[:fr]

La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

[:]

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

[:fr]

La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

[:]

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

C’était le 30 janvier 2018 dans la Salle des Réunions de la DRPROFF/CENTRE. Marie Thérèse ABENA ONDOA la MINPROFF tenait le diapason.

            La première réunion préparatoire élargie aux partenaires en vue de la célébration de la 33ème édition de la Journée Internationale de la Femme s’est tenue le 30 janvier 2018 à dans la Salle des Réunions de la Délégation Régionale de la Promotion de la Femme et de la Famille du Centre. Présidée et modérée par Madame la Ministre de la Ministre elle-même, cette rencontre a connu la participation de toutes les parties prenantes de l’organisation et de la célébration de la Journée Internationale de la Femme au Cameroun.

 JIF1Dans son mot introductif, Marie Thérèse ABENA ONDOA s’est félicitée de la réussite de la précédente édition et en a profité pour exprimer sa profonde gratitude à tous les différents partenaires du MINPROFF impliqués. Le Président du Comité d’Organisation de la 33ème édition de la Journée Internationale de la Femme a par la suite délinéé tous les contours du thème choisi : «INTENSIFIER LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS A L’EGARD DES FEMMES, RENFORCER LE PARTENARIAT POUR ACCELERER LE DEVELOPPEMENT DURABLE », pour une meilleure appropriation de celui-ci par les partenaires appelés à l’expliquer à leur tour au sein de leurs administrations respectives. Le pagne dédié à l’édition 2018 de la JIF a également été présenté officiellement.

JIF2JIF 3

Les échanges ont permis à la fin d’éclairer certains points demeurés obscurs, de s’accorder sur la discipline, les responsabilités, les dispositions et les modalités pratiques dans la perspective d’une célébration de la 33ème édition de la Journée Internationale de la Femme respectueuse de la morale, de l’éthique et des lois de la République.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Les populations de Yaoundé 2 se sont réunies  dans l’enceinte du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille de Tsinga, dans le cadre d’une causerie éducative portant sur la lutte contre les mutilations génitales initiée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, le mercredi, 07 février 2018.

« Etant donné que cette pratique relevait des traditions de ma région d’origine, avec une diminution dans le temps, comment cela peut-il relever d’un traumatisme comme vous nous le dites? ». Lorsque, Mairamou, originaire de l’Extême-Nord et  habitante du quartier Tsinga pose cette question, l’on pourrait se demander s’il n’y a pas d’exagération dans la démarche entreprise par les équipes du Minproff, descendues sur le terrain dans le cadre d’une causerie éducative avec les femmes et les familles au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Tsinga. Mais que non ! La situation étant même plutôt critique. Selon le Rapport de l’UNICEF de 2013 par exemple, l’excision est pratiquée par les musulmans, les chrétiens et les animistes en Afrique de l’Ouest à plus de 70%. En Guinée, 68% des femmes et 57% des hommes pensaient que cette pratique relevait des normes religieuses. La déclaration le mardi, 06 février 2018 du Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille émet d’ailleurs l’ardent désir du gouvernement camerounais d’éradiquer cette pratique, qui est désormais un fléau dans notre société. Dans ce cas il faut briser le joug de l’ignorance et les résistances, car comme Mairamou, beaucoup de femmes et filles ont vécu dans l’ignorance, la honte, la peur et le mutisme. Moult explications données par l’équipe des responsables du ministère que conduisait le Délégué Régional, monsieur Elie Nguele Meyanga, sur les conséquences des MGF

