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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

      Dans le cadre des activités marquant la célébration de la 47ème  édition de la  Fête Nationale du Cameroun, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a pris part à la 3ème édition du « Village de l’unité et de l’intégration nationale », organisée  à cette occasion par le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC) du 13 au 20 mai 2019, au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé. L’objectif principal de cet évènement était de promouvoir le vivre ensemble harmonieux, en vue de la mise en exergue des fondements historiques et des potentialités nécessaires à la construction d’un Cameroun uni dans sa diversité, fort, prospère et émergent.

      Sous la supervision générale de Monsieur le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, la cérémonie d’ouverture officielle et solennelle du « Village de l’unité et de l’intégration nationale » s’est tenue dans la matinée du  jeudi 16 mai 2019. Elle a connu la participation effective de plusieurs membres du Gouvernement (MINPMEESA, MINEFOP, MINADER, MINEPIA), des représentants des autres administrations (MINPROFF, MINESEC, MINCOMMERCE etc...),  ainsi que celle des Organisations de la Société Civile.

      Le nœud de l’activité a été la coupure du ruban symbolique par le MINJEC suivie de la visite des  stands et les échanges avec les exposants. Par la suite, Monsieur le Ministre accompagné de ses invités spéciaux a fait le tour des stands d’exposition des produits artisanaux et des denrées alimentaires issues de toutes les cultures camerounaises, des produits de santé naturels dont les coûts étaient accessibles à toutes les couches sociales. On pouvait également voir entre autres partenaires, Orange Cameroun, Nextel, les structures parapubliques et privées, chaque secteur venant montrer son savoir – faire. Cette phase a permis à ces hautes personnalités de passer en revue les activités, les produits, les projets et les programmes gouvernementaux ou non gouvernementaux.

      Les activités du  « Village de l’unité et de l’intégration nationale » ont débuté  le 13 mai  2019 et se sont poursuivies  jusqu’au  20 mai 2019 par l’animation des différents stands visités par plusieurs marcheurs issus des 07 Arrondissements du Mfoundi. A cette occasion, des activités socio-culturelles de sensibilisation, de formation et de loisir,  ont été organisées en faveur de toutes les couches de la société. Il s’agissait entre autres :

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Cet espace a été une occasion idoine pour  le MINPROFF, de présenter au grand        public les missions qui lui sont assignées à travers une gamme de documents notamment,            la plaquette des programmes et projets gouvernementaux, la PNG, le Plan d’Action           Multisectoriel de mise en œuvre de la Politique Nationale Genre au Cameroun, le   Manuel de Formation Politique des Femmes Camerounaises, le Guide de Prise en Charge         Intégrée des  Violences Basées sur le Genre, le Guide d’Education Prénuptiale,           Matrimoniale et Familiale, des dépliants portant sur l’engagement préventif du mariage,     entrepreneuriat féminin, la cartographie des CPFF, les prospectus des différents CPFF,       les missions des CPFF, la Résolution 1325, le Protocole de MAPUTO, etc…

Outre ces présentations,  les 03 stands mis à la disposition du MINPROFF par le MINJEC  ont été animés par les apprenantes des CPFF de Yaoundé 4, 5, 6 et 7 et par  leurs encadreurs, sous la supervision des Directeurs desdits  CPFF, de Madame  le Délégué Départemental du Mfoundi et de certains responsables de la Direction de la Promotion Economique de la Femme (DPEF).

A travers une participation active, les différents CPFF ont présenté leur savoir  - faire et leur savoir- être. Les produits exposés relevaient des filières de formation notamment : la décoration, l’esthétique, la coiffure, la teinture, l’industrie d’habillement, l’artisanat, la restauration, la transformation des produits agroalimentaires (produits bio made in Cameroon), le montage et la gestion des projets.

Les visiteurs ont particulièrement apprécié  les produits naturels locaux exposés par nos CPFF, notamment, la fève de cacao et ses dérivés, la poudre de gingembre sucrée et non sucrée.  A cet effet, il a été recommandé de mettre en place dans chaque CPFF une vitrine comportant les différents échantillons des produits bio made in Cameroon, pour l’information du grand public.

