Lutte contre les MGFs : Le MINPROFF se mobilise sur le terrain et exhorte les populations à y mettre fin

Lutte contre les MGFs : Le MINPROFF se mobilise sur le terrain et exhorte les populations à y mettre fin

Lutte contre les MGFs : Le MINPROFF se mobilise sur le terrain et exhorte les populations à y mettre fin

Les populations de Yaoundé 2 se sont réunies  dans l’enceinte du Centre de Promotion de la Femme et de la Famille de Tsinga, dans le cadre d’une causerie éducative portant sur la lutte contre les mutilations génitales initiée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, le mercredi, 07 février 2018.

« Etant donné que cette pratique relevait des traditions de ma région d’origine, avec une diminution dans le temps, comment cela peut-il relever d’un traumatisme comme vous nous le dites? ». Lorsque, Mairamou, originaire de l’Extême-Nord et  habitante du quartier Tsinga pose cette question, l’on pourrait se demander s’il n’y a pas d’exagération dans la démarche entreprise par les équipes du Minproff, descendues sur le terrain dans le cadre d’une causerie éducative avec les femmes et les familles au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF) de Tsinga. Mais que non ! La situation étant même plutôt critique. Selon le Rapport de l’UNICEF de 2013 par exemple, l’excision est pratiquée par les musulmans, les chrétiens et les animistes en Afrique de l’Ouest à plus de 70%. En Guinée, 68% des femmes et 57% des hommes pensaient que cette pratique relevait des normes religieuses. La déclaration le mardi, 06 février 2018 du Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille émet d’ailleurs l’ardent désir du gouvernement camerounais d’éradiquer cette pratique, qui est désormais un fléau dans notre société. Dans ce cas il faut briser le joug de l’ignorance et les résistances, car comme Mairamou, beaucoup de femmes et filles ont vécu dans l’ignorance, la honte, la peur et le mutisme. Moult explications données par l’équipe des responsables du ministère que conduisait le Délégué Régional, monsieur Elie Nguele Meyanga, sur les conséquences des MGF

MGF 2

Les femmes musulmanes exhortées sur les MGF

ont permis aux populations de Yaoundé 2 de prendre conscience de l’ampleur des dégâts  et de prendre position en faveur de l’éradication de cette pratique. Ici, l’on a vite compris que les MGF constituent une grave atteinte à l’intégrité physique et psychique de la femme, avec parfois des infections répétées des voies urinaires et génitales, du VIH Sida,  l’infécondité, des kystes se développant au niveau de la cicatrice, des abcès de la vulve, la formation des chéloïdes, des déchirures du périnée, l’accumulation de sang menstruel dans le vagin, des douleurs menstruelles et lors des rapports sexuels, l’absence d’orgasme… . En plus de la santé, les conséquences ont été présentées sur le plan de l’éducation, les MGF constituant très souvent un motif d’abandon scolaire pour les filles, se caractérisant par l’absentéisme, des difficultés de concentration et une baisse des résultats scolaires. La vulnérabilité des femmes face à ce type de violence renforce leur complexe d’infériorité et limite leur capacité à défendre leurs droits.  Fort heureusement, un cadre normatif des pactes et conventions internationaux aborde les MGF et autres pratiques culturelles dans le contexte des rapports de genre inégaux et oblige les Etats à « prendre toutes les mesures appropriées pour modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel tendant à dénigrer et dévaloriser autant l’homme que la femme ». Et venant en appui dans le cas spécifique du  Cameroun, les nouvelles dispositions des articles du Code Pénal, condamnent sévèrement les auteurs des mutilations génitales, quel qu’en soit le procédé : 10 à 20 ans de peine d’emprisonnement (Articles 277 et 277-1) ; les auteurs encourant également un emprisonnement à vie s’ils se livrent habituellement à cette pratique ou s’ils le font à des fins commerciales.

MINPROFF

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