MGF 2

Les femmes musulmanes exhortées sur les MGF

ont permis aux populations de Yaoundé 2 de prendre conscience de l’ampleur des dégâts  et de prendre position en faveur de l’éradication de cette pratique. Ici, l’on a vite compris que les MGF constituent une grave atteinte à l’intégrité physique et psychique de la femme, avec parfois des infections répétées des voies urinaires et génitales, du VIH Sida,  l’infécondité, des kystes se développant au niveau de la cicatrice, des abcès de la vulve, la formation des chéloïdes, des déchirures du périnée, l’accumulation de sang menstruel dans le vagin, des douleurs menstruelles et lors des rapports sexuels, l’absence d’orgasme… . En plus de la santé, les conséquences ont été présentées sur le plan de l’éducation, les MGF constituant très souvent un motif d’abandon scolaire pour les filles, se caractérisant par l’absentéisme, des difficultés de concentration et une baisse des résultats scolaires. La vulnérabilité des femmes face à ce type de violence renforce leur complexe d’infériorité et limite leur capacité à défendre leurs droits.  Fort heureusement, un cadre normatif des pactes et conventions internationaux aborde les MGF et autres pratiques culturelles dans le contexte des rapports de genre inégaux et oblige les Etats à « prendre toutes les mesures appropriées pour modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel tendant à dénigrer et dévaloriser autant l’homme que la femme ». Et venant en appui dans le cas spécifique du  Cameroun, les nouvelles dispositions des articles du Code Pénal, condamnent sévèrement les auteurs des mutilations génitales, quel qu’en soit le procédé : 10 à 20 ans de peine d’emprisonnement (Articles 277 et 277-1) ; les auteurs encourant également un emprisonnement à vie s’ils se livrent habituellement à cette pratique ou s’ils le font à des fins commerciales.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

The journalists drawn from the public and private audiovisual media acquired skills in training workshop in Mbalmayo on October 12, 2017.

DSC_0602Some 12 journalists from the public and private audiovisual press organs mostly based in Yaounde and Mbalmayo, now master  the different aspects  related to the rights of the woman in order to better pass the information to the public, and as well as to be key contributors to the respect of the rights.

The radio and television media practitioners acquired knowledge during a training workshop organized by the Ministry of Women’s Empowerment and the Family (MINPROFF) at the Women’s Empowerment Centre in Mbalmayo some scores of kilometers south of Yaounde on October 12, 2017. The workshop focused on the rights of the woman, human rights and HIV/AIDS. While thanking them sincerely, he noted the crucial role played by journalists in the transmission of information. Indeed, the media is the only reliable channel that the public authorities have to convey the messages at the level of the central services, large cities, in campaigns but also beyond national borders.

The Director of the Department of the Social Advancement of Women at the Ministry of Women’s Empowerment and the Family, Abessolo Asseko Calice chaired deliberations at the one-day workshop. This was in the presence of Nguemba Nathalie, the Technical Adviser N0.1, for the Ministry. He used the opening ceremony to present the objectives of the training session and the choice of the participants. Highlighting the relevance of the training session he said that women's human rights, gender and their involvement in HIV / AIDS prevention are universal concerns. The Director said that the collaboration of the media is necessary to achieve the results of the actions of the government in this area. He wished that the collaboration between the media and MINPROFF should be permanent.

The training modules

The journalists acquired knowledge through the various topics presented by different experts of the ministry. The Sub-director in charge of the Advancement of the Rights of Woman and Bekono Bernadette Françoise drilled the media practitioners on the judicial instruments that protect the rights of the woman and girl child.  The journalists were also lectured on the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women (CEDAW) and the Maputo Protocol.

Special attention during the training session was also on the HIV/AIDS. Madam BILLONG Marthe Jolie, Assistant Research Officer N°2 in the Unit incharge of Studies and Projects presented on topic “the prevention and psychosocial treatment of HIV/AIDS within the family. The journalists learned much about the knowledge, attitudes and behaviours the population have in relation to HIV/AIDS in Cameroon, strategies to prevent the pandemic within the family, strategies for the psycho social treatment and, finally the coordination, follow up and evaluation of the treatment.

The Service Head for Gender Popularization in the Ministry of Women’s Empowerment and the Family, Kendemeh Vivian Jioy who doubles as Gender Expert lectured the media practitioners on the topic, “Gender Based Violence and HIV/AIDS in Cameroon.” She made the journalists to understand that Gender Based Violence was, “an umbrella term for any harmful act that is perpetrated against a person’s will based on socially ascribed (gender) differences between male and female.” After defining the key terms, the Gender Expert established the links between Gender Based Violence and HIV/AIDS in women and came up with some recommendations.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Crusade Taken To Schools in the East

The campaign was carried out in Government Technical High School (Lycée Technique) Bertoua on October 11, 2017.

