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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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La Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille évalue l’état d’avancement de la décentralisation cinq ans après

THEME: L'approfondissement de la décentralisation et du développement local à travers une participation effective des femmes à la gouvernance locale

10 août 2015

DECENTRALISATION INFOS

  1. Quel bilan dressez-vous dans le cadre des transferts des compétences aux collectivités territoriales décentralisées en ce qui concerne votre département ministériel?

Avant de répondre précisément à votre question, il importe de rappeler que,depuis les lois sur la décentralisation promulguées le 22 juillet 2004, le Cameroun s'est résolument engagé dans une dynamique de développement des potentialités locales. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, dans ses missions relatives au respect des droits de la femme et à la promotion de la famille, n’a pas cru devoir accuser du retard dans la mise en œuvre de cette politique gouvernementale. Aussi, ce département ministériel dont j'ai la charge a-t-il fait partie de la première génération des transferts des compétences et des ressources. L’entretien et la gestion des Centres de Promotion de la Femme et de la Famille(CPFF) ont été transférés par l’Etat aux Communes en vertu du Décret N° 2010/0241/PM du 26 février 2010.

En vue de l’application dudit décret, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a signé, le 09 septembre 2010, l’Arrêté N°2010/0003/A/MINPROFF/CAB portant Cahier de charges précisant les conditions et modalités techniques d’exercice des compétences transférées, dans la perspective du suivi, du contrôle et de l’évaluation de l’exercice des compétences concernées.

L'évaluation, à ce jour, de cette opération est riche d’enseignements. Des avancées significatives ont été enregistrées, notamment en ce qui concerne l’appropriation du principe même de décentralisation et le passage de la gestion financière des mains des responsables des CPFF à celles des Magistrats municipaux.

Mais cette évaluation met également en lumière quelques obstacles qui ont empêché la décentralisation de prendre rapidement et complètement corps, dans son aspect pratique : divergence de la perception du rôle de la décentralisation, maîtrise approximative des procédures, manque d’intérêt de certains maires pour ces structures toujours appelées à tort « Maisons de la Femme », conflits réels ou latents entre élus locaux et Directeurs des CPFF.

C’est dire que la mise en commun de ces contraintes a eu une influence certaine sur l’impact réel du processus de décentralisation. Mais, grâce aux réajustements opérés et aux sessions d'information, de formation et de sensibilisation organisées à l'intention des différents acteurs, une évolution positive est observée, et les cibles du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que sont les femmes et les familles se sentent de plus en plus proches de l’Administration ou plus impliquées dans la gestion de la chose publique, dans leurs collectivités respectives. Et c'est là, me semble-t-il, l'objectif poursuivi par le système de décentralisation, par opposition à la déconcentration.

  1. En matière de promotion de la femme particulièrement, le public a du mal à percevoir une élévation de la qualité des services fournis par les CPFF depuis leur transfert dans le giron des Mairies. Le contraire est même assez souvent décrié. Comment expliquez-vous cela, vous qui mettez en œuvre la politique gouvernementale dans le secteur?

La perception que le public a du fonctionnement des CPFF, au lendemain du transfert de leur entretien et de leur gestion aux Communes, peut se justifier par la situation décrite plus haut. Celle-ci a eu de graves répercussions sur la performance des Centres : retard dans l’acquisition des fournitures de bureau et du matériel didactique, lenteurs dans le paiement des salaires des formateurs PPTE, avec pour conséquences le malaise et la démotivation perceptibles de ces personnels, mise en hibernation des activités pédagogiques, formation des cibles au rabais, avec pour corollaire la désertion des CPFF par les apprenantes. Il s'agit là des difficultés inhérentes à la mise en route de toute réforme d’envergure. Des instructions précises ont été données à nos collaborateurs, à l’occasion des Conférences Annuelles ou des Etats Généraux des CPFF organisés par le MINPROFF, avec l’appui technique appréciable des experts du MINATD, en vue de rendre efficace et efficient le processus de décentralisation au sein de nos Unités Techniques Spécialisées. La qualité des prestations servies par les Centres s’est progressivement et nettement améliorée, à la satisfaction de nos cibles que sont les femmes et les familles. Il reste que les autres acteurs prennent la mesure de leurs missions en appliquant les dispositions pertinentes et obligatoires du Cahier de Charges mis à leur disposition, afin que l’impact de ces structures soit visible sur le vécu quotidien des populations à la base. Je pense ici à la nécessaire remontée des informations sur l’exercice des compétences transférées et la gestion des ressources y relatives, par la transmission régulière des rapports semestriels par les Magistrats municipaux, à la réactivation des Conseils de Direction des Centres, au recrutement et à la prise en charge par les Communes du personnel d’appoint(secrétaires, agents d’entretien, gardiens…), à la célérité dans les procédures d’engagement des crédits alloués par l’Etat…

  1. Comment entrevoyez-vous l’avenir de ces structures ? Leur passage sous de nouvelles structures implique- t-il que ces Centres sortent totalement de l’agenda gouvernemental en matière de promotion du genre ?