Il convient aussi de relever que les apprenantes du CPFF de Yaoundé 6 ont participé aux  jeux culturels qui se sont  déroulés les 14 et 15 mai 2019 dans l’enceinte du village et ont remporté plusieurs prix. Aussi, le MINPROFF a été gratifié par le MINJEC d’une Attestation de participation à ce grand Salon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’hôtel Futuris de Douala a abrité, du 02 au 04 avril 2019, un atelier de formation sur la gestion des cas pour le personnel du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) et ses partenaires des Régions de l’Ouest et du Littoral, travaillant dans le domaine des violences basées sur le genre. Ledit atelier était organisé par le MINPROFF (dont une équipe des services centraux conduite par Madame MOTO Francisca, Sous-directeur de la Promotion du Genre, prenait également part aux travaux), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Cette activité a été justifiée par le constat d’une adhésion insuffisante aux principes directeurs, y compris les principes de gestion de cas selon lesquels le survivant est l’acteur principal et le respect de ses souhaits doit lui garantir plus de pouvoir. Aussi, l’objectif principal de l’atelier était-il de renforcer l’action sur le terrain en matière de prévention et de réponse multisectorielle à la Violence Basée sur le Genre dans les situations d’urgence et d’élargir l’équipe de professionnels en VBG.

Au terme de la phase protocolaire de cette session de formation, plusieurs présentations ont pris le relais du déroulement des travaux sur des thématiques telles que les pratiques culturelles néfastes ; les principes directeurs et le référencement ; les modèles de programmes VBG dans la gestion de cas ; les procédures de gestion des cas ; la gestion de cas et les violences conjugales ; la gestion de cas et le support spécifique aux enfants survivants et enfin, la coordination et la supervision de la gestion de cas axée sur les survivants.

Chacune des thématiques présentées a débouché sur des échanges qui ont permis de dissiper les zones d’ombre découlant des préoccupations des participants.

Il est à noter que les cas pratiques dont la restitution se faisait en plénière, ont également accompagné les présentations sus-évoquées. L’assistance a eu droit à la projection d’une vidéo sur le viol des femmes en République Démocratique du Congo, dans le cadre du conflit qui y règne. Afin d’asseoir les notions de gestion de cas et de référencement, les participants se sont prêtés à un jeu de rôle.

En outre, en vue de produire la cartographie des services pour la prise en charge holistique des violences basées sur le genre, les participants ont été invités à renseigner par Départements, le tableau du recueil des informations sur les fournisseurs de services des Régions de l’Ouest et du Littoral.

L’essentiel de la cérémonie de clôture a porté sur la formulation des recommandations au rang desquelles :

 

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a été à l’honneur en Co-parrainant, avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC), la 10ème Session Régionale de l’Ecole Citoyenne et Politique de Yaoundé (ECPY) qui s’est tenue du 24 au 26 avril 2019, dans l’amphithéâtre de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC).

Axée sur le thème « Droit à l’éducation de la jeune fille : leadership et engagement politique pour le développement », cette session avait pour objectif principal de promouvoir le droit à l’éducation de la jeune fille, gage d’un leadership porteur d’un engagement politique pour une meilleure participation de cette dernière à la gestion des affaires publiques et au développement intégral de son pays.

Ce grand rendez-vous a vu la participation des responsables et personnels de l’ECPY, des parlementaires, des représentants des administrations publiques et privées, des universités de Yaoundé I et II, des Partenaires Techniques et Financiers, de la société civile, des pays de l’Afrique subsaharienne (Togo, Burkina-Faso, Gabon, République Centrafricaine, Tchad, République Démocratique du Congo) et des experts d’horizons divers. Pour sa part, le MINPROFF y était représenté par Madame HANDJOU Anne Chantal, CT2 (experte) et 05 auditrices désignées pour bénéficier d’une formation au cours de cette session notamment :

- MEBOE Jeanne (C/SSPCFPPE/DPEF) ;
- HADJIDJATOU Yasmi (CEA1/CECO/DEPC) ;
- BAYIHA LINGOG Cécile Claudine (CBCA/SDACL) ;
- FENDE LYONGA Susanah épouse MAKITA (cadre/CS) ;
- AGOUME Françoise Hortense (cadre/ DPSF).

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Cinq allocutions ont ponctué la phase protocolaire, émanant respectivement du Directeur de l’IRIC, du Président du Bureau Exécutif de l’ECPY, de la représentante du Représentant Résident d’ONU-FEMMES, du représentant l’Organisation Internationale de la Francophonie et du Secrétaire Général du MINJEC, en représentation du Ministre empêché. Ladite phase a été clôturée par le discours d’ouverture de Madame Marie Thérèse ABENA ONDOA, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Il est à noter que le séminaire de formation a été marqué par les axes thématiques, les travaux en atelier et les restitutions, pour l’édification d’environ une centaine de participantes.

Au sortir de cette 10ème Session Régionale de l’ECPY, les recommandations ci-après ont été formulées à l’endroit du gouvernement :

- revoir à la hausse l’enveloppe budgétaire des Ministères à caractère social (MINPROFF, MINAS, MINJEC, etc) ;
- intensifier les sessions de sensibilisation et de formation des jeunes filles ;
- renforcer le financement des activités et projets mis en place par les jeunes filles.