IMG-20171016-WA0001 (1)On October 11, 2017, it was the turn of Government Technical High School (Lycée Technique) Bertoua, the capital of the East Region of Cameroon. Male students committed themselves to bring women and girls on board for sustainable development by registering for the campaign. These students enthusiastically embraced the campaign as about 300 of them registered to be its crusaders.
Officials of the Ministry of Women’s Empowerment and the Family (MINPROFF) used the celebration of the International Day of the Girl chaired by the Inspector General of MINPROFF Mrs Françoise ANGOUIN that took place in the presence of the Governor of the East Region, Grégoire Mvongo, to take the HeForShe campaign to this educational establishment.

Cameroon’s Commitment

The Head of State, President Paul Biya expressed his commitment during the Global Forum for Female Parliamentarians’ Support to the UN “HeForShe” Campaign. He declared “we need more women in parliament and in decision making because it is a question of equity and gender equality. Equal access of women in posts of decision making and the fight against gender based discrimination are undeniable means for more equitable and better construction of the society”. President Biya’s declaration was matched with concrete action when the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang launched this HeForShe campaign under the high patronage of the Head of State on August 11, 2016, in collaboration with UN Women at the Yaounde Hilton Hotel. Since the official launch of this campaign in Cameroon in 2016, efforts have been stepped up at different government spheres to get men actively participate in making gender equality a reality. The efforts are heightened to enable both the male and female effectively contribute to the socio-economic and political development of Cameroon without any bias with regard to sex. It aims at involving men and boys as agents of change for gender equality.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

GOOD MASTERY OF CHILD’s RIGHTS is IMPERATIVE FOR ALL.

Every June 16 CamDSC_0617eroon joints the African community in celebrating the Day of the African Child. The theme of 27th edition was “The2030 Agenda for sustainable Development in favour of Children in Africa: Let’s encourage their protection, empowerment and equal opportunities for all”.

To this effect, the meeting of the 19th session of Children’s Parliament took place in the Hemicycle of the National Assembly under the theme “Culture of patriotic spirit and mastery of the rush of young people towards Information and Communication Technologies”.

In attendance were the President of the National Assembly, the Right Honourable CAVAYE YEGUIE Djibrill, members of Government amongst whom the Minister of Women’s Empowerment and the Family, Madam Marie Thérèse ABENA ONDOA, and special invitees.

Her active participation at the questions/answers session was highly justified, after her involvement at the 75th session of the Committee on the Right of the Child held in Geneva. During which the committee saluted the progress of Cameroon in the domain before formulating a number of recommendations on certain aspects that still warrants attention.As a mother, she gave a conceptual response to the worries put forward by the Junior Honourable MENOUNGA FEGUE Abdon Leroc from the Centre Region, in relation to Government’s action to end the cultural practices that result in early marriages, exploitation of children, school drop-out, rape and other abuses.

The Minister seized the opportunity to appreciate the place given to issues raised during the session. It cannot be over-emphasized that children are the future of our countries, she stressed on. A lot has been done for example, the treatment of files according to international and national legal dispositions, the vulgarisation of the New Penal Code in its provisions relating to the rights of children and women, the creation of Family and Women Empowerment Centres to train and support young boys and girls in order to acquire basic knowledge necessary for their socio-professional integration. She equally reiterated on Government’s determination in curbing societal inequalities under the high impetus of the Head of State, through the coordination of the Prime Minister, Head of Government.

Madam Marie-Thérèse ABENA ONDOA lauded the constant support of development partners and the civil society organisations of sparing no efforts to assure greater protection of vulnerable persons. Before ending her response, she advocated and exhorted everyone’s commitment in the fight especially families, communities, elected leaders. It is a crucial and vital concern for all in promoting and protecting the rights of children, girls, and families. /-

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

« investing in earlyyears » : une priorité du gouvernement soutenue par la Banque Mondiale

 

Malgré les progrès enregistrés bien que de manière isolée,la performance du Cameroun en matière de respect des droits de l’enfant est restée mitigée  au fil des années, avec une évolution relativement satisfaisante en fonction des régions et du secteur considéré. Aussi la Banque Mondiale a-t-elle fait sienne l’adage populaire selon lequel « l’enfant est le devenir de l’Homme », lorsqu’elle a lancé l’initiative sélective sur le Développement de la Petite Enfance (IDPE) considérée comme point de départ au renforcement des peenfantsssrformances économiques des pays en voie de développement.