Malgré la persistance de certaines entraves observées dans l’entretien et la gestion de ces structures, j’entrevois leur avenir avec optimisme. Il ne saurait d’ailleurs en être autrement, la décentralisation procédant d’une volonté politique, d’un projet de société du Président de la République, S. E. Paul Biya,et puisant sa source dans une disposition constitutionnelle selon laquelle « la République du Cameroun est un Etat unitaire et décentralisé. ». Qualifiée d’ « irréversible » par S. E. Philemon Yang, Premier Ministre, Chef du Gouvernement et Président du Conseil National de la Décentralisation, cette réforme est sous-tendue dans sa mise en œuvre par les principes de subsidiarité, de progressivité et de complémentarité. Du coup, il ne peut être envisagé la sortie du fonctionnement des CPFF de l’agenda gouvernemental en matière de promotion de la femme et du genre. La loi prévoit du reste que les compétences transférées aux collectivités territoriales par l’Etat ne sont pas exclusives. Cela signifie qu’elles sont exercées de manière concurrente par l’Etat et celles-ci. Le Cahier de Charges va plus loin en précisant, à cet égard, et pour que nul n’en ignore, les obligations de l’Etat et celles des Communes

  1. La décentralisation, plaçant les Communes au centre du développement local, apparaît comme une opportunité pour les femmes de conforter leur participation à la vie publique. Quel regard jetez-vous sur la manière dont cette occasion a, jusqu’ici, été saisie par ces dames ?

La décentralisation est un mode de gestion de l’Etat, une méthode d’administration du territoire qui vise à rapprocher l’Administration de tous les citoyens, sans aucune distinction, et d’associer ceux-ci à la gestion de la chose publique à l’échelon local. Cette gestion devrait être mieux réalisée que l’autorité locale a la possibilité d’appréhender son environnement. Rien, en ce qui concerne l’acquisition, l’entretien ou la gestion du bien commun ne saurait être étrange, ni étranger aux intéressés ou à leurs représentants, puisqu’ils auront contribué à la prise de décision et au suivi des réalisations qui en découlent. Dans ce contexte, les femmes camerounaises, en tant que citoyennes à part entière, ne peuvent qu’apprécier et saisir une telle opportunité pour renforcer leurs capacités, participer à la gestion de la chose publique et améliorer leurs conditions de vie, être des actrices et non des spectatrices de leur propre devenir.

  1. Les statistiques montrent un bon en avant du chiffre des femmes autant dans les Communes qu’au Parlement. Mais quelle stratégie pour pérenniser cette évolution positive ?

Dans ce domaine, des efforts ont été déployés par les acteurs sociaux et des progrès sensibles enregistrés. Ainsi, en ce qui concerne les Exécutifs communaux, la proportion de femmes Maires qui était de 06,7% en 2007, avec 19,7% d’Adjoints aux Maires, est de l’ordre de 07% depuis 2013. S’agissant des Députés à l’Assemblée Nationale, le chiffre est passé de 25 entre 2007 et 2012 à 56 (31,11%) depuis 2013.Au niveau du Sénat, l’on compte, pour la première fois, en 2013, 21 femmes Sénateurs, soit 21%. Mais, cette participation des femmes à la prise de décisions et à la direction des affaires publiques reste globalement faible.

Alors, quelle stratégie pour pérenniser l’évolution positive ?

ministre2Au niveau gouvernemental, des mesures ont été prises, notamment ;

  1. la tenue de journées d’échanges sur Femmes et Démocratie en vue d’identifier les obstacles à l’émergence des femmes dans la scène politique ;
  2. l’intensification du plaidoyer en vue d’une meilleure représentation et représentativité des femmes aux postes électifs et dans les instances dirigeantes des formations politiques ;
  3. l’inscription du genre dans la loi électorale ;
  4. la disqualification des listes électorales sans candidature féminine ;
  5. l’élaboration d’une Stratégie Genre d’ELECAM, organe indépendant chargé de l’organisation des élections au Cameroun ;
  6. la publication et la vulgarisation d’un Manuel de formation politique des femmes ;
  7. le renforcement des capacités politiques des femmes candidates aux élections ou désireuses de se lancer dans la politique.
  1. Si le nombre de femmes grossit, la qualité de ces représentantes est souvent sujette à caution. Comment se déploie votre département ministériel afin de promouvoir le renforcement des capacités dans le milieu des associations et réseaux d’associations féminines ?

