au 18 juin 2019 à savoir Garoua  et Figuil.

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