Eligible à ce projet au même titre que l’Indonésie et Madagascar, le Cameroun a pris part au voyage d’études organisé dans ce cadre au Pérou en avril 2017 à travers la présence des experts des secteurs clés dont santé et nutrition (MINSANTE), éducation(MINEDUB), WASH (MINEE) et protection sociale, portée par le MINPROFF et le MINAS. L’objectif de la mission déclinée en  exposés au cours des sessions plénières à Lima, et des visites de terrain à Huánuco était de: renforcer les capacités nationales en vue de la capitalisation de l’expérience péruvienne pour la formulation d’un plan d’action multisectoriel en matière de DPE. En effet le Pérou est devenu une référence internationale dans le domaine pour avoir réduit de moitié en 10ans, le taux de malnutrition chronique notamment.

 

 Au rang des politiques et programmes mis en place par le gouvernement péruvien, porteurs de succès: l’implémentation du Budget par résultat, du Plan national de réduction de la malnutrition chronique et de l’anémie, du programme articulé de nutrition, du suivi des enfants en ce qui concerne la stimulation précoce et le jeu au centre communautaire et de la mise en place de Systèmes performants pour la collecte des données.

Il convient de relever que 4mois après le voyage d’étude sur le DPE, la prochaine étape en vue de l’expérimentation du succès péruvien auprès de certaines communes du Cameroun a été amorcé à l’occasion de la rencontre de finalisation du plan d’action multisectoriel du mois d’Août 2017. Comme le document de planification, la mise en œuvre du plan d’action 2018-2020 du DPE est également envisagée dans la logique des domaines clés abordés par la Stratégie Nationale du DPE en cours d’élaboration sous la houlette du MINAS.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Les Louves toujours d’attaque

L’équipe fanion du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a pour ambition de se retrouver à la première marche du podium à l’issu du championnat de cette année.

Le match d’ouverture de la saison 2017 du championnat national de football Féminin s’est déroulé le 1er avril 2017 au Centre technique de la FECAFOOT, à Odza. Et sur la scène s’affrontaient Awa filles de Yaoundé et Eclair filles de Sa’a. La suite de ladite journée s’est déroulée le 08 avril 2017 toujours au Centre Technique de la Fecafoot d’Odza par un match opposant AS Green City de Yaoundé contre Louves Minproff de Yaoundé également ; cette édition de championnat se trouve déjà à sa 17ème journée. Les Louves, qui font partie des meilleures formations du football féminin depuis quelques années, y sont bien représentées et ont déjà un bon parcours qui leur permet de maintenir le cap sur la victoire finale et le sacre à l’issu du championnat. A leur actif, elles ont 10 matchs gagnés, 6 matchs nuls et une défaite pour un total de 36 points et une 3ème place au classement derrière Caïman de Douala, en première position avec 48 points et Awa FC qui cumule 38 points.

Cela n’empêche aucunement les détentrices de la coupe du championnat de football féminin 2016, d’être des plus combattantes. Car, malgré cette troisième place, on peut compter dans les rangs des Louves, la meilleure buteuse du championnat national pour le moment est Tatianna Glwadys Ewodo avec 12 buts.

Les clubs en compétition sont au nombre de 12 sur la ligne de départ  à savoir : Louves Minproff, champion en titre, Femina d’Ebolowa, Panthere Security de Garoua, Vent du Nord, Canon de Yaoundé, Amazone Fap, AS Green City, As Diamaré Social du Mbam, Gentle Ladies et AS Djamboutou et Eclair de Sa’a.

Il faut signaler que l’équipe des Louves MINPROFF compte à son sein quatre joueuses en stage chez les Lionnes Indomptables juniors à savoir Carole Mimboe, Thérèse NdzieSeme, Nadia Kuchambi et Tatiana MpehBissong. Trois joueuses sont parties pour l’étranger.