 

Au-delà du nombre, la qualité de la représentation féminine dans les instances de prise de décisions et de direction des affaires publiques constitue l’une de nos préoccupations majeures. L’objectif poursuivi n’est pas, loin s’en faut, de faire de la simple figuration dans le jeu et la scène politiques, de rechercher simplement la parité homme – femme pour la parité homme – femme. Il ne s’agit pas pour elles d’une mesure philanthropique. Les femmes qui occupent des postes électifs aujourd’hui doivent savoir qu’elles ont un défi à relever, une obligation de résultat : montrer à la communauté nationale que leur participation à la vie publique est à la fois légitime, incontournable et porteuse de progrès et d’espoir pour l’avenir de notre pays. Par le biais des Services Déconcentrés du Ministère, nous organisons des sessions d’information et de sensibilisation à l’intention des membres de ces organisations d’encadrement des femmes pour améliorer leur leadership, le support pédagogique étant le Manuel de formation politique des femmes publié par le Ministère en 2013. En effet, nombreuses sont encore les femmes qui croient que la politique est une activité réservée aux hommes, toute initiative de leur part dans ce domaine étant vouée à l’échec. Ce document est riche en enseignements. Il les édifie sur toute la législation en matière électorale : les conditions d’éligibilité des responsables politiques, les modalités de gestion du contentieux électoral, les voies de recours, les techniques de négociations, de partenariats et des alliances politiques, les voies et moyens de mobilisation des ressources nécessaires pour une participation optimale à une campagne électorale, etc.

Interview réalisée par CHETAH BILE

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Dans le cadre de la riposte du Gouvernement  à la propagation du COVID-19 dans la ville de Douala, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille y a organisé, le vendredi 3 avril 2020, avec l’appui financier de l’UNICEF, une session de formation à l’intention des pairs-éducateurs religieux des différentes confessions religieuses de ladite ville. Cette formation avait pour objectif de donner aux pairs-éducateurs, des informations nécessaires sur le COVID-19 en vue d’une saine sensibilisation au sein de leurs familles et communautés respectives.

La délégation des facilitateurs partie de Yaoundé était composée ainsi qu’il suit

Pour les administrations publiques :

Représentants des confessions religieuses

La formation a ciblé cinquante pairs éducateurs du milieu religieux, répartis en deux groupes dans le but de respecter la distanciation sociale prescrite par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ainsi, le premier groupe a été entretenu de 9heures à 13h, et le deuxième, de 14h à 17 heures.

Après la phase protocolaire d’ouverture des travaux, deux importants exposés ont été développés à l’intention des participants. Dans un premier temps, le Dr NGO TONYE en service à la Direction de la Promotion  Santé au MINSANTE a exposé sur : Generalités sur le COVID-19. L’intervenante a entretenu les participants sur :

Le deuxième exposé, développé par Madame ISSOLA Andrée Gaëlle, Communicatrice en service à la Direction de la Promotion de la Santé au MINSANTE  a porté sur la communication de risque.

L’objectif de cette communication était d’amener les participants à abandonner certaines pratiques et changer de comportements. Elle visait également à convaincre les citoyens qui doutent encore de l’existence de la pandémie. Pour ce faire, l’oratrice est revenue sur les outils préalables de la communication que sont : l’émetteur, le destinataire, le code, le message.

Pa la suite, il fallait répondre à la question ‘’pourquoi communiquer ?’’. Il faut communiquer pour donner la bonne information et rassurer le public accroché beaucoup plus sur les réseaux sociaux qui diffusent des messages apocalyptiques et non vérifiés, toute chose qui en rajoute à la psychose qui meurtrit la population. C’est la raison pour laquelle, a-t-elle poursuivi, le Chef de l’Etat a instruit qu’un point de la situation soit fait chaque jour à 18heures  par les responsables en charge de la santé publique. Ce point vise à communiquer sur l’évolution de la situation et sur les mesures de riposte du Gouvernement.

Les qualités d’une bonne communication ont également été évoquées. Il s’agit de la transparence et de la pro activité afin de barrer la voie à la désinformation. Il a été recommandé aux pairs-éducateurs de ne relayer que l’information officielle mise à disposition par les pouvoirs publics.

L’intervenante a, exemple à l’appui, expliqué  aux pairs-éducateurs comment aborder la question au sein des communautés, comment amener les familles qui cachent leurs malades à les référer vers les formations sanitaires ainsi que les risques liés à cette pratique tant pour les familles que pour la victime dont le corps, en cas de décès, ne sera pas remis à la famille pour l’organisation des obsèques conformément à nos us et coutumes. Cette mise au point a permis de dissiper le débat qui a cours au sein des communautés qui disent n’avoir pas encore vu un seul corps d’une victime du COVID-19, d’où leur doute sur l’existence réelle de la maladie.

La deuxième partie de la communication était axée sur l’engagement communautaire. C’est le processus par lequel les acteurs communautaires construisent un mécanisme d’intervention face à un défi. A ce propos, les participants ont été invités à combattre la rumeur. Pour ce faire, il faut vite communiquer. Mais si la rumeur venait à prendre l’avance sur la bonne information, il convient de vite la dissiper en utilisant le même canal par lequel elle a été distillée.

Après les communications en plénières, les  participants ont eu l’occasion, dans le cadre des échanges de poser toutes  leurs question. Elles ont porté entre autres sur ont porté entre autres sur :

A l’issue des travaux, les participants ont  proposé :

Il convient d’indiquer que des sessions similaires ont également été organisées à Yaoundé et à Bafoussam.