Dans le même ordre d’idées, d’autres recommandations ont été formulées à l’endroit des organisations politiques et religieuses, des parents et des familles ainsi que des médias et des utilisateurs des réseaux sociaux, en vue de l’amélioration de la condition de la jeune fille en Afrique en général et au Cameroun en particulier.

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63ème SESSION DE LA COMMISSION DES NATIONS UNIES SUR LA CONDITION DE LA FEMME

Le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille conduit du 11 au 22 mars 2019, la délégation camerounaise qui participe aux assises dans la ville de New York, sous le thème « les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et les infrastructures durables au service de l’égalité de sexe et de l’autonomisation des femmes et filles ». Le Side Event aura lieu le 14 mars 2019 à 09 heures au hall n°08 du bâtiment des Nations Unies. En marge de cette Session, le gouvernement en partenariat avec la société civile et les partenaires au développement organise un évènement parallèle en vue du partage des bonnes pratiques sous le thème : « promouvoir l’autonomisation de la femme vivant en milieu rural par l’accès aux infrastructures durables ».

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34ème EDITION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME : « CROISADE CONTRE LES INEGALITES DE GENRE : S’ARRIMER A LA NOUVELLE IMPULSION »

Comme un seul homme, elles se sont levées pour magnifier la Paix et l’Unité du Cameroun. Elles, ce sont les femmes camerounaises, qui ont défilé pendant près de 03 heures de temps, le 08 mars 2019 au Boulevard du 20 mai. Aux premières loges, madame Chantal BIYA, première dame du Cameroun  ainsi que les membres du gouvernement  qui l’accompagnaient. Arborant  un pagne dont l’image centrale présente des femmes des quatre aires culturelles portant ensemble le Cameroun, les femmes ont défilé d’un pas alerte.

L’organisation de cette édition était d’ailleurs révélatrice des valeurs et idéaux de paix, d’équité et de développement, en passant par l’inclusion féminine  impulsés par le Président de la République. Lors de sa prestation  de serment du 06 octobre 2018, son Excellence Monsieur Paul BIYA disait alors : « Mieux que par le passé, nous devons accorder aux femmes (…) une juste place dans la société (…). A cet effet, je m’engage à accélérer le processus d’institutionnalisation de la parité hommes-femmes ; je m’engage à renforcer la prise en compte des besoins des femmes dans les politiques publiques sectorielles ». Deux carrés spéciaux ont ainsi constitué la principale innovation du défilé: le carré spécial du Vivre-ensemble avec pour défilantes des femmes essentiellement et celui de la parité constitué d’hommes et de femmes se tenant par la main. Le premier carré exprime l’engagement des femmes en faveur de l’unité, et le second, la complémentarité entre l’homme et la femme qui ne peuvent faire preuve d’efficacité l’un sans l’autre.

La suite des wagons a également démontré l’implication des femmes dans divers corps de métier et à de nombreux postes de décisions. On les retrouve dans les corps de police, de la gendarmerie, dans l’armée, en agronomie, dans les transports, la mécanique, l’entrepreneuriat, les télécommunications, l’enseignement. Elles occupent des postes de Directeurs Généraux et de Présidents de Conseil d’Administration. Ceci a d’ailleurs fait dire à madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille que : « la situation de la femme camerounaise a beaucoup évolué (…), et elles devraient saisir toutes les opportunités qui leur sont offertes pour acquérir la connaissance et entreprendre ». Le défilé qui s’est déroulé dans l’ordre et l’harmonie a pris fin sous les airs de l’hymne de la femme exécuté par le groupe des marinettes.

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Les médias et réseaux de communication en ordre de bataille.

Une plateforme de communication en faveur de la Planification familiale réunissant les médias, les cellules de communication des ministères, la société civile, les ONG et les artistes, vient de voir le jour sous la houlette du Ministère de la Santé Publique et du Fonds des Nations Unies pour la Population.

Le but de la plateforme est de générer la demande en planification familiale. Cela consiste à garantir le prolongement, au niveau local, de l’information et des connaissances précises sur les méthodes modernes de planification familiale au moyen d’une coordination et d’une harmonisation efficaces des interventions. C’est à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités des médias et réseaux de communication sur la planification familiale et la promotion des méthodes contraceptives modernes, tenu du 16 au 19 octobre 2018 à Edéa, que les bases de cette task force de communication ont été posées. S’en sont suivis, deux autres rencontres à Mbalmayo et à Yaoundé, les 20- 21 et 27-28 novembre 2018 respectivement.

Pourquoi une plateforme de communication pour la planification familiale ?

Selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) de 2011, la mortalité maternelle est très élevée au Cameroun, soit 782 décès pour 100 000 femmes. La Planification Familiale est une intervention susceptible de contribuer à la réduction de cette mortalité de 30% pour atteindre les Objectifs de Développement Durable, en l’occurrence l’objectif N°3, moins de 70 décès pour 100 000 femmes d’ici à 2030. Robinson MBU, Directeur de la Santé Familiale au Ministère de la Santé Publique, justifie donc la mise sur pied de la plateforme de communication par la faible prévalence contraceptive qui est de 24% (EDS, 2011) et les besoins non satisfaits en Planification Familiale qui se chiffrent à 18% (Enquête à indicateurs multiples MICS, 2014) corollaires de la faible communication.

Ensuite, dans le cadre de « Family Planning 2020 », le Cameroun s’engage à : augmenter le taux de prévalence contraceptive de 24 à 30% ; à institutionaliser le renouvellement de certaines méthodes par les communautaires, notamment la pilule et l’injectable à date, afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale ; à amener au moins, 75% des familles à adopter les pratiques familiales essentielles ; à sensibiliser la communauté nationale à l’appropriation de la Planification Familiale…

L’apport du MINPROFF

C’est à ce niveau que le Ministère de la Santé Publique et celui de la Promotion de la Femme et de la Famille fédèrent leurs énergies. En effet, une des trois actions du programme 573 du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille relatif au développement de la famille et à la protection des droits de l’enfant, vise la mobilisation des communautés pour la santé et les pratiques familiales essentielles. Il s’agit en fait de renforcer la sensibilisation en faveur de la promotion des pratiques familiales essentielles dont la Planification Familiale.

La Planification Familiale est un ensemble de mesures et de moyens d’éducation, de prise en charge et de régulation de la fécondité, mis à la disposition des individus et des couples, afin de contribuer à réduire la mortalité et la morbidité maternelle, infantile et juvénile, les grossesses non désirées et les avortements provoqués, et assurer ainsi le bien-être de la famille. La Planification Familiale préconise à cet effet, le contrôle des naissances (faire le nombre d’enfants que l’on souhaite) et l’espacement des naissances, sans souci de taille.

Demeurée au niveau des formations sanitaires depuis les années quatre-vingt, la promotion de la Planification Familiale vise désormais les communautés afin de juguler les confusions, les mauvaises interprétations et les rumeurs néfastes sur les méthodes contraceptives modernes, en apportant la bonne information.

Rappel des méthodes de contraception en planification familiale.

           - Méthodes hormonales

Contraceptifs oraux combinés

Contraceptifs oraux progestatifs

Injectables

Implants

            - Méthodes de barrières

Condoms

Spermicides

Diaphragmes

Capes cervicales

            - Méthodes mécaniques

Dispositifs Intra- utérin (D.I.U)

           - Méthodes chirurgicales       

Ligature des trompes

Vasectomie

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Campagne « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles »

 

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La Campagne qui s’est déroulée cette année sous le thème : « Lutte contre les violences faites aux femmes : prêter une oreille attentive aux souffrances des survivantes », a connu son lancement le 27 novembre 2018 au Hilton hôtel. La campagne « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » est une initiative de l’Institut international pour le leadership des femmes (Women’s Global Leadership Institut), coordonnée par le Centre pour le leadership Global des femmes (Center for Women’s global Leadership). Elle a lieu tous les ans depuis 1991, du 25 novembre, Journée Internationale pour l’élimination à l’égard des femmes, au 10 décembre, Journée des Droits humains. C’est l’occasion de galvaniser, de dynamiser les actions qui visent à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles partout dans le monde.

Pour le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, madame ABENA ONDOA née OBAMA Marie-Thérèse, « ces 16 jours sont juste une intensification des activités qui se passent au quotidien ». Il s’agit de prévenir et de sensibiliser les populations en général et les victimes en particulier. Les violences faites aux femmes persistent malgré la mobilisation. D’après la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies, Madame Allegra BAIOCHI, les chiffres parlent beaucoup. On note que plus de 55% de femmes au Cameroun ont subi des violences diverses.

Parmi les causes, on relève l’ignorance des hommes et des garçons qui cherchent généralement à justifier et à légitimer leurs actes. Situation encore plus aggravée par les crises sociopolitiques. L’objectif de la campagne 2018 était donc de « combattre le silence » et d’amener les victimes à s’exprimer et à dénoncer leurs bourreaux. Il était également question de leur faire comprendre qu’il existe une justice capable de réprimer ces délits.  D’où le slogan « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et les filles ». Et comme pour les autres années, la couleur orange est un élément clé de la lutte pour attirer l’attention de tous.