 

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35eme  édition de la Journée Internationale de la Femme au Cameroun

 

 LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME (JIF) EN HISTOIRE

La Journée Internationale de la Femme (JIF) est une journée de réflexion qui permet de faire l’état des lieux de la situation de la femme, et de mettre en place des stratégies de sa promotion, afin de lui permettre de jouir des mêmes droits que l’homme. Elle est instituée par les Nations Unies en 1977 et se célèbre le 08 mars de chaque année. Elle connaît les relents de sa source avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 de laquelle émanent les conventions et autres pactes en matière de droit des femmes. Les dispositions internationales de la JIF engagent ainsi les Etats à l’obligation morale et légale de corriger les inégalités entre les hommes et les femmes dans les domaines où elles persistent. Mais fondamentalement, son esprit et les thématiques développées depuis lors, se fondent sur les recommandations et les cadres opérationnels issus des quatre conférences mondiales sur les femmes qui se sont tenues en 1975 à Mexico, à Copenhague en 1980, en Nairobi en 1985 et à Beijing en 1995.

Avant son institution, quelques évènements l’ont suscitée à savoir :

- le soulèvement des ouvriers textiles à New-York contre les forces publiques, le 08 mars 1857 ;

- la création de la Commission de la Condition de la Femme aux Nations Unies, en reconnaissance de la participation des femmes à la vie et au développement des nations en 1946 ;

- la première conférence de Nations Unies sur les femmes tenue à Mexico en 1975 et la proclamation de l’Année Internationale de la Femme ?

- la Décennie des Nations Unies pour les femmes de 1975-1985;

- L’adoption en 1979 de la Convention pour l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF) les a d’ailleurs bien circonscrits : Promotion de la Femme, Elimination des stéréotypes, Egalité devant la loi, Traite des femmes et exploitation de la prostitution sexuelle, Nationalité, Education, Santé, Vie professionnelle et emploi, Vie politique et publique, Vie économique et sociale, Droit matrimonial et famille, Femmes rurales.

Par la suite, plusieurs plateformes d’échanges en vue de l’amélioration de la situation de la femme ont été conçues et mises en place tant à l’international que sur les plans continental, régional et national. On peut en citer quelques-unes à l’instar de :

- la réunion de l’International des Femmes Socialistes à Copenhague en 1910, consacrant la date du 08 mars à la célébration de la femme dans le monde entier ;

- la 4ème Conférence sur les femmes à Beijing en 1995, puis Beijing +5 avec évaluation des réalisations de la plateforme d’action de Beijing en

1999 ;

- la campagne mondiale dénommée " Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ", initiée et lancée par Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon.

Sur le plan continental africain, six conférences régionales ont eu lieu sous l’égide de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) :

- la Conférence de Nouakchott en Mauritanie en 1977 avec évaluation des progrès accomplis depuis la première Conférence mondiale ?

- la 2ème Conférence régionale à Lusaka en Zambie en 1984 pour la préparation de la 2ème Conférence mondiale sur la femme ?

- la 3ème Conférence régionale à Arusha en Tanzanie avec adoption des stratégies prospectives de la femme africaine et adoption africaine pour la

Conférence de Nairobi?

- la 4ème Conférence régionale à Abuja (Nigéria) en 1989, portant sur l’évaluation de la mise en œuvre des stratégies d’Arusha et l’Adoption de la Déclaration d’Abuja sur le « développement participatif : rôle de la femme africaine au cours des années 90 » ?

- la 5ème Conférence régionale à Dakar au Sénégal en 1994 sur la préparation de la Conférence de Beijing, avec adoption de la plateforme d’action pour l’Afrique ?

- la 6ème Conférence régionale à Addis-Abeba en Ethiopie en 1999 pour l’adoption du plan d’action africain pour l’accélération de la mise en œuvre des plateformes de Dakar et Beijing ?

- le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, relatifs aux Droits de la femme en Afrique en 2003, document marquant un pas important dans le processus de promotion des droits des femmes africaines et de lutte contre toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard des femmes ?

- la Déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique par les chefs d’Etat et de Gouvernement africains en 2004, qui

exprime les questions de Genre en Afrique ?

- la ratification du Protocole de Maputo en 2009 ?

- la Décennie de la femme africaine qui va de 2010 à 2020.

Mais il faut dire que les différents contextes politiques et socio-économiques que connaissent les pays africains en général et le Cameroun en particulier, ont conduit à un recadrage des réflexions et des politiques implémentées pour une meilleure promotion et sécurité de la femme.

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« PROMOTION DE L’EGALITE ET PROTECTION DES DROITS DE LA FEMME A L’HORIZON 2020 : DRESSER LE BILAN DES ACTIONS MENEES, FIXER UN NOUVEAU CAP »

Même si le principe d’égalité des droits s’inscrit dans la loi fondamentale du Cameroun ainsi que les conventions internationales en la matière, il n’en demeure pas moins que beaucoup reste encore à faire. Le thème de cette année 2020 a ainsi pour objectif principal, de susciter une réflexion en dressant un état des lieux de la promotion, de la mise en œuvre et du respect des droits des femmes. Mieux encore, il appelle à intensifier la sensibilisation et le plaidoyer en faveur de l’égalité des sexes dans tous les domaines. L’urgence au Cameroun semblant plus forte d’une part, au regard du contexte sociopolitique émaillé de violences perpétrées sur les femmes et les filles (viols et agressions physiques, prostitution forcée, assassinats et meurtres, harcèlement, …), et d’autre part, sur les grandes échéances qui marqueront l’année 2020 dans les domaines de la promotion de l’égalité des sexes et de la protection des droits spécifiques des femmes et des filles. Il y’a donc nécessité de mobiliser la communauté internationale autour du principe de l’égalité de genre La vulgarisation des droits de la femme au travers des instruments juridiques.

En conformité avec les instruments internationaux et régionaux en matière d’égalité entre les sexes, les actions du Gouvernement camerounais se traduisent par la volonté de renforcer les mesures prises dans les domaines politique, économique, social et culturel en vue de garantir les droits des femmes, sur une base d’égalité avec les hommes. Des actions et dispositifs de promotion de la femme et du genre visant à corriger les inégalités sont alors mis en œuvre par le Gouvernement avec la collaboration des partenaires au développement :

Il faut par ailleurs noter qu’au plan mondial, l’année visée connaîtra l’évaluation de la mise en œuvre par les états du programme et de la plateforme d’Action de Beijing 25 ans après leur adoption. Aussi faut-il rappeler que c’est lors de la 4ème Conférence des Nations Unies sur les femmes, tenue à Beijing du 04 au 15 septembre 1995, que les états dont le Cameroun, s’étaient formellement résolus à faire de la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, une priorité dans la formulation, l’implémentation, le développement et le suivi-évaluation des politiques de développement. Les mesures préconisées ici visaient à solutionner : la féminisation de la pauvreté, le difficile accès des femmes et des filles à l’éducation, la formation et l’information ? à une santé sexuelle et reproductive de qualité ? à la vie politique, la prise de décisions, la direction publique ? à la prévention, la résolution des conflits, aux processus de paix et aux circuits et ressources économiques. Il s’agissait également de trouver une solution à la sous-représentation des femmes dans la formulation des politiques relatives à la gestion de l’environnement ? les violences et maltraitances dont les femmes et les filles sont victimes ? l’exploitation dévalorisante de l’image de la femme dans les médias ? l’inefficacité des mécanismes institutionnels de promotion et de protection des droits de la femme.

Au niveau continental africain, l’année 2020 marque la clôture de la Décennie de la femme africaine. Laquelle couvre la période 2010-2020, et met en exergue la politique de développement des états dans les domaines de l’économie, l’agriculture, la santé, l’éducation, la science, le développement des technologies, la protection juridique des femmes, le financement du genre, la prise de décision, la vie associative. Le niveau de mise en œuvre de l’engagement des états parties étant déjà apprécié à l’horizon 2020 par l’Union Africaine.

Au plan national, il faut dire que l’année 2020 marque l’horizon de la Politique Nationale Genre et le déclenchement du processus de révision de cette politique, en vue d’un meilleur adressage des problèmes des femmes et des filles, et d’un cadrage adéquat des actions destinées à leur prise en charge. De plus, le Cameroun entend faire de la 35ème édition de la JIF, un outil d’évaluation multisectorielle de cette politique pour une meilleure implication des acteurs dans le nouveau ciblage en cours des orientations de politique pour les dix prochaines années. Dans la même lancée et pour répondre à la question de la Communauté internationale sur le degré d’efficacité des politiques engagées pour atteindre les cibles 25 ans après Beijing, le Cameroun s’apprête à prendre une part active à la 64ème session de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme, qui se tiendra à New York du 09 au 20 mars 2020.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

The status of women remains a major concern for African States in general. Since some decades ago, Cameroon under the impetus of the Head of State Paul BIYA, has resolved to make the promotion and respect of women’s rights, one of the essential points of his development policy. In addition, 43 Conventions out of the 48 ratified by Cameroon have already come into force.

Some of them can be cited below:
International and regional instruments

- The Universal Declaration on Human Rights adopted and proclaimed by the United Nations General Assembly in its resolution of 10th December 1948 ?
- The Convention on force labour of 1930, entered into force on 1 May 1932, and ratified by Cameroon on June 7, 1960 ?
- The Convention on Underground Works, entered into force on 30th May 1937 and ratified by Cameroon on 3rd September 1962 ?
- The Convention on the protection of maternity of 1919, entered into force on 13 June 1921 and ratified by Cameroon on 25th May 1970 ?
- The Convention on the consent for marriage, minimum age and the registration of marriages adopted by the National Assembly of the United Nations in its resolution of 7th November 1962 ?
- The Declaration of the United Nations on the Elimination of all forms of racial discrimination adopted by the United Nations General Assembly in its resolution of 21st December 1995?
- The International Agreement on economic, social and cultural rights, adopted by the United Nations General Assembly in its resolutions of 16 December 1966 ?
- The International Agreement on civic and political rights, adopted by the General Assembly in its resolution of 16th December 1966?
- The Convention against torture and other cruel, inhuman and degrading treatment adopted by the General Assembly in its resolution of 10th December 1984 ?
- The Convention on the Rights of the Child (CRC), adopted by the General Assembly in its resolution of 20th December 1989 ?
- The African Charter on Human and People’s Rights adopted by the 17th Conference of Heads of State and Government of the Organisation of African Unity in June 1981 ?
- The African Charter on the Rights and Welfare of the Child adopted by the 26th conference of Heads of State and Government of the Organisation African Unity ?
- The Convention on Night labour for women adopted by the General Conference of the Labour Organisation in 1948 ?
- The Convention on equal remuneration adopted by the General Conference of the Labour Organisation in 1951 ?
- The Convention on the political rights of women adopted by the United Nations General Assembly in 1952 ?
- Convention concerning discrimination in the domain of employment and profession adopted by the General Conference of the Labour Organisation on 25th June 1958 ?
- The Declaration on the protection of women and children during emergency periods and armed conflicts adopted by the United Nations General Assembly on 14th December 1974 ?
- Convention on the Elimination of all forms of Discrimination against Women (CEDAW), adopted by the United Nations General Assembly in its resolution 34/180 of 18th December 1979 ?
- The facultative Protocol to the Convention on the Elimination of all forms of Discrimination against Women adopted by the General Assembly in its resolution of 6th October 1999 ?
- Additional Protocol to the United Nations Convention on Organised International Criminality (OIC) which aims at preventing, reprimanding and punish human trafficking, especially the trafficking of women and children adopted by the United Nations General Assembly in 2000 ?
- Resolution 1325 of the Security Council on women, peace and security of 10th October 2005;

- Additional Protocol to the African Charter on Human and People’s Rights relating to women’s rights adopted in 2006 and ratified in 2009?
- The Beijing platform of 1995 ?
- The Cairo Declaration ?
- Solemn Declaration of Heads of State and Government of member countries of African Union on gender equality in Africa adopted in 2004 in Brazzaville ;
- The Millennium Declaration.

National texts
- Constitutions of Cameroon of May 1960, September 1961, June 1972 and January and law n° 96/06 of 18 January on the revision of the 2 June 1972 constitution ?
- Constitution of 18th January 1996 ?
- Civil Code made applicable in Cameroon by the Arrête of 5th November 1930 Ordinance n° 72/4 of 26th August 1972 on the judicial organisation and its modified texts ?
- Penal code-1967 ?
- New Penal code- 12 July 2016;
- Labour Code 1992 ?
- Ordinance n° 81 - 02 of 29 June 1981 on civil status registration and certain provisions relating to state of physical persons ?
- Law of 19 December 1990 on the conditions of entering, residing and travelling out of the Cameroonian territory ?
- Decree n° 74/459 of 26 August 1974 on the organisation of the civil pension scheme ?
- Law of 10 August 1990 on the profession of pharmacist ?
- Law of 6 December 1991 to lay down the conditions of election at the National Assembly ?
- Law n°2009/004 of 14 April 2009 on the organisation of legal assistance, that enables women with low income to
appear in court free of charge ?
- The electoral law (law n°2012/001 of 19th April 2012.

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

LES THEMES DES 10 DERNIERES EDITIONS AU CAMEROUN

ANNEE THEME
2010 Egalité des droits, égalité des chances : progrès pour tous
2011 Egalité d’accès à l’éducation, à la formation, à la science  et à la technologie : vers un travail décent pour les femmes
2012 Autonomiser les femmes rurales pour éradiquer la faim et la pauvreté
2013 Elimination et prévention de toutes formes de violences à  l’égard des femmes et des filles
2014 Défis et réalisations dans la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement pour les femmes et les filles
2015 Mise en œuvre de la plateforme d’action de Beijing au Cameroun : bilan et perspectives
2016

 

Egalite des sexes et autonomisation des femmes : gagner le pari, surmonter les obstacles
2017 Les femmes dans un monde de travail en mutation : planète 50-50 d’ici 2030
2018 Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, consolider le partenariat pour accélérer le développement durable

 

2019 Croisade contre les inégalités de sexes : s’arrimer à la nouvelle impulsion

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Dans le cadre de la  mise en œuvre de sa stratégie  d’accompagnement du Gouvernement  du Cameroun à travers le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONUFEMMES)  a retenu le Cameroun  comme pays pilote  du développement du Programme Phare (PP) Making Every Woman and Girl Count (MEWGC)  avec pour principal objectif de fournir une assistance technique pour améliorer la production de statistiques sur le genre dans tous les domaines des ODD.

Pour ce faire, un cadre organisationnel du programme MEWGC au Cameroun a été mis en place par la création d’un Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun (CISGC) par  Décision   N°079/D/MINPROFF/SG/DEPC  du 02 mai 2019. A cet effet, le CISGC est un organe d’orientation stratégique et de supervision de l’appui au suivi-évaluation de la Politique Nationale Genre (PNG) à travers l’amélioration de la production et l’utilisation des statistiques de genre au Cameroun pour un meilleur suivi des ODD. A ce titre, il assure la coordination et le suivi des activités mises en œuvre par le gouvernement en matière de genre et statistiques ainsi que de prise en compte du genre dans la mise en œuvre des ODD et des autres cadres de planification internationaux, régionaux et nationaux.

            Pour le démarrage de ses activités,   la première session dudit comité s’est tenue le jeudi 25 juillet 2019 à l’Hôtel AZUR de Yaoundé en vue de l’appropriation   du programme MEWGC et  la validation du plan de travail 2019.

  1. OBJECTIF
  1. Objectif général

La rencontre avait pour principal objectif de valider le plan de travail 2019 du Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun.

  1. Objectifs spécifiques

De manière spécifique, il était question de :

  1. PRINCIPAUX RESULTATS ATTENDUS

L’approche méthodologique retenue pour la conduite des travaux était essentiellement participative. Ainsi, les travaux se sont déroulés en plénière au travers des échanges, les question/réponses, les discussions dirigées.

DEROULEMENT DES TRAVAUX

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour :

Mot de la représente Adjointe de ONU- FEMMES

Madame HIND JALAL, Représentante Adjointe d’ONU Femmes, a tenu à rappeler qu’en septembre 2015, les gouvernements se sont unis autour du Programme de développement durable à l'horizon 2030, avec 17 nouveaux objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles visant à éliminer la pauvreté, à combattre les inégalités et à promouvoir la prospérité d'ici 2030 tout en protégeant l'environnement. Elle a indiqué que l'agenda 2030 définit l'ODD 5 intitulé : « Réaliser l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles d'ici 2030 », ainsi que 37 objectifs liés au genre dans 10 autres ODD.

Seulement, fait-elle remarquer, 80% des indicateurs d'égalité de genre dans les objectifs de développement durable (ODD) manquent de données. Afin de rendre visibles les progrès réalisés pour l’atteinte des ODD, elle a relevé qu’ONU Femmes voudrait s’assurer que les données statistiques en genre sont disponibles, accessibles, analysées et utilisées pour éclairer l’élaboration des politiques, faire le plaidoyer, renforcer l’appropriation de l’égalité des sexes et promouvoir l’autonomisation des femmes.

Madame la Représentante Adjointe a ainsi fait savoir qu’en 2017 le programme Making  Every Women and Girls Count (MEWGC) a été mis en place et le 20 juin 2019 un  séminaire-atelier du Comité Technique opérationnel a eu lieu et a eu pour livrable le plan de travail 2019 qui devra être validé au cours de cette 1ère session du CISGC. Elle s’est félicitée de cette session qui marque une avancée notoire dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme. Ce comité en effet, dont le but est de veiller à ce que le Comité Technique s’aligne aux orientations politiques nationales en l’occurrence celles de la PNG. Elle a conclu son propos en annonçant le nouveau logo du programme MEWGC qui est désormais « Women  count ».

Mot introductif du Président du Comité Interministériel

Monsieur Moussa AOUDOU, Président du Comité Interministériel sur les Statistiques de Genre au Cameroun (CISGC), a après les civilités d’usage, exprimé sa profonde gratitude à ONU femmes Cameroun pour l’appui technique et financier constamment apporté à la promotion de l’égalité de sexes et l’autonomisation des femmes et qui pour le même élan, a rendu possible cette importante rencontre. Il a ensuite remercié tous les responsables des administrations publiques/parapubliques et du SNU présents, qui ont bien voulu y prendre part.

Monsieur le président du CISGC, reprenant les engagements du Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, qui a placé la promotion de la femme au centre de son septennat des grandes opportunités, a indiqué que pour atteindre cet objectif, il est question de créer des conditions qui garantissent un épanouissement optimal de la femme camerounaise et une pleine participation de celle-ci à la lutte contre la pauvreté et au développement du pays. Par ailleurs, la famille étant le socle de la société, l’épanouissement de chacun de ses membres passe par une évaluation juste des actions entreprises dans ce sens. C’est dans cette optique que le gouvernement camerounais en collaboration avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), le secteur privé et les Organisation de la Société Civile, met en œuvre des actions qui permettent aux femmes de faire face avec plus d’efficacité aux problèmes économiques et sociaux auxquelles elles sont confrontées. Aussi importe-il de disposer des données statistiques sur le genre, afin d’établir une bonne situation de référence en la matière au Cameroun ; ce qui permettra, à terme d’évaluer les avancées par rapport aux politiques genres énoncées dans le DSCE et les ODD.

Ayant également précisé que le Cameroun est un pays de niveau 2 où la production  et l’utilisation des données statistiques sensibles au genre est irrégulière, il a fait état de ce que le pays a été retenu comme pays pilote dans le cadre du développement du Programme phare « Making Every Woman and Girl Count» (MEWGC) d’ONU Femmes, avec pour principal objectif de fournir une assistance technique pour améliorer la production de statistiques sur le genre dans tous les domaines des ODD.  Ledit programme appui le MINPROFF dans la mise en place d’un Système d’informations Statistiques (SIS) efficace. Et, c’est dans ce cadre que le Comité dont la première session s’est tenue ce 25 juillet 2019 a été créé.

Ce Comité est un organe d’orientation stratégique et de l’appui au suivi/évaluation de la Politique Nationale Genre(PNG) à travers la production et l’utilisation des statistiques de genre au Cameroun pour un meilleur suivi des ODD. Cet organe assure la coordination et le suivi des activités mises en œuvre par le gouvernement en matière de genre et statistiques. Aussi a-t-il conclu son propos en prescrivant efficacité et sérieux pour arrêter le plan de travail 2019.

Présentation du programme Making Every Woman and girl Count (MEWGC)

 La présentation du programme MEWGC par Paulette BEAT SONGUE, Coordinatrice de programme gouvernance,  était articulée autour de la Justification du programme; du Problème à résoudre et de la solution proposée ; des Objectifs du Programme MEWGC ;  des  Résultats attendus ; du  Processus de sélection des pays ; des Etapes à franchir ; de la Phase préparatoire du programme MEWGC en 2018 ; des Objectifs et résultats de MEWGC au Cameroun  et des Activités menées dans le cadre du Programme MEWGC en 2019 .

L’on retient  en substance qu’une évaluation nationale en “Statistiques de genre” a été réalisée en 2018 pour permettre d’avoir un document de projet pour le Cameroun et mobiliser les ressources nécessaires. Un document de projet “MEWGC” du Cameroun, a été élaboré sur la base de l’information collectée à cette 1ère  étape.  Ledit document a été validé lors d’un atelier national sur le genre et les ODD avec diverses parties    prenantes et un appui a été apporté à l’élaboration d’une feuille de route pour la mise en place du Système d’ Information Stastistique du MINPROFF relatif aux questions d’égalité de genre.

          L’objectif général du programme MEWGC est de: « Rendre les statistiques de genre et les statistiques désagrégées disponibles, accessibles et les analyser pour éclairer l'élaboration des politiques, le plaidoyer et la redevabilité en vue d'assurer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. » Les résultats attendus sont les suivants :

          Les Activités du programme MEWGC du Cameroun  réalisées en 2019 sont les suivants :

Les échanges et commentaires enregistrés  ont porté sur :

Adoption et Validation du plan de travail 2019

Le plan de travail 2019, présenté par Monsieur MATIP Alain, Chef de la Division des Etudes, de la Planification et de la Coopération du MINPROFF, par ailleurs Secrétaire du CISGC, a déroulé les activités déjà menées et celles qui devront être menées au cours de l’exercice par le MINPROFF, l’INS, le BUCREP et  ONU Femmes. A l’issue de cette présentation, les observations ci-après ont été relevées :

          Le PTA 2019 du programme MEWGC a par la suite été validé à l’unanimité .

Intro - MINPROFF Intro - MINPROFF

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Développement de l’Elevage (PRODEL), le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) a organisé du 13 au 15 juin 2019, le lancement de remises des actifs productifs aux personnes/ménages vulnérables issus des communautés pauvres et/ou affectées par les crises sociopolitiques et religieuses, notamment dans les Régions du Nord et de l’Extrême-Nord.

     En effet, la secte Boko haram a commis de nombreuses exactions engendrant des pertes humaines et matérielles dans la partie septentrionale du Cameroun. Ces conflits ont entrainé une extrême pauvreté dans cette zone du Pays. C’est ainsi que le MINEPIA, à Travers le PRODEL a mis sur pied des stratégies permettant d’améliorer la résilience des communautés pauvres et affectées par la crise qui sévit dans les deux Régions ci-dessus mentionnées. Ce Projet dont le budget total est de 60 milliards , cible environ 120 000 ménages d’éleveurs, notamment les groupes vulnérables dont la majorité est constituée des femmes, des jeunes et d’autres personnes à risque, les services publics et privés d’appui à l’élevage et les prestataires des services intervenant dans les chaînes de valeurs d’élevage (bovin-lait, bovin-viande, petits ruminants, porcs volailles et miel).

     Soixante sept (67) communes comptant chacun 100 ménages sont concernées, pour un total de 6 700 ménages pauvres environ qui bénéficieront de cet appui du Gouvernement pendant la durée du Projet.

      Sous la conduite de Monsieur le Ministre de l’Elevage, des pêches et des industries Animales, ces descentes ont connu la participation effective de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), de Monsieur le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord, du Coordonateur National du PRODEL et ses collaborateurs, des Autorités Administratives et Religieuses, les invités spéciaux et les populations des communes concernées.

PRODEL1

 

 

Concernant ladite phase de lancement, 07 communes  de la Région de l’Extrême-Nord ont été visitées pendant la période du 13 au 15 juin 2019, à savoir : Maroua /Salak, Kolofata, Tokombéré, Meri, Kaélé, Dziguilao et Kar Hay. Sept cent (700) ménages au total à raison de 100 ménages par commune ont bénéficié chacun de 10 têtes de petits ruminants (moutons et chèvres). Il était question au cours de ce processus de procéder à la remise de 1000 petits ruminants par commune. Le lancement s’est poursuivi dans deux communes de la Région du Nord du 17 au 18 juin 2019 à savoir Garoua  et Figuil.

PRODEL